colloques et symposiums
l'artiste en ethnographe

- samedi 26 et dimanche 27 mai 2012
- 9h30-19h00
- Théâtre Claude Lévi-Strauss
- en accès libre et gratuit, dans la limite des places disponibles, traduction simultanée
Colloque international co-organisé par le département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly, Morad Montazami, Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros en partenariat avec « Le peuple qui manque ».
L’artiste en ethnographe propose un symposium, accompagné de projections et lectures, s’intéressant au tournant ethnographique de l’art contemporain. En croisant ethnographie réflexive, théorie culturelle et pratiques artistiques et muséales, ces rencontres proposent un état des lieux. De nombreux artistes, cinéastes, historiens de cinéma et anthropologues français et étrangers confronteront leurs points de vue sur les thèmes suivants : - Autoréflexivité et expérimentation, - contrats et enjeux de pouvoir, - récits fictions écritures, - musées, archives expositions.
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De la "danse Shiva" à la world music


Icône du rythme et langage des gestes entre l’Inde, l’Europe et les Etats Unis
- mardi 29 et mercredi 30 mai 2012
- 9h30 -19h00
- salle de cinéma
Colloque international organisé par Tiziana LEUCCI et Raphaël ROUSSELEAU (CEIAS, EHESS-CNRS, Paris)
avec le département de la recherche et de l'enseignement du musée du quai Branly, le centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CNRS-EHESS),
Université de Lausanne(IRCM-FTSR), et l'association pour la recherche en anthropologie sociale
Le dieu Shiva dansant dans un cercle de feu est aujourd’hui une image célèbre de l’hindouisme. Si les bronzes qui le représentent remontent au Xème siècle, l’interprétation commune qui l’accompagne date, quant à elle, des travaux orientalistes de l’aube du XXème siècle (P. Kaimal). En se concentrant sur ces interprétations, le présent colloque réunit pour la première fois des anthropologues, des historiens de la danse et du cinéma, des ethnomusicologues et des chorégraphes autour de la variété indienne de l’orientalisme dans le domaine de la danse et de la musique. Il s’agira d’évaluer combien la réception de la musique et la danse indiennes a répondu précisément à deux quêtes occidentales de cette époque : celle d’un langage universel du corps et du rythme d’une part, et celle d’une ‘spiritualité’ orientale censément originaire d’autre part. Nous verrons que l’icône de Shiva nâtarâja, « seigneur de la danse », en particulier, condense toutes les spéculations de « l’âge du rythme » des années 1910-30 (L. Guido) sur un ‘savoir oublié’ de correspondances entre les mouvements du corps et ceux de l’univers. Partant de ces spéculations remontant parfois au XVIIIe s., nous traverserons la ‘Belle Epoque’ et ses ‘danseuses hindoues’, avant d’aborder la réception du danseur indien Uday Shankar. Dans le domaine musical, nous examinerons parallèlement l’évolution du statut des collections d’instruments exotiques, de simples curiosités à celui d’exemples d’une ethno-musicologie alternative, adaptés à une esthétique différente. Nous nous concentrerons sur la reconnaissance d’une musicologie indienne, puis à la formation d’une catégorie de World Music, et de filières spécifiques.
À l’heure où des versions glamours de Bollywood s’affichent partout, ce colloque sera l’occasion d’approfondir les traditions musicales et chorégraphiques indiennes au-delà des clichés. Nous verrons combien ces formes actuelles s’enracinent dans une longue histoire d’interactions et de ‘métissages’ qui contribuent précisément à la richesse de la scène artistique contemporaine.
Outre les interventions orales, le colloque sera accompagné de projections de films et d’ateliers et démonstrations de danse et de musique.
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1912 -2012. Les Formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim

- jeudi 7 juin 2012
- 9h30-18h30
- salle de cinéma
Ce colloque, organisé par le Laboratoire d’anthropologie sociale, le musée du quai Branly, le Collège de France et l’École normale supérieure, se déroulera également à l’ENS-Ulm (6 juin) et au Collège de France (8 juin).
Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse, paru en 1912, Durkheim a formulé et articulé ses principales thèses concernant la religion, la société ou la théorie de la connaissance. Un siècle plus tard, ce colloque, organisé par Frédéric Keck (CNRS-LAS) et Perig Pitrou (University College of London-LAS), propose de s’interroger sur les perspectives théoriques que cet ouvrage ouvre pour l’anthropologie et, plus largement, pour les sciences sociales.
L'IFAN

- jeudi 14 et vendredi 15 juin 2012
- 9h30-19h00 le 14 juin
- 9h30-13h00 le 15 juin
- salle de cinéma
- en accès libre dans la limite des places disponibles
Histoire d’un institut entre science et patrimoine en Afrique de l’Ouest.
Rencontres internationales organisées par Hamady Bocoum (directeur de l’IFAN Cheick Anta Diop), Julien Bondaz (docteur en anthropologie, Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques, Université Lyon 2), et Sarah Frioux-Salgas (Responsable des Archives et de la documentation des collections, MQB) et le département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly
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parcours d'objets : objets d'art d'Himalaya en transit

- mercredi 26 septembre 2012
- 9h30-19h
- salle de cinéma
- colloque final de restitution, ANR Himalart
Objets déplacés, objets en transit, objets sans histoire et parfois même sans origine, des objets d’art « tribal », « primitif » ou « premier » ont été récemment mis sur le devant de la scène dans les collections occidentales pour témoigner de l’Himalaya. Partir de ces objets, les étudier au sein des réseaux et des interactions qu’ils engendrent et qui les transforment, tel est notre projet. Les objets ont une histoire de vie. En se déplaçant d’un lieu à un autre, ils franchissent des étapes, changent d’identité et de fonction. Souvent, du fabricant au commanditaire, ils ont déjà traversé des frontières culturelles, ethniques ou de caste. Etape après étape, des lieux qui les ont vu naître et vivre jusqu’aux collections et institutions privées ou publiques qui les mettent en scène en Occident ou les enterrent dans des réserves pour laisser la place à d’autres, ils se transforment. Devenus objets d’art, ils sont dotés d’un pouvoir qui les fait agir à distance et envahir les vitrines des boutiques locales d’art tribal où les rabatteurs villageois les déposent. Manipulés par différents acteurs - commanditaire, utilisateur, rabatteur, collecteur, marchand, collectionneur, ethnologue, expert, conservateur, commissaire d’exposition, etc. - ils manipulent à leur tour, médiateurs voire acteurs des interactions sociales qu’ils engendrent.
Pour l’Himalaya, des masques et statues de bois de facture dite « primitive » sont les objets privilégiés de ce parcours. Sortis de leurs contextes de fabrication, redéfinis par le regard posé sur eux, considérés comme des objets patrimoniaux ou promus œuvres d’art, « sculptures », ils sont l’enjeu d’un marché en Asie comme en Occident, et le lieu d’une interpénétration des systèmes de représentation et de figuration. Réagissant au peu d’informations disponibles sur leur usage originel, marchands et collectionneurs travaillant selon leurs termes « avec leur œil », ou visitant le pays après un premier achat, ont donné ces dernières années une nouvelle identité et une histoire à ces objets sans pedigree. S’attachant à leur qualité plastique, soulignant la force de leur présence, interprétée comme le signe d’une ancienneté indiscutable, ils ont créé un nouveau Shangrila - plus sauvage que méditatif, plus chamanique que bouddhique -, un espace hors du temps fondé dans l’archaïsme des formes et l’énigme des origines. L’histoire de vie de ces objets est de fait tronquée. De leur créateur bien souvent on ne sait rien, de leurs usages ou des modalités de figuration qu’ils révèlent, guère plus. Contrairement au tambour ou à la dague du chamane, ils ne sont localement le sujet d’aucun mythe, d’aucun discours. Pourtant, quand usés, cassés, ou volés ils viennent à disparaître, on les remplace.
Le regroupement d’objets d’usage et d’origine variés et leur présentation en collection a créé un genre esthétique nouveau, « le tribal himalayen », une catégorie normative qui a changé leur statut et leur valeur. Doit-on dès lors penser qu’entre le lieu en Himalaya où il est produit et utilisé et le musée (ou le collectionneur) qui l’expose, on n’a plus affaire au même objet ? Comment aborder la tension entre le peu de ressources descriptives ou ethnologiques sur les usages locaux de ces objets et l’abondance des discours qu’ils suscitent en Occident ? Un tel clivage peut-il nous affranchir de l’histoire de l’objet ?
Ce vide a pour nous valeur heuristique. En traçant le « même » objet en ses multiples contextes de sens et d’action, nous souhaitons dépasser l’opposition binaire entre l’objet des autres et sa réincarnation chez nous, entre discours ethnologique et discours esthétique.
le patrimoine archéologique et son droit

- mardi 9 et mercredi 10 octobre 2012
- 9h30 -19h00
- salle de cinéma
Le Centre d'études sur la coopération juridique internationale (CECOJI-CNRS), la Direction générale des patrimoines – sous-direction de l'archéologie (ministère de la culture et de la communication) et le musée du quai Branly organisent, les 9 et 10 octobre 2012, un colloque consacré au droit du patrimoine archéologique.
Ce colloque a pour objectif de mettre en évidence les caractéristiques intrinsèques des vestiges archéologiques et, partant, d'analyser les rapports avec le droit de propriété ainsi que la pertinence des dispositifs juridiques spécifiques dédiés à l'étude scientifique, à la conservation et à la valorisation des vestiges archéologiques meubles et immeubles. Au-delà des seules questions de propriété, le patrimoine archéologique est régi également par une multitude de normes juridiques non spécifiques et relatives notamment à la circulation des biens culturels, la domanialité publique, la protection pénale du patrimoine, etc.
Ce colloque devrait, à ce titre, être l'occasion d'examiner les contours de ce corpus juridique et de l'évaluer à l'aune de la spécificité de ces biens – caractérisés avant tout par leur valeur scientifique et patrimoniale mais présentant également une valeur économique. A ce titre, seront analysés le droit français ainsi que les législations existantes dans d'autres pays européens et les normes internationales de référence.
programme prévisionnel
Les réalisatrices africaines francophones: 40 ans de cinéma (1972-2012)

- 23 novembre
- salle de cinéma au musée du quai Branly
- 24 novembre 2012 à la BNF
Lors des célébrations du cinquantenaire des indépendances, diverses manifestations ont évoqué l’émergence d’un -jeune- cinéma africain, que ce soit à travers les projections à la BNF ou le DVD spécialement édité par le CNC. A une exception près (le programme du festival du film de Créteil) la contribution et le rôle des réalisatrices ont rarement été soulignés.
Le but de cette double manifestation soutenue par PATRIMA est donc de réparer cet oubli en célébrant les quarante ans de l'émergence d'un cinéma africain fait par des femmes : en 1972 sont en effet tournés Sambiganza, film de long métrage angolais de Sarah Maldoror (Antillaise de naissance mais angolaise d'adoption) et le court métrage La Passante de la Sénégalaise Safi Faye.
L'événement consistera en deux volets : le premier, un colloque international au Musée du quai Branly rassemblera le vendredi 23 novembre des universitaires spécialistes du cinéma africain avec entre autres Beti Elerson, Sheila Petty, Odile Cazenave, Patricia Caillé et Lizelle Bisshoff, dans le cadre de plénière et d'ateliers consacrés à des films et des réalisatrices de 1972 à nos jours en Afrique francophone, du Maghreb aux pays subsahariens.
La seconde partie se tiendra à la BNF le samedi 24 novembre 2012 avec des cinéastes africaines et de la diaspora, dont Sarah Maldoror, Fanta Regina Nacro, Farida Benlyazid, Osvalde Lewat, et Nadia El Fani qui témoigneront et débattront dans le cadre de plénières, de masterclass et de tables rondes accompagnées de projections d'extraits.
Un numéro spécial de la revue britannique Journal of African cinemas intitulé “40 years of Women filmmaking in Francophone Africa: 1972-2012” (coordonné et en cours de préparation par Brigitte Rollet) sera publié simultanément (décembre 2012) et « accompagnera" l'événement.
Contact : Brigitte Rollet (Brigitte.rollet(at)uvsq.fr)
http://www.chcsc.uvsq.fr/colloque-international-les-realisatrices-africaines-francophones-40-ans-de-cinema-1972-2012--189985.kjsp?RH=1295348764830








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