Changer de langue :

31 octobre

cycle Inde

Pandit Hariprasad Chaurasia

Hariprasad Chaurasia © Teentaal
Hariprasad Chaurasia © Teentaal
Les frères Rajan et Sajan Misra © Teental
Les frères Rajan et Sajan Misra © Teental

hommage et rencontre avec un grand maître de la musique indienne

du vendredi 4 au dimanche 6 juin 2010

Au cours d’un week-end exceptionnel, le musée du quai Branly propose à Pandit Hariprasad Chaurasia de présenter sa musique, ainsi que celle des frères Rajan et Sajan Misra, lors de quatre concerts, d'une projection et d'une rencontre master class en public.

Une occasion rare de se laisser porter par l’inspiration d’un des grands maestros de l’Inde contemporaine et de faire l’expérience d’un autre rapport au temps et à l’objet musical.

Pandit Hariprasad Chaurasia, maître de la flûte bansuri et son ensemble.

Né en 1938 à Allahabad, la ville sacrée au confluent de deux fleuves sacrés de l’hindouisme, la Yamuna et le Gange, Hariprasad Chaurasia était originairement destiné à reprendre la profession de son père, lutteur. À l’âge de 15 ans, il rencontre le chant classique et reçoit en secret l’enseignement de son voisin, Pandit Raja Ram.

C’est plus tard, à l’écoute d’un récital de flûte donné par son futur maître Pandit Bholanath, qu’il décidera de se consacrer à l’instrument. La flûte de bambou bansuri est par excellence l’instrument à vent qui exprime le mieux la rencontre entre le divin et la nature. L’image du Seigneur Krishna, charmant les jeunes bergères gopis par ses mélodies voluptueuses, évoque une nature qui convie chacun des sens à la contemplation.

Les frères Rajan et Sajan Misra. L’art du khyal.

S’affirmant sans doute comme le genre musical le plus connu de la tradition savante hindoustanie, le khyal (du mot arabe « imagination ») est souvent attribué au célèbre poète, musicien, compositeur et réformateur, Amir Khusrau (1253-1325). Cet art très prisé au XVe siècle dans les cours des sultanats régionaux et des royaumes hindouistes, atteint son apogée vers 1730, époque où fleurissait à Delhi une culture indo-persane raffinée et éprise de musique. Poètes, prodiges dans l’art du chant khyal, les frères Rajan et Sajan Misra, vouent une dévotion totale à la déesse Saraswati, patronne des arts, faisant naître l’harmonie dans leur musique.

Concerts de Hariprasad Chaurasia, flûte bansuri :

  • vendredi 4 juin 2010, 20 h
  • dimanche 6 juin 2010, 17 h

théâtre Claude Lévi-Strauss / tarifs spectacles (15 € / 10 €)

Master class en public de Hariprasad Chaurasia :

Face au public, Hariprasad Chaurasia donne un cours de flûte bansuri à quelques-uns de ses élèves européens, pour faire partager les subtilités de cette flûte indienne.

  • samedi 5 juin, 15h

théâtre Claude Lévi-Strauss / accès libre dans la limite des places disponibleq

Projection d'un document sur Hariprasad Chaurasia :

Réalisé par Rajeev Chaurasia, fils du maître, ce film documentaire retrace la vie et la carrière d’Hariprasad Chaurasia, avec notamment une interview inédite du maître donnée lors de ses 70 ans (60 minutes, vostf).

  • dimanche 6 juin, 14h30

théâtre Claude Lévi-Strauss / accès libre dans la limite des places disponibles

Concerts avec les Pandit Rajan et Sajan Misra, poètes du chant khyal :

  • samedi 5 juin 2010, 11 h

théâtre de verdure, accès libre dans la limite des places disponibles

  • samedi 5 juin 2010, 20 h

théâtre Claude Lévi-Strauss, tarifs spectacles (15 € / 10 €)

Natya

Moine danseur de Majuli © Mathias Coulange
Acrobates Gotipuas © Alain Weber

Danses sacrées de l’Inde, de l’Assam à l’Orissa

du jeudi 10 au dimanche 13 juin 2010

De la lointaine vallée du Brahmapoutre au pied de l’Himalaya jusqu’aux temples millénaires de l’Orissa, le Seigneur Krishna ne cesse de se réincarner dans la gestuelle gracieuse des Moines danseurs de Majuli (Assam) et dans l’art acrobatique des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajput Heritage Village (Orissa).

Les moines danseurs de Majuli

Direction artistique : Sri Bhabananda Hazarika Barbayan – avec la collaboration de l’association Préserver Majuli

Les moines paysans de l’île fluviale de Majuli incarnent, le temps d’un songe, les dieux du panthéon hindouiste, en particulier l’espiègle Krishna, au charme irrésistible. L’Assam, région mythique de l’Himalaya située dans la lointaine vallée du Brahmapoutre, est le refuge du sattriya, danse sacrée interprétée par les bhakat, ces moines à la fois artistes et paysans, à la longue chevelure antique.

Les enfants acrobates Gotipuas de l'Orissa

Direction artistique : Basanta Kumar Moharana

Le sattriya remonte au grand mouvement néo-vishnuite qui débuta au XVe siècle ; imaginée par le maître Sankaradeva pour diffuser les épopées fondatrices, sa gestuelle puise dans le Natya Sastra (traité dramaturgique écrit à l’orée du IIe siècle). Les jeunes garçons gotipuas de l’Orissa portent dans leur danse, depuis le XVIe siècle, la nature androgyne de la divinité. Leur enfance acrobate et fragile est dédiée au Seigneur Krishna, le berger espiègle qui séduisit Radha avec sa flûte divine, en équilibre sur une seule jambe. Leur destin est d’incarner la divinité dans l’univers clos des temples où se mêlent encens, offrandes et mélopées incantatoires.

Représentations des moines danseurs de Majuli et des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajpur Heritage Village :

  • jeudi 10 juin 2010, 20h
  • vendredi 11 juin, 20h
  • samedi 12 juin 2010, 20h
  • dimanche 13 juin 2010, 17h

théâtre Claude Lévi-Strauss, tarifs spectacles (15 € / 10 €)

Conférences, rencontres et animations

acrobates Gopipuas © Alain Weber
La danse de l'enchanteresse © Kottakal Razak

Pour accompagner ces spectacles, un programme d’animations, de projections de films et de conférences est proposé en salle de cinéma et au théâtre de verdure, en accès libre :

Conférence de Brigitte Chataignier : Les danses sacrées de l’Inde

avec projection de La danse de l’enchanteresse, documentaire d’Adoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier (France / Inde, 2008, 1h15)

Brigitte Chataignier, danseuse et chorégraphe, a reçu une formation de danse classique et contemporaine, de mime et de yoga. En 1986, elle découvre avec passion le Mohini Attam et l’étudie pendant sept ans en Inde. Parallèlement, elle travaille le chant carnatique, des rôles féminins du Kathakali, des fondamentaux du Kalarippayat. En France, avec Michel Lestréhan, elle fonde en 1995 à Rennes la Compagnie Prana. Depuis, elle partage son temps entre l’Inde et la France et ses activités de danseuse, de chorégraphe et d’enseignement.

Elle a réalisé avec Adoor Gopalakrishnan La danse de l'enchanteresse qui nous entraîne dans l’univers raffiné du Mohini Attam, cette danse du Kerala, en Inde du Sud, pratiquée exclusivement par des femmes.

  • vendredi 11 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Rencontre autour du film Dans les brumes de Majuli

documentaire d’Emmanuelle Petit et Nadine Delpech (France, 2008, 52 mn).

Amie des moines de Majuli depuis de longues années, Nadine Delpech échangera avec le public. A l'origine de l'association Préserver Majuli, elle est également l'auteure de L'Île aux moines danseurs, paru chez Alphée.

  • samedi 12 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Projection du documentaire Gotipua

Ce documentaire de Gulbahar Singh (Inde, 32 mn) montre en particulier la préparation physique et mentale des danseurs Gotipuas.

  • dimanche 13 juin 2010, 14h et 16h

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des moines danseurs de Majuli

  • vendredi 11 juin 2010, 18h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des acrobates Gotipuas

  • vendredi 11 juin 2010, 18h30
  • samedi 12 juin 2010, 15h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h30

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles