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23 octobre

Avec le soutien de

Japan Foundation

 

 

Générique

Auteur et metteur en scène : Satoshi MIYAGI

Co-Auteur : Azumi KUBOTA

Composition : Hiroko TANAKAWA

Comédiens
Narrateur : Kazunori ABE
Damayanti : Micari
Nala : Kouichi OHTAKA
Varshuneya : Yoneji OUCHI
Kesini : Naomi AKAMATSU
Pushkar : Yudai MAKIYAMA
Kali : Hisashi YOKOYAMA
Bhima / Chasseur : Tsuyoshi KIJIMA
Empress dowager : Miki TAKII
Sunanda : Moemi ISHII
Rituparna : Yuya DAIDOMUMON
Sudeva : Yoji IZUMI
Indra : Yuumi SAKAKIBARA / Momoyo TATENO
Agni : Yu SAKURAUCHI / Miki TAKII
Varuna : Miyuki YAMAMOTO / Asuka FUSE
Yama : Kotoko KIUCHI / Maki HONDA
Karkotaka : Maki HONDA / Yuumi SAKAKIBARA

Musiciens : Yukio KATO, Fuyuko MORIYAMA, Yuki NAKAMURA, Yuzu SATO, Yoichi WAKAMIYA, Ryo YOSHIMI
Chef d’orchestre : Ayako TERAUCHI

Scénographie : Jumpei KIZU
Lumières : Koji OSAKO
Son : Koji MAKISHIMA
Costumes : Kayo TAKAHASHI
Habilleuse : Eiko OKAMURA
Accessoires : Eri FUKASAWA
Coiffure et maquillage : Kyoko KAJITA
Directeur technique : Kenichiro IWASAKI
Plateau : Takahiro YAMADA, Yosuke SATO
Assistant à la mise en scène : Masaki NAKANO
Dramaturgie : Yoshiji YOKOYAMA

Administration: Takasho OISHI

 

SPAC

Mahabharata

Shizuoka Performing Arts Center, mise en scène Satoshi Miyagi

Affiche du spectacle Mahabharata © musée du quai Branly - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Affiche du spectacle Mahabharata © musée du quai Branly

du mercredi 6 au dimanche 10 février 2013 (5 représentations)

Shizuoka Performing Arts Center est une scène japonaise de théâtre contemporain, dirigée par Satoshi Miyagi, dont le travail de mise en scène, inspiré du Kabuki, est basé sur la dissociation du Logos et du Pathos, de la parole et du corps.

Ce Mahabharata a été créé en 2003 au Musée National de Tokyo : un seul conteur dit le texte des 25 comédiens qui évoluent sur scène, retraçant l'un des épisodes de cette mythique épopée indienne, l'histoire du Roi Nala.

Masques somptueux, costumes en papier japonais dans la tradition de l’époque Heian (9ème – 12ème siècles), percussions de tous horizons (gamelan, djembé…), ce Mahabharata japonais, présenté à l’ouverture du théâtre Claude Lévi-Strauss en 2006, est un spectacle total dont l’énergie des interprètes, le souffle épique, la beauté visuelle et l’extraordinaire vitalité proposent un véritable théâtre universel.

informations pratiques

  • le mercredi 6 février 2013 à 19h
  • les jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 février à 20h
  • le dimanche 10 février à 17h
  • tarifs : 15 € / 10 €
  • le + : les billets donnent accès au plateau des collections du musée, le jour du spectacle
  • durée du spectacle : 1h45 sans entracte
  • spectacle tout public accessible à partir de 10 ans, en japonais surtitré en français

cliquez ici pour accéder à la billetterie

Bande-annonce du spectacle

Présentation par Satoshi Miyagi

Mahabharata, 2006 © musée du quai Branly - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Mahabharata, 2006 © musée du quai Branly

« Si le Mahabharata et l’histoire du Roi Nala (Naracharitam) s’étaient propagés jusqu’au Japon à l’époque d’Heian (10ème ou 11ème siècle), quelles belles peintures en rouleau auraient dessiné les Japonais ? J’ai ainsi commencé par imaginer les peintures en rouleau qui auraient pu exister. […] Il est évident que la culture indienne, en tant que grand pays asiatique au même titre que la Chine, a beaucoup influencé la culture japonaise ; par exemple plus de la moitié du Shichifukujin (Sept dieux de bonheur) sont originaires de l’Inde.

Dans ces circonstances, il est probable que le Mahabharata a pénétré la culture japonaise. Cependant, à ma connaissance, il n’y a ni spectacle ni littérature influencés directement par ce texte. Raisons pour lesquelles j’ai décidé de le mettre en scène. Et nous avons commencé la création. Je pense que la particularité intéressante du Japon est la tendance au métissage. En passant par le continent et la péninsule, ou bien en passant par l’océan du sud, de multiples peuples et cultures ont pénétré l'archipel du Japon. Les gens qui vivaient à cette époque n’avaient pas le besoin de définir leur identité face aux autres, ils acceptaient les nouveaux arrivants avec esprit d’ouverture, évoluant en fonction de ces rencontres. Les nouveaux arrivants s’adaptaient naturellement à la douceur de la nature et aux quatre saisons. Je pense que la tradition japonaise est énigmatique, ambiguë, rusée et toujours en plein changement. Quand une nouvelle chose arrive, même si elle devient à la mode, ou bien qu’elle doit combattre ou supporter l’oppression temporairement, elle ne remplace jamais ce qui existait déjà, finalement elle se mélange. En même temps, ce qui avait déjà existé survit modestement en suivant le temps qui passe. Je vois cela dans les objets exposés au Musée National de Tokyo où nous avons créé le Mahabharata. Un exemple très remarquable de l’intégration du bouddhisme dans la culture.

Mahabharata, 2006 © musée du quai Branly, photo Antonin Borgeaud - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Mahabharata, 2006 © musée du quai Branly, photo Antonin Borgeaud

Juste après l’arrivée du bouddhisme, il y a eu un conflit énorme qui pouvait déboucher sur le renversement du gouvernement. Quelques siècles plus tard, cette religion très différente s’est réconciliée avec la religion d’origine du Japon. On a même inventé l’idée que les Dieux japonais seraient à l’origine du bouddhisme. Cela ne veut pas dire que les nouveaux éléments s’intègrent à ceux déjà existant, cela veut plutôt dire que la religion d’origine a puisé de nouveaux éléments dans la nouvelle religion, que les Japonais ont appris du bouddhisme et ont ainsi évolué. Un autre cas plus récent : la nourriture. Les Japonais n’avaient pas vraiment l’habitude de manger de la viande. La viande était autrefois considérée comme un “médicament”. Maintenant, les Japonais en mangent tous les jours. Cependant, la nourriture traditionnelle n’a pas disparu. Les Japonais, en s’adaptant à cette nouvelle alimentation, ont adapté leur corps à ces nouveaux impératifs. J’ai décidé ainsi de faire face à cet “autre” qu’incarne le Mahabharata en respectant une certaine distance tout comme les Japonais ont su le faire dans leur histoire avec le monde extérieur. »

Autour du spectacle

Atelier "Origami"

  • deux séances proposées et animée par les artistes du spectacle 
  • samedi 9 février 2012, à 16h
  • dimanche 10 février 2012, à 14h - cet atelier est complet
  • accessible tous publics (enfants à partir de 9 ans)
  • foyer du théâtre Claude Lévi-Strauss
  • accès libre dans la limite des places disponibles (maximum 30 participants)

Réservations au 01 56 61 71 72

 

Mahabharata © Takuma Uchida
Mahabharata © Takuma Uchida

Table ronde : le théâtre de Satoshi Miyagi et les hybridations culturelles liées aux arts de la scène

  • table ronde sur une proposition de Brigitte Prost, Directrice du Département des Arts du spectacle à l'Université Rennes 2
  • samedi 9 février, à 17h30
  • entrée libre dans la limite des places disponibles
  • salle de cinéma

Programme

  • Conférence de Béatrice Picon-Vallin, Directeur de recherche CNRS émérite : "La scène occidentale comme lieu  privilégié de transferts et d'hybridations culturels"
  • Brigitte Prost, Maître de conférences en études théâtrales : présentation du SPAC (Shizuoka Performing Arts Center), de son fondateur Tadashi Suzuki, ainsi que ses directions artistiques, "au croisement des cultures"
  • Table ronde animée par Brigitte Prost avec Satoshi Miyagi, metteur en scène du Mahabharata

Partenaires médias du spectacle