Changer de langue :

  • Fr
  • En
  • Es

21 septembre

Hommage à DORIVAL CAYMMI

Le patriarche de la chanson brésilienne, né à Baiha en 1914 et décédé le 16 août dernier à Copacabana, a laissé au patrimoine musical brésilien une centaine de chansons évoquant la vie du peuple afro-brésilien et des pêcheurs du Nord-est du Brésil. Considéré comme le «grand-père de la bossa nova», qui a fait son apparition dans les années cinquante, Dorival Caymmi a débuté dans les années trente en écrivant un tube pour l'actrice et chanteuse Carmen Miranda.

 

Canção da Partida

Minha jangada vai sair pro mar

Vou trabalhar meu bem querer

Se Deus quiser quando eu voltar do mar

Um peixe bom eu vou trazer

Meus companheiros também vão voltar

E a Deus do céu vamos agradecer.

 

Chanson du départ

Mon radeau va prendre le large

Je vais travailler ma bien-aimée

Si Dieu le veut quand je retournerai de la mer

Un bon poisson je vais rapporter

Mes compagnons reviendront aussi

Et Dieu du ciel nous remercierons.

Carte blanche à Toninho Ramos (Brésil)

samedi 11 octobre 2008 à 16h

Toninho Ramos - photo : Anjà

carte blanche à Toninho Ramos et ses guitares brésiliennes

avec la participation de Luma (chant) et d’Edmundo Carneiro (percussions)

Toninho Ramos, guitariste et compositeur de Sao Paulo, est au cœur de l’évolution de la musique brésilienne et de son extraordinaire créativité rythmique et chorégraphique.

C’est à la croisée de trois civilisations et univers sonores : africain – amériendien et européen, que sont nés les rythmes brésiliens que l’on regroupe sousl ‘appellation MPB (Musique Populaire Brésilienne).

Samba, bossa-Nova, baiao du Nordeste, choro ou jequibau, sont autant de styles à découvrir lors de ce voyage au cœur de l’histoire musicale du Brésil populaire.

Aux côtés de la chanteuse Luma et du percussionniste Edmundo Carneiro, Tonhino Ramos nous conte l’histoire de la musique afro-brésilienne à travers les rituels brésiliens et à la découverte de nombreux instruments tels que : surdo, agogo, repinique, ganza, berimbau…

Lexique

Baiao : dès la fin du XIXè siècle, le baião était connu dans le Sertão. Luiz Gonzaga et Humberto Teixeira le rendirent populaire et urbain un peu avant 1950.

Berimbau : le berimbau est un arc musical d'origine africaine, composé d’une seule corde et d’une cabaça (coque). Les esclaves s’en servaient pour accompagner leurs chants et danses, avertir de l’arrivée du maître, ainsi que dans le culte du candomblé-de-caboclo. Aujourd'hui, il est l’instrument principal de la capoeira.

Bossa-Nova : mouvement artistique et musical apparu à Rio à la fin des années 1950. La bossa-nova est un genre de samba lente dont les précurseurs furent Tom Jobim, João Gilberto et Vinicius de Moraes.

Capoeira : originaire d’Afrique centrale, la capoeira est une musique rituelle accompagnant une lutte-danse martiale des populations d’origine africaine de Bahia. La capoeira ne peut se faire sans musique. Les principaux instruments de la capoeira sont le berimbau, la cloche, l’agogo, le tambourin, le pandeiro, le reco frotté et le tambour atabaque.

Candomblé : le candomblé s’impose comme l´une des expressions les plus fortes de la tradition africaine. Religion et culte afro-brésiliens, amenés pendant près de trois siècles par les africains en esclavage, le candomblé est toujours très présent à Bahia et honore un panthéon de saints (les Orishas), dont les principaux sont Xango (le guerrier), Oxum (la déesse des eaux tranquilles), Iansã (la déesse des vents et des tempêtes), Iemanga (la déesse de la mer)…

Choro : musique populaire instrumentale brésilienne dont les origines remontent à la seconde moitié du XIXè siècle et qui se caractérise par la capacité des musiciens à improviser autour de la mélodie, autour de variations.

Jequibau : l’inspiration du Jequibau se trouve dans le candomblé, dans les chants de rondes et les danses à caractère religieux et profane ; c’est une musique écrite en mesures de 5/4. Ses créateurs sont Mario Albanese et Ciro Pereira.

Jongo : légué par les esclaves originaires du Congo et de l’Angola, le jongo est un genre rural mêlant chants, danses et magie.

Maracatu : rituel pratiqué depuis le début du XIXè diècle dans le Nord-est du Brésil, et hérité de l'histoire des esclaves en hommage au roi du Congo. Le maracatu combine musique rythmique, danses costumées, chants et défilé lors du carnaval.

Marcha Rancho : genre musical cadencé d’une grande richesse mélodique qui fait son apparition à la fin du XIXè siècle.

Samba : genre musical et forme de danse populaire du Brésil. Le samba (le terme est masculin lorsqu’il désigne le genre musical) est une musique binaire à deux ou quatre temps, basée sur une composition rythmique syncopée, issue d'un métissage des traditions noires africaines, indigènes et européennes. Le samba se présente sous différentes formes musicales et rythmiques : samba-canção, samba de rodas, samba de Carnaval, samba de breque et aujourd’hui samba-jazz.

Toada « Funk » : fusion ; mélange de rythmes brésiliens et funk.

Umbanda : religion afro-brésilienne originaire de Rio de Janeiro, l’umbanda est un univers peuplé d'entités spirituelles, qui entrent en contact avec les hommes par l'intermédiaire d'un initié (le médium). Les éléments africains se sont progressivement mêlés au catholicisme, assimilant ainsi les orishas (divinités du candomblé) aux saints traditionnels. L’ubamda fut aussi influencé par le spiritisme du professeur français Allan Kardec (XIXè siècle), les rites indigènes et les pratiques magiques européennes.

Programme

Voyage (samba à sept temps) - guitare à 7 cordes

Saudade de Domingos (valse et jequibau) - guitare à 6 cordes

Baiao N°1 (baiao) - guitare à 7 cordes et voix

Magestoso  (choro) – guitare à 7 cordes

Impro (clin d’œil à Jeca Tatu) (baiao / macaratu) - viola caipira (10 cordes)

Palecete (jequibau) - guitare à 7 cordes

Samba de Roma (samba) - guitare à 7 cordes et voix

Découverte musicale des rites brésiliens à travers des chants religieux et un hommage à Doriva Caymmi

Impro

Sons de berimbau (capoeira) – T. Ramos et E. Carneiro

Un chant de Umbanda (jongo) – intepreté par E. Carneiro

Canto de Iemanja (rythme 12/8) - Baden Powell et Vinicius de Moraes

Oraçao de pescador (rythme 6/8) – T. Ramos

A Suite dos Pescadores (pot-pourri) (rythmes divers du Nord-est du Brésil) - Dorival Caymmi

Abaéte (rythme 6/8, baiao, samba à sept temps, marcha rancho) - Dorival Caymmi

Canoeiro (baiao, maracatu) - Dorival Caymmi

Les grands moments de la musique populaire brésilienne

O morro nao tem vez (samba) - Antonio Carlos Jobim

Aquarela do Brasil (samba) - Ary Barroso

Nao deixe o samba morrer (samba cadenciado lente) - Fernanda Abreu

Estrala Alfa (toada « funk ») - T. Ramos

Manha de carnaval (bossa-nova) – Luiz Bonfá

Chuva forte (bossa-nova) – T. Ramos

Fechei a porta (bossa-nova) - Luma

Carnaval (bossa-nova) –T. Ramos