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29 juillet

voir la sélection des dessins des enfants...

Regarder l’objet le plus humble de manière moderne.

Charles Baudelaire, Le peintre de la vie moderne, 1863

Par son inconsistance, ses contours indéfinis, l’imprécision relative de sa couleur, son humidité, le crachat est le symbole même de l’informe, de l’invérifiable, du non-hiérarchisé.

Michel Leiris in Documents, 7, 1929

Une surface rugueuse, compacte, lisse ou marquée par l’empreinte du temps, ou bien du travail, ou par la simple usure, comme si dans ce paysage matériel limité, en soi inexpressif, avaient fini par s’incruster des sentiments humains, des vies humaines, comme si une mémoire avait pu reprendre corps à partir de ces surfaces graveleuses, comme si ces matériaux inertes avaient pu être imprégnés d’humanité par on ne sait quelle mémoire.

Jorge Semprun à propos d’Antoni Tapiès, 1994

bibliographie sélective

la librairie du musée vous propose une sélection d'ouvrages afin d'enrichir et prolonger votre visite de l'exposition.

pour la télécharger (format PDF), cliquez ici

 

l'exposition est en partenariat avec

logo de la chaine de télévision Planète
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Recettes des dieux

esthétique du fétiche

affiche de l'exposition Recettes des dieux

3 février – 10 mai 2009

galerie suspendue Est

billet collections

commissaire : Nanette Jacomijn Snoep

L’exposition invite à découvrir une catégorie d’objets africains mal connue du public européen : les objets « informes ».

Il s’agit d’objets de divination, souvent appelés « fétiches », dans lesquels la forme humaine est dissimulée, ou ne se reconnaît pas.

Les métamorphoses, les ajouts, les couches successives dessinent sur ces objets une mémoire, une empreinte que seul le devin sait déchiffrer.

catalogue de l'exposition

en savoir plus sur le catalogue de l'exposition Recettes des dieux...

principes scénographiques

amulette © musée du quai Branly
amulette © musée du quai Branly

L’exposition porte sur les différentes manières de représenter l’invisible sans avoir recours à la représentation humaine : l’objet le plus anodin d’apparence, un amas informe, un sac bourré, une corne…, peut parfois être bien plus sacré, bien plus important, qu’une sculpture anthropomorphe reconnaissable.

Recettes des dieux est une installation d’objets et de matières : l’exposition s’inspire en cela d’une installation d’art contemporain, tout autant que de l’autel d’un devin africain.

Elle suit logiquement un parcours modulaire : « informe », elle pourra être lue et parcourue dans tous les sens, de manière soit transversale (à travers un ensemble d’objets-phares qui constituent un « fil rouge » pour le visiteur) soit thématique (séquence par séquence).

Cette liberté d’approche correspond parfaitement à l’espace architectural des expositions dossier, sur la galerie suspendue Est.

La scénographie jouera sur les espaces – espacements irréguliers entre les vitrines, variété des hauteurs de socles -, et sur les formats – le grand boli massif sera présenté près d’un piquet fin, surmonté d’une petite touffe de poils.

exposer l’« informe » dans l’art africain

masque et costume © musée du quai Branly
masque et costume © musée du quai Branly

Les expositions d’art contemporain L’informe. Mode d’emploi au Centre Georges Pompidou en 1996 et Arte Povera, Antiform, Sculpture à Bordeaux en 1982 constituent deux références pour Recettes des Dieux.

Aucune exposition n’a pour le moment été consacrée à cette catégorie d’objets « informes » en ce qui concerne l’art africain.

L’exposition présentée à New York en 1974, African Accumulative Sculpture : Power and Display, qui mettait en évidence le thème de l’accumulation dans l’art africain, y trouve un peu son écho. En revanche, même si l’exposition récente Art and Oracle au MET à New York révélait les pratiques divinatoires, elle ne présentait peu ou pas d’œuvres « informes ».

L’aspect informe dans l’art africain donne donc l’originalité à cette exposition. Il s’agit de présenter un aspect méconnu de l’art africain qui se rapproche davantage de l’Arte Povera ou de « Supports-Surfaces » et permet donc d’établir des liens avec l’art contemporain.

visiter l’exposition en famille

Pendant  toute la durée de l'exposition,  le livret-jeu Le secret des fétiches permet aux enfants (à partir de 7 ans) de découvrir l’exposition d’une manière ludique. Gratuit, ce livret-jeu est à votre disposition dans le hall d'accueil du musée et au début de l'exposition...

A la fin du parcours, les enfants sont invités à dessiner leur propre objet "fétiche", en résonance avec ceux qu’ils auront vus dans l’exposition, et à le déposer dans l'urne...

Sous réserve de l'accord des parents, une sélection de dessins est mise en ligne sur le site internet du musée.

ouvrir la boîte à dessins et voir la sélection des dessins des enfants !

autour de l'exposition : l'atelier Objet magique

l'exposition recettes des dieux - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
© musée du quai Branly, photo Jacques Rostand

chez les Kongo d’Afrique centrale, le devin, Nganga, utilise des objets magiques appelés Minksi pour protéger les gens et les aider à résoudre leurs problèmes.

hérissées de clous et de lames, les statues magiques font parfois un peu peur, mais elles aident en fait le Nganga à éloigner les sorciers et punir ceux qui veulent faire du mal.

en s’inspirant des objets magiques d’Afrique centrale, les enfants de 3 à 6 ans participant à l’atelier sont invités à créer leur propre « Objet magique ».

à partir du mois de février, atelier d’1h30 Objet magique (pour les enfants de 3 à 6 ans)