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18 décembre

Kamel El Harrachi (Algérie)

samedi 27 septembre 2008 à 18h

Pour fêter le Ramadan, rupture du jeûne avec le chaâbi algérois de Kamel El Harrachi

Chaâbi veut dire « populaire » en arabe. C’est dans les dédales de la casbah d’Alger, qu’est né ce genre national, qui constitue le versant populaire de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale. Parmi les précurseurs du genre on compte nombre de musiciens issus de l’algérois et notamment Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Anka et aussi Cheikh Hasnaoui.

Art des rues, des faubourgs et du quotidien, le chaâbi est un style de musique très répandu au Maghreb, particulièrement au Maroc et en Algérie. Il s’inspire de la poésie orale héritée des qasida et autres épopées bédouines. Même si le chaâbi est une musique très entraînante, festive et dansante, il raconte aussi la vie d’hier et d’aujourd’hui, les artistes s’inspirant également de thèmes actuels (l’amour, la relation belle mère - belle fille, le chômage...). Il peut d’ailleurs ainsi parfois être comparé au « blues ».

Le chaâbi mêle des instruments classiques arabo andalou comme la derbouka, le tambourin, le mandole, à d’autres plus modernes venus de la musique occidentale comme le violon et quelquefois le piano.

Kamel El Harrachi

Joueur de mandole depuis l’âge de 6 ans, Kamel El Harrachi est le fils du grand Abderrahmane Amrani, dit « Dahmane El Harrachi ». Auteur de la chanson Ya Rayah, (devenu un succès planétaire grâce à sa reprise par Rachid Taha), Dahmane El Harrachi chantait l’exil intérieur et l’exil extérieur, les difficultés de la vie quotidienne loin de la mère patrie, les tourments de l’amour, la nostalgie du bled.

Né en Algérie en 1973, Kamel n’a eu de cesse depuis son enfance, de marcher sur les traces de son père. Ouvert sur d'autres styles, il ne se lassait pas d'entendre d’autres figures emblématiques du chaâbi, comme Hadj M'rizek, el-Hachemi Guerouabi, Amar Ezzahi ou Bouadjadj pour mieux s'imprégner de leur art. En 1991, Kamel prend le nom d’El-Harrachi pour perpétuer sa mémoire. Ce garçon aussi discret qu’efficace a presque le même jeu de mandole que son père, mais une voix moins rocailleuse.

En 1994, il s’exile à son tour en France et commence par se produire tout comme son père, dans les cafés parisiens, pour finir sur des scènes telles que le Printemps de Bourges.

Il poursuit, loin de tout tapage, une carrière musicale qui fait les délices de tout un public, excellant dans tous les modes chaâbi.

Programme

  1. ILA TEBGHI NTALHOU EL NHAR - Nous veillerons ensemble jusqu’à l’aube
  2. MAYESTHESB EL DJEMRA – Faute d’expérience dans cette vie on ne peut pas vraiment tout comprendre
  3. GHANA FENOU – Il a chanté son propre style musical, il a chanté sa touche personnelle (à propos de Dahmane En Harrachi, titre hommage à son père
  4. ALACHE RDJATE BERANI – Pourquoi suis je devenu l’Etranger…
  5. YA HLILOU – Sans connaissance on ne peut briller …
  6. KHOUDI RAHTEK – Prends ton temps, mets toi à l’aise, tranquille ...
  7. CHAAL AYIT MESBAR – J’ai beaucoup patienté, j’en deviens fatigué
  8. WALLAH I MADRIT – Je ne pensais pas trouver la trahison dans mon espace de confiance
  9. YA RAYEH – Le voyageur

Distribution

Kamel AMRANI dit Kamel El Harrachi : chant et mandole

Mourad AMRANI : derbouka, chœur

Nabil MANSOUR : tar, chœur

Abdelghani TORQUI : guitare, chœur

Philippe SORIANO : contrebasse

Ferhat ABID : violon, chœur

Sid Ali OUDANE : banjo, chœur

Damien LUÇON : ingénieur du son façade

Yassine GOURI : manager/tourneur