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29 juillet

salons de musique 2009-2010

Un samedi par mois, les salons de musiques, espace d’écoute intime, favorisent les rencontres avec des artistes singuliers et mettent à l'écoute des répertoires et des instruments d’horizons divers.

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss

accès libre dans la limite des places disponibles, sur présentation d'un billet d'entrée au musée

trio de vièles
© photo Thibault de Puyfontaine

après-midi musical : cordes d’Asie, trio de vièles

Mongolie - Chine - Inde - France

samedi 19 septembre 2009

À travers la rencontre exceptionnelle de trois grands maîtres de vièles traditionnelles, le compositeur et guitariste Mathias Duplessy propose un voyage musical, des steppes aux déserts, des montagnes arides aux vallées vertes… Le poète, accompagné de cet instrument lié au nomadisme et à la civilisation du cheval, narrait, chantait ou psalmodiait aussi bien l’histoire et les épopées, que l’actualité. Tour à tour mongole, chinoise ou indienne, la rencontre sur scène de ces vièles de cultures si différentes est une première mondiale.Les jeunes virtuoses réunis, tous fils de maîtres respectés, dressent une passerelle entre tradition et modernité : Sabir Khan, (vièle sarangi - Rajasthan), se produit avec son père le grand Sultan Khan à travers le monde ; le brillant EnkhJargal Dandarvaanchig, (môrrinkuur et chant höömii - Mongolie), vit désormais en Allemagne ; enfin Guo Gan (Province de Liaoning) est reconnu comme le meilleur joueur de ehru en Europe.

salon de musique : Ashkan Kamangari, chant et musique persane

Iran

samedi 10 octobre 2009

La musique persane, par sa capacité à se régénérer constamment, constitue un phénomène unique en Orient. Outre sa transmission ininterrompue, elle privilégie une authenticité de l’émotion, fruit de son héritage mystique. Si cet art reste en effet vivant, en ayant su traverser habilement les tumultes de l’histoire et éviter les pièges d’un académisme figé, c’est précisément parce qu’il ne s’est pas détourné de son inspiration originelle.

Chérif Mbaw
© Chérif Mbaw

salon de musique : Chérif Mbaw, la tradition mbalax

Sénégal

samedi 7 novembre 2009

La musique de Chérif Mbaw s’inscrit dans la lignée du mbalax, nom donné à la musique urbaine wolof sénégalaise. Festive et dansante, elle mêle musiques traditionnelle et moderne, tout en accordant une place fondamentale aux percussions. Auteur, compositeur et guitariste, Chérif Mbaw chante en wolof et s’inspire des croisements musicaux actuels pour faire naître un mbalax consistant en un subtil mélange de ndombolo, de salsa, de reggae et de funk.

Ses musiciens, unis par leur culture africaine et sensibles aux musiques actuelles, ont un parcours musical très varié qui leur permet de créer un univers inventif soutenu par les calebasses leket, les percussions tamar et sabar, et le luth xalam.

Kouyaté-Neerman. D. R.

salon de musique : Kouyaté-Neerman, quartet de jazz malien

Mali - France

samedi 19 décembre 2009 à 18h

David Neerman, électron libre de la jeune scène européenne, poète lunaire du vibraphone, a côtoyé la chanteuse coréenne Youn Sun Nah, le slam, aussi bien que le métal jazz d’United Colors of Sodom ou le post jazz du Collectif Slang. Cela ne l’éloigne en rien de sa passion pour la poésie millénaire mandingue. Lansiné Kouyaté, maître du balafon, « le piano classique de l’Afrique », a commencé sa carrière dans l’Orchestre National du Mali dès 10 ans. Deux instruments de même famille - l’un en fer, l’autre en bois - créent une inspiration commune : les distorsions du vibraphone électrique s’entrecroisent avec les notes d’une Afrique griotte où résonnent encore l’écho d’une forêt imaginaire.

avec Lansiné Kouyaté, balafon, David Neerman, vibraphone, Clément Landais, contrebasse et David Aknin, batterie.

 

Roumi Haroun Teboul
© Ibrahim Birlikay

après-midi musical : Djelal-Eddine Roumi à travers le temps et l’espace

Pakistan - Iran - Turquie - France

samedi 16 janvier 2010

  • création d’Haroun Teboul

Une évocation de la poésie et du chant soufi en forme d’hommage au mystique Djelal-Eddine Roumi, proposé par le musicien et chanteur Haroun Teboul accompagné d’artistes iraniens, turcs, français et pakistanais. Roumi s’impose comme le plus grand poète de langue persane. Mort en 1273 à Konya, où son mausolée est vénéré par tout l’Orient, il fonda la tarîqa des Mevlevis, autrement nommés en Occident les « derviches tourneurs ». Diffusée à travers le monde musulman, son oeuvre a inspiré différentes traditions comme le chant classique persan, les cérémonies derviches et le qawwalî pakistanais. Ainsi, à travers les chants persan et qawwalî, la musique soufie de Turquie et une cérémonie mevlevi, cet aprèsmidi musical est une invitation à s’abandonner à l’écoute de paroles inspirées qui expriment l’attraction vers l’Être aimé.

Emma Milan D.R.

salon de musique : Tango, la chanteuse Emma Milan et son trio

Argentine - France

samedi 13 février 2010, 18h

Latine, Emma Milan chante le tango de Buenos Aires et ses amours nostalgiques au son du bandonéon. Elle célèbre une Argentine rêvée où les pavés sont toujours humides et les filles souvent tristes, où les ports ressemblent à des décors de films.

avec Emma Milan, chant, Jean-Baptiste Henry, bandonéon, Diego Trosman, guitare et Michaël Gneist, violon.

Yom
photo Arnaud Weil

salon de musique : Yom, New King of Klezmer Clarinet

France

samedi 20 mars 2010, 18h

Les klezmorim, ces musiciens itinérants juifs, créèrent autrefois un genre musical oscillant entre musique tsigane, turque, balkanique et sur lequel ils greffèrent leur propre culture marquée par la nostalgie autant que par l’espoir.

Doué d’une rare dextérité et d’une contagieuse jovialité, Yom s’affirme comme un véritable virtuose et un fin connaisseur de la musique klezmère. Aux côtés – entre autres – de Denis Cuniot, pianiste inspiré, il est parti en quête d’un royaume musical qu’incarnait son maître Naftule Brandwein, le grand clarinettiste polonais qui illumina de son exubérance les nuits klezmères américaines des années 20 à 40.

Amina Khayyam, photo Simon Richardson
Amina Khayyam, photo Simon Richardson

après-midi musical : One, danse kathak par Amina Khayyam

Inde du Nord

samedi 17 avril 2010, 16h

Les rythmes indiens (taala) comptent sans doute parmi les plus savants au monde. Toujours complexes, de six à seize temps pour les plus courants, ils sont conçus à la manière de cycles permettant des arabesques d’une extrême subtilité. Afin d’explorer le lien intime unissant le rythme à la danse, cet après-midi musical présente l’art du kathak. Au XVIe siècle, à l’arrivée des Moghols, le kathak, alors danse d’inspiration divine, devient danse de divertissement, quittant alors les temples pour les salons raffinés des nouveaux conquérants.

La danseuse Amina Khayyam, accompagnée de ses musiciens, vous emmène au coeur de cette danse millénaire en intégrant des éléments de danse pure (Nritta) et des expressions narratives (Nritya).

 

Vamar et Tuia
photo Aude Julien

salon de musique : Vamar, Tuia et Erico

Cap Vert

samedi 22 mai 2010, 18h

Convite pa viagem / Une invitation au voyage

Ce trio vous emmène dans une musique où tout est possible, où tout est libre, vers un Cap Vert où la tradition fusionne avec l’expérimentation. Cette invitation puise dans la diversité des rythmes de l’archipel (morna, coladeira, funana, sanjon, batuk, etc.) exprimant la singularité de ses îles baignées dans les nuances atlantiques, africaines et lusophones.

Dans ces rivages inhospitaliers, des générations de grands maîtres (dont B. Leza, Eugène Tavares, Luis Rendall, etc.) et de traditions populaires ont développé une longue pratique de la guitare, sans cesse réinventée.

Pour ce voyage expérimental, les guitaristes Vamar et Tuia, accompagnés d’Erico avec diverses percussions, explorent en acoustique de multiples univers musicaux, improvisant entre terres et mers inspiratrices. Le duo de guitaristes, dans sa transe instrumentale, s’abandonne à la magie de la création, virtuose et délicate, pour un dialogue poétique.

Avec

Vamar Martins, guitare

Valdir (Tuia) Da Cruz Lima, guitare

Erico Pereira Matos Correia Pinto, percussions

femmes artistes du lac de Sebu
© Altamira

salon de musique : femmes artistes du lac Sebu, communauté T’boli du collectif Lemhadong

Philippines

samedi 26 juin 2010, 18h

Les musiciennes et artisanes du collectif Lemhadong résident dans le village de Dekolon, sur une colline surplombant le lac Sebu. Ayant appris la musique en observant les adultes lorsqu’elles étaient enfants, elles disent n’avoir jamais reçu d’enseignement, si ce n’est parfois une fée apparue en rêve... En effet, le mythique récital organisé par le héros Tudbulul à Lemhadong ne rassembla pas seulement des humains : les gardiennes de la forêt furent également attirées, et la musique les passionna à tel point que depuis, elles s’introduisent dans les songes des musiciens pour les encourager. Ainsi, d’après les femmes de Lemhadong, ces fées sauvages et mélomanes guideraient leur talent, improvisant entre terres et mers inspiratrices.