Changer de langue :

17 septembre

les salons de musique

Loin du tumulte de la ville, retrouver l’atmosphère précieuse des anciens salons de musique…

 - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Chota Divana © Niels Stotenborg

Dans une atmosphère intimiste et acoustique, les salons de musique invitent à s’abreuver à des traditions qui ont traversé aussi bien les déserts de pierre que les palais des maharadjahs, avec notamment l’ensemble d’enfants Chota Divana du Rajasthan ou le sitariste népalais Narendra Bataju. Les traditions voyagent autant que les instruments de musique : la harpe peut être aussi bien royale et birmane que celtique. A Robin Huw Bowen , elle conserve cette constante finesse de timbre malgré la rudesse des paysages montagneux du pays de Galles.


Egalement originaire des montagnes – celles du pays chawi de l’Est algérien – les voix rauques des femmes résonnent dans le chant profond et presque déclamé de Houria Aïchi. « La femme des montagnes apparaissait comme une déesse bienveillante car elle se confondait avec les éléments de la nature » disait l’écrivain berbère Mahammad Khair-Eddine. Souvent, c’est elle qui fait le lien entre le naturel et le surnaturel : comme ici la chanteuse cubaine Martha Galarraga, inspirée par le rituel de la Santéria ou encore les femmes Nyathi du Zimbabwe. Dans l’Asie lointaine, la femme musicienne symbolise le raffinement, telle Liu-Fang et son luth, ou Ahn Sook-sun, porteuse de la mémoire épique des dynasties coréennes.

29 septembre 2007  - Robin Huw Bowen et Arfon Gwilym, harpe et chant celtiques (Pays de Galles)

A l’origine de la harpe galloise A l’occasion de « La mêlée des cultures », ce premier salon de musique est une manière musicale de célébrer le rugby en rendant hommage à la tradition celtique du pays de Galles. Plus encore que de maîtriser cet art à la perfection, Robin Huw Bowen compte parmi les plus importantes figures de la musique traditionnelle. Son influence sur la musique populaire et les répertoires de la harpe dans la culture gaëlique est considérable.

13 octobre 2007 - Liu Fang, luth pipa (Chine)

Liu Fang est une des très grandes solistes du luth pipa, instrument chinois datant du IIe siècle avant J.C., et de la cithare guzheng. Elle a déjà cinq albums à son actif et ouvre sa musique aux influences du monde entier.

10 novembre 2007 - AHN Sook-sun, chant Pansori (Corée du Sud)

Apparu au début du XVIIIe siècle, le pansori tire son origine des rites chamaniques qui ont cours dans les classes populaires de la société coréenne. Mêlant chant et parole, ce poème narratif, à la fois épique et sentimental, cultive la satire sociale et le double langage. Du pansori, on retient l’image d’un artiste – souvent une femme –, le gwangdae, vêtu à la coréenne, arpentant, un éventail à la main, une large natte lui servant de plateau. La plus grande artiste de ce genre aujourd’hui, AHN Sook-sun interprète le pansori Heung Bo Gah, accompagnée au tambour par CHO Yong-Su. Concert surtitré.

8 décembre 2007 - Nyathi, chant traditionnel et mbira (Zimbabwe)

Musicienne et médium, Judith Juma chante et joue de la mbira, instrument traditionnel du peuple shona joué depuis des siècles dans les « mapira », cérémonies rituelles de guérison. Au cours de certaines cérémonies, Judith Juma incarne l’esprit de son grand-père, d’où lui vient son nom de Nyathi. En collaboration avec le 8e Festival Voix de Femmes, Belgique.

12 janvier 2008 - Narendra Bataju et Latif Khan, sitar et tabla (Inde et Népal)

Narendra Bataju est actuellement considéré comme un musicien exceptionnel par les mélomanes ainsi que par ses pairs. Ravi Shankar fut si impressionné par son « talent inné, son sens de l'émotion musicale et sa virtuosité en tant que sitariste » qu'il le prit comme disciple. En 1972, il décide de venir en Europe pour enrichir son expérience musicale et s'installe à Paris. Depuis lors, il continue à donner des cours de sitar et de chant et se produit partout en Europe.

2 février 2008 - Houria Aïchi, chant de l’Aurès (Algérie)

C'est dans la cour de sa maison natale que Houria Aïchi est née au chant. A Batna, dans les montagnes berbères, aux portes du Sahara, les femmes se réunissent souvent pour chanter et Houria enfant, court de maison en maison se joindre à elles. Houria Aïchi interprète depuis plus de douze ans, ces chants séculaires des femmes de l'Aurès, comme un hommage à la femme algérienne, comme une ode à la liberté. Aujourd'hui, Houria Aïchi prête sa voix au répertoire sacré de son pays, l'Algérie.

15 mars 2008 - Harpe birmane et chant classique (Myanmar)

Dans le cadre des spectacles au musée du quai Branly, cycle « corps miroir du féminin ».

12 avril 2008 - Martha Galarraga, chants afro-cubains (Cuba)

Issue d'une famille d'artistes cubains, Martha Galarraga propose avec Galarumba, un pétillant cocktail mêlant folklore Yoruba, bossa, soul, jazz, funk, salsa et boléros. « Cubaine de naissance mais citoyenne du monde par obligation », Martha Galarraga originaire de Luyano, quartier populaire de la Havane, baigne dans la culture Yoruba depuis sa naissance. Elle sillonne le monde au rythme du « Conjunto Folklorico Nacional de Cuba » dont elle est soliste, pendant huit ans. C’est en Europe, aux côtés d’Omar Sosa qu’elle rencontre le jazz, participe aux festivals de jazz du monde entier et chante même au Carnegie Hall.

24 mai 2008 - Chota Divana, voix d’enfants et vièles du Rajasthan

« Les petits princes du Rajasthan »

Les musiciens et poètes « manghaniyar » et « langa » du désert, princiers, charmeurs, insolents de beauté et de virtuosité, possèdent la majesté de leur environnement : le Rajasthan (mot sanskrit signifiant « Pays des princes »). Aujourd’hui, le nombre d’artistes traditionnels s’amoindrit. Pour cette raison, les aînés créent de véritables écoles de musique pour sauvegarder cette tradition. Dès l’âge de 8 ans, des enfants s’initient et portent déjà en eux l'une des traditions les plus brillantes du continent indien. Deux concerts : 17h et 19h.