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16 avril

en partenariat avec

Fowler Museum at UCLA

 

 

National Endowment for the Arts

 

 

Avec le soutien de

Nigeria, Arts de la vallée de la Bénoué est organisée par le Fowler Museum, UCLA en collaboration avec le musée du quai Branly, Paris. Après la première mondiale au Fowler Museum, l’exposition a été présentée au National Museum of African Art, Smithsonian Institution; Cantor Arts Center, Stanford University ; son itinérance s’achevant au musée du quai Branly. Les co-commissaires de l’exposition sont Marla C. Berns (Shirley and Ralph Shapiro, directrice, Fowler Museum, UCLA), Richard Fardon (professeur d’anthropologie d’Afrique de l’Ouest et directeur du programme doctoral, SOAS, University of London), Hélène Joubert (conservateur en chef du patrimoine, responsable des collections d' Afrique du musée du quai Branly), Sidney Kasfir (professeur honoraire d’histoire de l’art à l’Université Emory, Atlanta) et assistés par Gassia Armenian (Adjointe,  conservation et recherches, Fowler Museum).

L’exposition a été rendue possible grâce au mécénat du National Endowment for the Arts, the Shirley and Ralph Shapiro Director’s Discretionary Fund, Ceil et Michael Pulitzer, Jay et Deborah Last, le legs de Joseph et Barbara Goldenberg, la famille Robert T. Wall, et Jill et Barry Kitnick. La publication du catalogue a reçu le soutien de l’Ahmanson Foundation et de l’Ethnic Arts Council de Los Angeles. Le développement initial de l’exposition a été possible grâce au concours du National Endowment for the Humanities.

Cette exposition et le catalogue qui l’accompagne sont dédiés à la mémoire d’Arnold Rubin, professeur associé d’histoire de l’art à l’University of California, Los Angeles qui amorça ce projet dans les années 1980, identifiant des collections et objets majeurs. Les conservateurs et auteurs de ce projet reconnaissent leur dette envers lui, sa recherche originale et ses interprétations.

Nigeria, arts de la vallée de la Bénoué

Affiche de l'exposition © musée du quai Branly - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre

du mardi 13 novembre 2012 au dimanche 27 janvier 2013 

  • mezzanine Est
  • billet Collections

commissariat 

  • Marla C. Berns, directrice du Fowler Museum auprès de l’University of California, Los Angeles, commissaire en chef
  • Richard Fardon, professeur d’anthropologie d’Afrique de l’Ouest et directeur du programme doctoral, SOAS, University of London
  • Hélène Joubert, conservateur en chef du patrimoine, responsable de l’Unité patrimoniale Afrique du musée du quai Branly
  • Sidney Kasfir, professeur d’Histoire de l’Art à l’Université Emory, Atlanta

autour de l'exposition

visites, catalogue et événements autour de l'exposition

bande-annonce de l'exposition

à propos de l'exposition

Cette exposition est la première à présenter une vision exhaustive des arts produits par les nombreux peuples qui habitent la région du Nigeria définie par la grande rivière Benoué, l’affluent le plus important du Niger. Elle souhaite proposer une perception juste et dynamique des arts de cette région, berceau de certaines de formes d’art les plus spectaculaires jamais produites en Afrique sub-saharienne.

La sélection réunissant près de 150 objets – sculptures et masques en bois, céramique et métal en provenance des institutions publiques et des collections privées des États-Unis et d’Europe – invite à découvrir les œuvres d’art de cette région peu exposées et étudiées. Remontant le cours de la rivière Benoué sur les pas des premiers explorateurs, l’exposition replace les objets dans un contexte géographique et explore leur histoire ainsi que les connexions entre les œuvres de différentes régions de la vallée de la Benoué.

l'exposition en images

le parcours de l'exposition

Carte de la vallée de la Bénoué © Fowler Museum at the University of California - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Carte de la vallée de la Bénoué © Fowler Museum at the University of California

L’exposition suit le cours de la Bénoué et s’articule autour de trois grandes sous-régions de cette rivière. Six pièces majeures introduisent le propos de l’exposition et illustrent les principaux genres artistiques qui définissent les 3 sous-régions de la vallée de la Bénoué.  

Cliquez sur la carte ci-contre pour l'agrandir.

Statuette féminine Idoma, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Statuette féminine Idoma, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries

Fluidité des identités artistiques en Basse Bénoué

La région du confluent Niger-Bénoué est depuis plusieurs siècles la terre d'accueil de nombreuses populations, et notamment du nord de la Bénoué, qui emportaient généralement avec elles leurs objets rituels. On y trouve aujourd'hui, entre autres, les Igala, les Ebira, les Idoma, les Afo ou les Tiv.

Ces peuples se sont progressivement mélangés pour former de nouvelles communautés, permettant ainsi d'échanger idées et styles artistiques avec leurs voisins. Par exemple, les Tiv se sont déployés à partir du sud, créant un lien culturel avec des peuples ayant partagé une même histoire. Les maternités qui protègent la fertilité humaine et agricole constituent un trait culturel commun aux peuples de cette région.

Moyenne Bénoué : ressemblances visuelles et patrimoine historique commun

La Moyenne Bénoué est la région la plus étendue de toute la Bénoué et la plus complexe en termes d’identification ethnique. Parmi les différents groupes culturels présents dans cette région, l’exposition permet de découvrir les œuvres de près de 10 d’entre eux : les Jukun, les Mumuye, les Chamba, les Wurkun / Bikwin, les Goemai, les Montol, et les Kantana / Kulere.

Paire de statuettes anthropomorphe Wurkum, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Paire de statuettes anthropomorphe Wurkum, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre

L’établissement des États musulmans peuls dans la première moitié du 19e siècle et l'intensification du trafic d'esclaves ont eu un impact dramatique sur les différentes populations locales. Ces événements ont été suivis par de nouvelles perturbations venues de l’extérieur avec la colonisation britannique et l’arrivée des missions chrétiennes au début du 20e siècle.

Les œuvres sont représentatives des styles artistiques propres à la Moyenne Bénoué et se caractérisent par des masques horizontaux de forme hybride (mi-homme, mi-animal), ainsi que des masques verticaux anthropomorphes. Beaucoup d’art statuaire évoque des ancêtres, des défunts, des esprits de la nature, au sein d’associations curatives. Les étonnantes ressemblances entre ces différents objets d'art reflètent le partage d’une même histoire et les alliances rituelles établies entre peuples voisins.

Haute Bénoué : capacités expressives et rituelles de l’argile

L’isolement relatif de la Haute Bénoué distingue cette région des autres par son terrain accidenté et vallonné qui permet aux populations locales de s'abriter face aux incursions des populations rivales, et notamment des cavaliers peuls.

L'éloignement de la région explique aussi le maintien de certaines pratiques rituelles locales. Des exemples de la production artistique des huit différents groupes de cette sous-région sont ici présentés (Cham-Mwana, Longuda, Jen, Ga’anda, Bena, Yungur…). La prédominance des récipients en céramique au cœur des pratiques religieuses de la Haute Bénoué marque une nette rupture avec les figures en bois et les masques, typiques des deux autres sous-régions.

À l'instar des sculptures en bois, les récipients en terre cuite servaient différentes fonctions rituelles telles que la guérison des malades, la protection des chasseurs et des guerriers, ainsi que l'activation de la présence de divers esprits ancestraux et protecteurs. On note ici comme ailleurs d'étonnantes convergences dans les styles et les fonctions des sculptures en céramique identifiées chez plusieurs groupes voisins, ce qui révèle l'étendue de leur communication et de leurs échanges historiques.

Le Mbir'thleng'nda a été photographié in situ par Arnold Rubin en mars 1970, au-dessus du hameau de Hurwire. Ce même pot était toujours situé dans sa crevasse rocheuse lorsque, en 1980, Marla C. Berns le photographia de nouveau © photographie d'Arnold Rubin, 1970 - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Le Mbir'thleng'nda a été photographié in situ par Arnold Rubin en mars 1970, au-dessus du hameau de Hurwire. Ce même pot était toujours situé dans sa crevasse rocheuse lorsque, en 1980, Marla C. Berns le photographia de nouveau © photographie d'Arnold Rubin, 1970
Terre cuite anthropomorphe itinate, Cham, Longuda, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Terre cuite anthropomorphe itinate, Cham, Longuda, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Terre cuite anthropomorphe itinate (détail), Cham, Longuda, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Terre cuite anthropomorphe itinate (détail), Cham, Longuda, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

partenaires médias de l'exposition

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