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29 novembre

spectacles 2008-2009

Toussaint 2008

Infinitâ • Corée / Indonésie

Sen Hea Ha et le Taman Budaya Surakarta Dance Theatre

La danse classique indonésienne revisitée par une chorégraphe coréenne, à partir de la musique du compositeur hongrois György Ligeti

5 représentations du mercredi 22 au dimanche 26 octobre 2008

Cette création chorégraphique de la danseuse coréenne Sen Hea Ha, inspirée par l’Etude N°14 de Ligeti est une véritable cérémonie du geste. Un geste qui se meut dans l’espace grâce à la lenteur aristocratique et le raffinement de la danse classique javanaise. Sen Hea Ha et la compagnie Taman Budaya Surakarta Dance Theatre explorent les possibilités infinies de dialogue entre les mouvements classiques de la danse javanaise et la musique contemporaine européenne, la fluidité des corps côtoie les notes cristallines du piano. Elles nous invitent aussi à une réflexion sur le temps et la notion d'éternité.

Le Gange à Bénarès, renaître en Inde • Inde du Nord

Photographies et réalisation : Serge Koutchinsky, avec l'ensemble de chants dévotionnels bhajan "Mahesa Ram" et les danseuses sacrées Teratali du Rajasthan

4 représentations – du jeudi 30 octobre au dimanche 2 novembre 2008 - gratuit

Coproduction : musée du quai Branly - Arts276/Automne en Normandie

Cette création abordera le thème de la mort à travers les chants et danses mystiques du Rajasthan, auxquelles se mêlent les magnifiques photos de Serge Koutchinsky, consacrées à Manikarnika Kashi, le ghât de la crémation de Bénarès. En quête de délivrance éternelle, la crémation réalise l’acte de transcendance. La mort devient soudain illumination, à l’image de ces linceuls baignés d’une clarté presque divine. Loin de tout voyeurisme, de tout effet de reportage à sensation, c’est la beauté vraie et pudique de ce rituel d’eau et de feu qui émane des photos uniques de Serge Koutchinsky. Les chants de louanges bhajan de la grande poétesse Mirabaï dédiés à Krishna, qui aident quarante jours durant l’âme du défunt à trouver la paix et le rituel des danseuses teratali de la région d’Udaipur accompagneront cette quête de l’intime.

Grand Nord - Noël 2008

Ninioq

Spectacle jeune public de la compagnie Par Les Villages,

pour les enfants à partir de 8 ans accompagnés de leurs parents

du vendredi 26 au mercredi 31 décembre 2008

Adapté du roman arctique Le jour avant le lendemain de l’auteur danois Jorn Riel, Ninioq raconte l’histoire bouleversante et dramatique d’une grand-mère inuit, Ninioq, qui, restée seule avec son petit-fils Manik, initie le jeune garçon aux dangers de la vie sur la banquise et lui transmet l’héritage de tout un peuple, avant de mourir. A l’aide d’ombres et d’objets en bois flotté, en os ou en pierre, deux comédiens retranscrivent avec poésie le fragile équilibre arctique et le caractère glacé, minéral et fascinant de l’univers du Grand Nord.

Sila

Installation visuelle et sonore d’Athénor productions

pour tout public à partir de 4 ans

du vendredi 26 au mercredi 31 décembre 2008 – gratuit

Sila, qui signifie le vent en inuit, plonge les spectateurs, enfants et adultes, au cœur de l’univers arctique : le compositeur Philippe Le Goff a capté des images de ces espaces naturels féériques et réalisé des paysages sonores qui sont projetés au sein d’un cocon blanc.

printemps 2009

Africa - Jazz

Le jazz à la rencontre de ses origines africaines

De grands artistes comme Jack DeJohnette ou Randy Weston sont partis depuis longtemps à la recherche de leurs origines africaines, donnant naissance à des rencontres musicales qui s’inscrivent aujourd’hui dans l’histoire du jazz. Parallèlement, de jeunes artistes venus d’autres continents et traditions apportent aujourd’hui un vent nouveau au jazz contemporain. Cette programmation de dix concerts avec quatre plateaux distincts mettra aussi en valeur la présence féminine dans le jazz et les musiques traditionnelles, avec la Mauritanienne Dimi Mint Abba, l’Indonésienne Monica Akihary ou l’Ethiopienne Eténèsh Wassié.

Jack DeJohnette et Dimi Mint Abba, and guests • Etats-Unis / Mauritanie

Création

Vendredi 20, samedi 21 mars , 20h, dimanche 22 mars 2009, 17h

Jack DeJohnette est sans doute le batteur de jazz le plus illustre aujourd’hui. Son histoire s’inscrit dans celle du grand jazz ; comme nombre de ses confrères noirs américains (Pharaoh Sanders, Ornette Coleman, John Coltrane, Art ensemble of Chicago), il a exploré ses origines musicales africaines dès les années soixante-dix. Son intérêt pour les répertoires africains détermine sa rencontre avec la grande griotte Dimi Mint Abba, première artiste à avoir fait découvrir l’art mauritanien en Europe.

Le Tigre des Platanes et Eténèsh Wassié • France / Ethiopie

Mardi 24 et mercredi 25 mars 2009, 20h

Le Tigre des Platanes, quartet original spécialisé dans les cuivres (soubassophone, trompette,  bugle, tuba, sax alto et baryton), se réapproprie, avec une rare créativité, l’âge d’or de la musique éthiopienne. La voix déchirée d’Eténèsh Wassié, appartenant aux Azmari, ces poètes troubadours errants et délurés de l’Ethiopie traditionnelle, donne une intensité exceptionnelle à ce projet.

Randy Weston et les Gnawas • Etats-Unis / Maroc

Vendredi 27 et samedi 28 mars 2009, 20h

Pianiste et compositeur, Randy Weston est l’un des premiers musiciens noirs américains à s’être installé en Afrique au début des années soixante, au Nigeria puis à Tanger. Il a travaillé avec Fela, le maître nigérian de l’afro-beat, avant de se produire, dès 1967, avec les maîtres gnawas. Rendus célèbres pour leur collaboration musicale avec des jazzmen de l’envergure de Pharoah Sanders, Archie Shepp ou Randy Weston, les Gnawas sont les descendants d'esclaves noirs affranchis et islamisés. Ils sont des passeurs, des sentinelles qui se tiennent à la frontière de plusieurs mondes, entre le visible et l'invisible, entre l'Afrique arabo-musulmane et l'Afrique noire animiste.

été 2009

Lang Toi (« Mon Village »)

Spectacle de nouveau cirque vietnamien

Du 18 au 28 juin 2009

Les villageois se réveillent aux chants des coqs…Les enfants sautent à la corde, jouent au choi chuyen, au da cau tandis que les parents travaillent dans les rizières… Pendant leur pause, les paysans fument la pipe de bambou à l’abri du soleil tropical…Le soir, les amoureux marchent sur des bambous suspendus sous la lueur des étoiles …

Âme du spectacle, une musique aux timbres d’instruments ancestraux, vibrant sur les pulsations de rythmes,  d’acrobaties, de jongleries… accompagne le spectateur au cœur d’un espace esthétique différent mais proche, comme le reflet d’une vie lointaine qui nous concernerait. 

Les techniques des arts du cirque et de la rue, au travers d’objets quotidiens, colorées par des costumes traditionnels, imprégnées d’une gestuelle traditionnelle,

Un spectacle de nouveau cirque où les jeunes artistes, hommes et femmes, circassiens et musiciens, dans une création contemporaine qui puise son inspiration dans les arts traditionnels, nous racontent leurs origines vietnamiennes. 

Le temps éphémère d’un  spectacle, une ouverture concrète sur une culture singulière, au moyen d’un art universel, le cirque.