Le 24 avril 2026

Peuples autochtones et entrelacements au-delà de l'humain dans la région de l'Indo-Pacifique

Rencontre avec Scott Simon, Hélène Trébuchet et Arielle Noy Gsell.

Que peuvent nous apprendre le drongo royal, l'alcippe à joues grises et le canard colvert sur les relations que les humains entretiennent avec le monde ? En suivant la trace des oiseaux, l'anthropologue Scott Simon explore dans ses travaux récents à travers la région de l'Indo-Pacifique ce qu'il nomme des entrelacements (entanglements) interespèces. Cet événement, conçu comme un entretien avec le chercheur, sera l'occasion d'explorer ce que ces relations humains-oiseaux peuvent dire de l'histoire d'un territoire mais aussi des rapports de force entre des autorités et les populations qu’elles gouvernent. Cette rencontre permettra enfin de faire découvrir au public les recherches que Scott Simon mène depuis plus de vingt ans sur l'autodétermination des peuples autochtones à une échelle transnationale, entre Taiwan et le Canada. 

Invervenants :

Scott Simon est professeur d’anthropologie à l’Université d’Ottawa. Il a également enseigné à l’Université nationale Dong Hwa à Taiwan au sein du département d'études autochtones. Il mène depuis plus de vingt ans des recherches auprès des communautés autochtones Truku et Sediq à Taiwan. Récemment, son terrain s’est élargi au Japon et à Guåhan (île de Guam), où il s’intéresse plus particulièrement aux relations entre les humains et les oiseaux. Ses recherches lient conflits entre ontologies politiques et enjeux d'autonomie et d'autodétermination des peuples autochtones, mettant en dialogue les luttes autochtones de Taiwan et celles du Canada. Il est notamment l'auteur de Sadyaq Balae ! L’autochtonie formosane dans tous ses états (2012), International Education and Indigenous Peoples: Canadian Students in Taiwan (ouvrage co-édité avec Amy Pei-jung Lee, 2015), Truly Human: Indigeneity and Indigenous Resurgence on Formosa (2023) et Feathered Entanglements: Human-Bird Relations in the Anthropocene (ouvrage co-dirigé avec Frédéric Laugrand, 2024).
 
Arielle Noy Gsell est doctorante en anthropologie rattachée à Aix Marseille Université au sein de l’Institut de recherches asiatiques (IrAsia, UMR 7306), en partenariat international avec l’École française d’Extrême-Orient et son centre de Taipei. Sa thèse porte sur les négociations entre communautés autochtones et musées d'ethnologie à Taiwan, dans le cadre de procédures de transfert de restes humains et de projets collaboratifs autour des cultures matérielles autochtones. Sa recherche vise à observer les dynamiques entre acteurices et à recenser les représentations et imaginaires de la notion de "retour" qui en découlent.

Hélène Trébuchet est doctorante en anthropologie à l’Université Paris Nanterre, au Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (LESC, UMR 7186). Elle est actuellement en bourse doctorale au Musée du quai Branly-Jacques Chirac, au sein du Département de la recherche et de l'enseignement. Sa thèse porte sur le tissage de la ramie dans des communautés autochtones pangcah à Taiwan. En suivant la chaîne opératoire depuis la plante jusqu’au tissu, elle s’intéresse aux conflits politiques liés à la réappropriation des terres autochtones où sont cultivés les plants de ramie, aux anciens et nouveaux modes de transmission des techniques de tissage entre femmes dans une société anciennement matrilinéaire, ainsi qu’au renouveau des rituels chamaniques durant lesquels les hommes portent les vestons tissés

Aller plus loin

  • Lieu :   Salon de lecture Jacques Kerchache
  • Dates :
    Le vendredi 24 avril 2026 de 17:00 à 18:45
  • Accessibilité :
    • Handicap auditif bim (T)
    • Handicap moteur
  • Public :   Chercheur, étudiant, Enseignant, animateur, Tous publics
  • Categorie : Les RDV du salon de lecture Jacques Kerchache
  • Gratuit (dans la limite des places disponibles)