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20 août

bibliographie sélective

la librairie du musée vous propose une sélection d'ouvrages afin d'enrichir et prolonger votre visite de l'exposition.

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l'exposition est en partenariat avec

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Mangareva

Panthéon de Polynésie

galerie suspendue Est

billet collections

3 février - 10 mai 2009

commissaire : Philippe Peltier

Philippe Peltier est conservateur en chef, responsable de l’unité patrimoniale Océanie-Insulinde au musée du quai Branly à Paris

 

L’exposition rassemble les seules œuvres connues à ce jour de Mangareva, petite île de l’archipel des Gambier. Il s’agit d’une douzaine de statues, anthropomorphes ou non, qui n’ont jamais été montrées au grand public.

L’exposition est également l’occasion de faire le point sur une société largement ignorée, et de faire connaître au monde la richesse et la singularité de cette culture insulaire. C’est aussi une manière, pour le peuple mangarévien, de retrouver ses dieux originels et de renouer avec son histoire. 

catalogue de l'exposition

en savoir plus sur le catalogue de l'exposition Mangareva...

présentation de l'exposition en vidéo

l’ile de Mangareva

support pour offrandes © musée du quai Branly photo Patrick Gries
support pour offrandes © musée du quai Branly photo Patrick Gries

L’île de Mangareva et les îlots qui l’entourent forment un ensemble d’îles hautes réparties à l’intérieur d’un même lagon, composant l’archipel des Gambier.

Celui-ci est isolé dans l’immensité du Pacifique : les terres les plus proches sont, le plus à l’est, quelques atolls des Tuamotu.

Peuplé autour de l’an mille par des Polynésiens, l’archipel est probablement à l’origine d’une migration vers l’île de Rapanui (l’île de Pâques). Découverte à la fin du 18ème siècle par le missionnaire Wilson, le sol de Mangareva ne sera foulé par des Occidentaux qu’en 1826 avec Beechey. Il y aura ensuite l’immense aventure missionnaire des Pères Laval et Caret, dont l’œuvre marque profondément le destin des Mangaréviens.

La fin du XIXème siècle annoncera la lente déchéance de la population, touchée par tous les maux apportés de l’extérieur, surtout les maladies, l’alcool.

L’exposition propose de faire redécouvrir au public cette société ancienne qui reste, de nos jours, méconnue.

sculpture anthropomorphe du dieu Rao © musée du quai Branly photo Hughes Dubois
sculpture anthropomorphe du dieu Rao © musée du quai Branly photo Hughes Dubois

les objets de Mangareva

A ce jour, douze objets relatifs aux domaines du sacré et du rituel nous sont connus. Ces pièces, 11 statues – des figures en totalité ou partiellement anthropomorphes - et 1 tambour,  sont toutes conservées dans des institutions religieuses ou muséales. Certaines d’entres-elles ne sont connues du grand public que par des photographies ; en effet, la plupart ne sont pas en exposition permanente dans les musées qui les abritent.

L’exposition Mangareva qui les rassemble leur offre un écrin inédit à ce jour.