Changer de langue :

22 août

 

L'affiche de l'exposition représente un masque de danse anthropomorphe Toma, Guinée, Afrique. Inv. 71.1937.25.73 © musée du quai Branly, photo Claude Germain.

 

Retrouvez l'exposition sur Twitter
#BoisSacré

Bois sacré

Initiation dans les forêts guinéennes

Affiche de l'exposition "Bois sacré" - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre

du mardi 4 mars au dimanche 18 mai 2014

  • mezzanine Est
  • billet Collections ou billet jumelé

commissariat

  • Aurélien Gaborit, responsable des collections Afrique au musée du quai Branly, responsable scientifique du Pavillon des Sessions, musée du Louvre

autour de l'exposition

Bande-annonce de l'exposition

À propos de l'exposition

Sur le continent africain, le moment de l’initiation marque un passage obligatoire pour chaque individu. Pour certains pays d’Afrique de l’Ouest, c’est l’initiation Poro qui joue un rôle primordial dans plusieurs communautés dans la région. L’exposition porte plus précisément sur les sociétés secrètes des forêts guinéennes : Libéria, Guinée, Côte d’Ivoire.

Le terme générique de Poro désignerait chez les Toma « le masque ». La manifestation du pouvoir, que détiennent uniquement certains individus, est matérialisée par des objets qui interviennent dans l’initiation, et en tout premier lieu, les masques qui jouent un rôle essentiel. Les Toma – aussi appelés Loma – sont considérés en Afrique de l’Ouest comme les créateurs du Poro, organisation qui aurait été instaurée vers le XVIe siècle. Le Poro a ensuite été adopté et adapté par d'autres populations, plus ou moins proches géographiquement des Toma.

L’exposition évoque l’origine du système initiatique du Poro, la cérémonie d’initiation et enfin l’histoire de la collecte et de la collection de ces objets dont la force réside dans le secret. Elle rassemblera de nombreux masques liés à l’initiation, et en particulier les différents types de masques des Toma, ainsi que d’autres objets, masques miniatures, figurines et statues, relatifs à ces sociétés à mystères.

L'exposition en images

Parcours de l'exposition

Guelemlai initié toma, Jean Fichter. Tirage argentique sur papier monté sur carton, inv. PP0071178 © musée du quai Branly. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Guelemlai initié toma, Jean Fichter. Tirage argentique sur papier monté sur carton, inv. PP0071178 © musée du quai Branly.

L'invention du Poro

Le système initiatique de la majorité des populations établies dans les forêts guinéennes (Libéria, Guinée, Côte d’Ivoire) porte le nom générique de Poro. Les Toma sont considérés en Afrique de l’Ouest comme les créateurs du Poro, organisation qui aurait été instaurée vers le XVIe siècle. Le Poro a été adopté et adapté par d'autres populations, plus ou moins proches géographiquement des Toma : les Kouranko, les Nzekéré, les Guerzé, les Geh, les Maou et plus loin les Sénoufo de Côte d'Ivoire.

Le passage de l’enfance à l’âge adulte se fait par la progression des jeunes hommes initiés à travers un tunnel creusé dans le sol. Les masques qui entrent en jeu lors de ces cérémonies ne présentent aucun trait commun avec ceux des Toma alors que l’institution est bien la même. Il existe un Poro pour les jeunes femmes, souvent comparé aux pratiques initiatiques féminines plus connues des Mendé de Guinée et de Sierra Leone.

Masque, population Toma, Libéria (Afrique). Bois, inv. 75.2022 © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Masque, population Toma, Libéria (Afrique). Bois, inv. 75.2022 © musée du quai Branly, photo Claude Germain
Masque Angbaï, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, inv. 75.2024 © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Masque Angbaï, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, inv. 75.2024 © musée du quai Branly, photo Claude Germain
Masque Bakorogui féminin, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, inv. 71.1959.24.1 © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Masque Bakorogui féminin, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, inv. 71.1959.24.1 © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Célébration

Quelle que soit la population, les cérémonies d’initiation suivent le même principe. Les jeunes garçons sont initiés, entre autres, au secret des origines, des ancêtres, de l’autosubsistance. Ce rite de passage incontournable débute avec la séparation des enfants de leur famille et la retraite dans la forêt sacrée. Le corps sortira marqué de cette épreuve, les incisions faites sur la peau au cours d’une cérémonie d’initiation resteront visibles à jamais. Cette partie de l’exposition présente essentiellement des masques, dont on distingue les quatre types Angbai, Bakorogui, Okobuzogui et Dandai.

Masque Angbaï, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, étain, peau, inv. 73.1963.0.22 © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Masque Angbaï, population Toma, Guinée (Afrique). Bois, étain, peau, inv. 73.1963.0.22 © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Secrets

La dernière partie de l’exposition aborde l’idée de la collecte et de la collection. Que sait-on des objets ? Le peu d’information que nous avons sur ces pièces n’est-il finalement pas dû au fait que les Toma ont su garder le secret ?

Parmi les différents objets liés aux rites du Poro, certains ne sont pas des objets spectaculaires, tels  que les masques Maa, très petits masques protecteurs, qui reprennent les formes des masques impliqués dans l'initiation. Sont également exposées les tiges de fer guinzé offertes aux nouveaux initiés et les rarissimes statuettes vololibei, des figures allongées, élégantes dont il n’existait qu’un seul exemplaire par village, le "conjoint" étant conservé et utilisé dans un village voisin.

Partenaires médias de l'exposition