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16 avril

portrait d'Alioune Diop , fondateur de la revue Présence Africaine
portrait d'Alioune Diop, fondateur de la revue Présence Africaine

 

 

logo de la fondation Total

 

 

documents complémentaires

en prolongement ou préparation à la visite de l'exposition, le musée du quai Branly vous propose des contenus complémentaires :

chronologie des événements et publications

liens internet

Présence Africaine

visuel de l'affiche Présence africaine

une tribune, un mouvement, un réseau

mezzanine Est

billet collections 8,50 € plein tarif et 6 € tarif réduit

du mardi 10 novembre 2009 au dimanche 31 janvier 2010

commissariat : Sarah Frioux-Salgas

Présence africaine est la revue littéraire et culturelle fondée par l’intellectuel sénégalais Alioune Diop en 1947, devenue également une maison d’édition à partir de 1949. Elle a été un outil de diffusion qui a permis aux intellectuels et écrivains noirs de revendiquer leurs identités culturelles et historiques que le contexte colonial niait ou « exotisait ».

Cette exposition présente de nombreux ouvrages et documents d’archives, des photographies et quelques objets. Des enregistrements sonores et audiovisuels occupent également une place importante : documents d’époque et interviews spécialement réalisés pour cette exposition ponctuent le parcours.

Il s’agit de donner à voir l’émergence et l’influence d’un mouvement, d’une tribune pour la pensée et les revendications du monde noir à une époque où la majeure partie de l’occident en avait une vision déformée, voire dépréciatrice.

publication autour de l'exposition

à l'occasion de l'exposition Présence Africaine, la revue Gradhiva présente le hors-série les conditions noires : une généalogie des discours

en savoir plus sur le hors-série Gradhiva les conditions noires : une généalogie des discours

en savoir plus sur la revue Gradhiva

autour de l'exposition

prochain rendez-vous : vendredi 29 et samedi 30 janvier, pour le colloque international consacré aux littératures noires contemporaines.

en savoir plus sur le colloque "littératures noires"

de nombreux rendez-vous sont organisés au salon de lecture Jacques Kerchache, autour de l'exposition Présence Africaine

consultez la programmation du salon de lecture autour de l'exposition Présence Africaine

vous pouvez également consulter une chronologie détaillée des parutions et des événements autour de la revue, ainsi qu'un annuaire de références internet.

deux bases de données sont également à votre disposition : attention, l'intégralité des données est consultable à la médiathèque du musée seulement.

voir la présentation de corpus de la première littérature francophone d'Afrique noire

voir la présentation de corpus de la première littérature francophone de l'Océan indien

masque facial zoomorphe Dogon © musée du quai Branly
masque facial zoomorphe Dogon © musée du quai Branly

parcours de l’exposition

L’exposition présentera 4 sections, précédées d’une séquence introductive.

ouverture de l’exposition

C’est un objet Dogon qui se trouve être le symbole de la revue, et qui fera l’ouverture de l’exposition. Il s’agira de présenter succinctement la revue et la maison d’édition Présence Africaine, et de rappeler la pertinence d’une telle exposition aujourd’hui. Des interviews de personnalités phares du mouvement seront diffusées.

The Crisis. La couverture du numéro de mai 1929 est illustrée par Aaron Douglas, artiste majeur du mouvement « New Negro » © musée du quai Branly
The Crisis. La couverture du numéro de mai 1929 est illustrée par Aaron Douglas, artiste majeur du mouvement « New Negro » © musée du quai Branly

section 1 L’Atlantique noir du panafricanisme à la négritude

La revue Présence Africaine est l’héritière d’une part d’une « presse noire » qui existait en France dans les années 1920-1930, et d’autre part, d’un mouvement politique et culturel international.

Quatre grands ensembles sont distingués dans cette séquence, présentant à la fois la vie culturelle, politique et intellectuelle parisienne liée à la « vogue nègre » et le caractère international des débats :

  • les influences des Noirs Américains et des intellectuels d'Haïti
  • Paulette Nardal et son salon littéraire
  • les militants pour l’égalité des droits, contre le colonialisme et contre la ségrégation
  • la Négritude

Cette section présente essentiellement des documents d’archives, notamment des exemplaires inédits de la presse noire engagée d’entre deux guerres, ainsi que de la Revue du monde noir de Paulette Nardal.

premier numéro de Présence Africaine, novembre - décembre 1947 © DR
premier numéro de Présence Africaine, novembre - décembre 1947 © DR

section 2 la revue et la maison d’édition Présence Africaine : un projet, des engagements

Cette séquence présente quels étaient le projet et les engagements de Présence Africaine et comment son fondateur, Alioune Diop, a réussi à fédérer tous les acteurs des diasporas noires.

Présence Africaine a publié tous les grands textes de Césaire ; elle a participé à la diffusion, par une traduction anglaise, du texte sur la négritude de Jean-Paul Sartre « Orphée Noir » (1948), et a également édité le célèbre ouvrage de Cheik Anta Diop, Nations nègres et cultures (1954).

Deux grands ensembles sont distingués dans cette séquence :

  • création de la revue : « N'iam goura ou raison d'être de Présence Africaine »
  • les engagements éditoriaux : de l’inventaire des cultures noires à l’anticolonialisme

Cette section présentera entre autres d’exceptionnels documents manuscrits de Sartre et de Breton, ainsi que des photos originales d’Alfred Metraux. De grands mouvements et figures de l’histoire et de la culture noire seront évoqués, tels que les Black Panthers ou Malcolm X.

photographie des participants du 1er congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne en septembre 1956 © DR
photographie des participants du 1er congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne en septembre 1956 © DR

section 3 1956-1959 : les intellectuels noirs débattent. Les congrès des artistes et écrivains noirs (Paris Sorbonne, 1956 – Rome, 1959)

Deux congrès des artistes noirs ont été organisés par Présence Africaine : les deux manifestations de 1956 et 1959 ont en effet été essentiellement initiées et organisées par Alioune Diop qui a tenté d’appliquer, dans la pratique, les principes développés dans ses engagements éditoriaux.

L’objectif de ces congrès, qui se déroulent aux moments de la colonisation, de la Guerre froide, de l’apartheid et de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, était de faire un inventaire et un état des lieux de la culture en Afrique, de réfléchir à la situation des noirs dans le monde. Cette séquence est ainsi l’occasion d’évoquer les débats qui animaient le monde littéraire et intellectuel noir des années 1950-1960.

Des exemplaires originaux des affiches réalisées par Picasso pour les deux congrès, des photographies et des enregistrements audio inédits illustrent cette section.

boîte reliquaire anthropomorphe © musée du quai Branly photo Hughes Dubois
boîte reliquaire anthropomorphe © musée du quai Branly photo Hughes Dubois

section 4 Dakar 1966 : les arts d’Afrique en Afrique

En organisant les deux congrès, Présence Africaine a offert une tribune aux intellectuels et aux écrivains de la diaspora noire. En initiant et en participant activement à l’organisation du Premier festival mondial des arts nègres (Dakar, 1966), Présence Africaine poursuit son travail de valorisation de la richesse et de la diversité des pratiques artistiques des Africains mais aussi de la diaspora.

Ce festival est le premier grand évènement culturel organisé en Afrique par un jeune Etat africain indépendant. Cet évènement fut donc aussi un enjeu politique fort pour Léopold Lédar Senghor, président de la jeune république du Sénégal.

Trois grands ensembles sont distingués dans cette séquence :

  • organisation à Dakar du Premier festival mondial des arts nègres (avril 1966)
  • les évènements multiples lors du festival
  • exposition sur « l'art nègre » : de Dakar (avril 1966) à Paris (Grand Palais, juin 1966)

Dans cette section, outre les affiches et programmes d’époque, sont présentés une partie des objets exposés à Dakar lors de l’exposition de 1966. Une installation vidéo donne en outre un aperçu de la richesse des arts vivants lors du festival.

centre des archives nationales d'outre-mer

 

certains documents rares, journaux et revues, présentés dans l'exposition ont été prêtés par le centre des Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence.