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28 juillet

 

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#Tatoueurs

 

(1 à 5) © musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde.

(6) musée du quai Branly. Don M. Kanaseki

(7) Courtesy Galerie Gebr. Lehmann, Berlin/Dresden.

(8) Collection de l'artiste.

(9) Collection de l'artiste, Bangkok. Courtesy Galerie Olivier Waltman.

(10 et 11) © musée du quai Branly, photo Thomas Duval

(12) © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Tatoueurs, tatoués

Affiche de l'exposition "Tatoueurs, tatoués" - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre

du mardi 6 mai 2014 au dimanche 18 octobre 2015

  • mezzanine Ouest
  • billet Collections ou billet jumelé

commissariat

  • Anne & Julien / Hey !

conseiller artistique

  • Tin-Tin

conseillers scientifiques

  • Pascal Bagot 
  • Sébastien Galliot

Avec la collaboration de Christine Hemmet et Philippe Pons

autour de l'exposition

visites, publications et événements autour de l'exposition

Bande-annonce de l'exposition

À propos de l'exposition

L’exposition revient sur les sources du tatouage et présente le renouveau de ce phénomène désormais permanent et mondialisé. Dans les sociétés dites "primitives", issue des mondes orientaux, africains et océaniens, le tatouage a un rôle social, religieux et mystique et accompagne le sujet dans ses rites de passage en l’incluant dans la communauté. À l’inverse, en Occident, on retient qu’il fut marque d’infamie, de criminalité, attraction de cirque (avec le phénomène des side-shows) puis marque identitaire de tribus urbaines.

Durant la première moitié du 20ème siècle, il a en effet évolué au sein de cercles marginaux, et il est demeuré geste clandestin jusqu’à ce que les médias le surexposent. Aujourd’hui, la publicité ou la mode s’emparent de ses codes. Cette approche géographique et antinomique tend aujourd’hui à disparaître : dans les sociétés traditionnelles, le tatouage perd son exclusivité rituelle ; dans les sociétés urbaines et au style de vie "occidentalisé", son caractère marginal s’efface pour devenir un ornement corporel assez communément partagé.

Le champ universitaire s'est déjà penché sur les valeurs ethnologiques ou anthropologiques du tatouage, avant d'en explorer le terreau sociologique et les significations psychologiques. Depuis peu, les universitaires étudient la popularisation de la pratique en milieu urbain, qui établit le corps comme un lieu d’affirmation de soi. Mais le champ artistique et celui de l'histoire contemporaine restent encore à investir. Ce sont tous ces domaines que l’exposition explore, en offrant un nouvel éclairage sur le tatouage. Outre l’histoire du tatouage et son ancrage anthropologique fort, elle souligne également le geste de l'artiste, les échanges entre tatoueurs du monde entier et l’émergence de styles syncrétiques.

Certaines des œuvres présentées dans l’exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs, et tout particulièrement du jeune public.

L'exposition en images

Parcours de l'exposition

(7) Herbert Hoffmann tatouant des marins canadiens du porte-avion Bonaventure, Herbert Hoffman. Tirage sur papier argentique, 1966. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(7) Herbert Hoffmann tatouant des marins canadiens du porte-avion Bonaventure, Herbert Hoffman. Tirage sur papier argentique, 1966.
(8) Portrait de femme algérienne, Marc Garanger. Algérie, tirages d'exposition négatifs monochromes, 1965. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(8) Portrait de femme algérienne, Marc Garanger. Algérie, tirages d'exposition négatifs monochromes, 1965.

L'exposition est articulée en cinq sections:

Du global au marginal

L’exposition s’ouvre sur une carte des peuples tatoués à travers le monde, témoin de la vaste emprise du tatouage de l’Antiquité à nos jours.

Depuis l’époque du Chalcolithique (3350 - 3100 av. J.-C.) où les Européens semblaient pratiquer des formes de tatouage thérapeutique, jusqu’au 20ème siècle où le tatouage devient porteur de message, ou signe d’appartenance à un groupe, en passant par les sideshows autour des cirques qui exhibent le corps tatoué dès le 19ème siècle et par les groupes ethniques pour qui le tatouage est une marque identitaire et sociale, c’est l’ancienneté, l’omniprésence et la diversité des pratiques du tatouage à travers le monde qui est ici rappelée.

Tatoueurs, tatoués et faits marquants sont rassemblés sous forme de chronologie, à la manière d’un wall of fame, et retracent l’histoire du tatouage.

Un art en mouvement

Dans cette section sont évoquées les racines du tatouage dans trois foyers créatifs : le Japon, l'Amérique du Nord et l'Europe.

Au Japon, d’abord outil punitif du pouvoir militaire, le tatouage devient discrètement ornemental dans la société du 17ème siècle et connaît son apogée au début du 19ème siècle. L’art du tatouage est étroitement lié à celui des estampes (ukiyo-e).

En Amérique du Nord, alors que le tatouage était pratiqué par quelques tribus amérindiennes, Martin Hildebrandt ouvre la première boutique officielle de tatouage à New York, en 1846, et Samuel O’Reilly développe la machine à tatouer électrique en 1881.

En Europe, on retrouve des traces antiques du tatouage chez les Romains et les Pictes, avant qu'il soit réprimé par le christianisme et ne se renouvelle au 19ème siècle.

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(8) "Suikoden, pantomime dans la neige" Toyohara Kunichika (1835-1900), Japon. Papier, gravure sur bois, impression, inv. 71.1934.172.19.1-3.

Peau neuve : renaissance du tatouage traditionnel

Le tatouage traditionnel, ethnographique, tribal ou à visée magique connaît lui aussi une révolution. Soumise aux échanges incessants grâce au développement des transports et du tourisme, la pratique du tatouage ancien est influencée par les regards extérieurs. Dans cette section, sont évoqués le renouveau de ces pratiques et leurs évolutions modernes, en s’attardant tout particulièrement sur les nouvelles écoles de tatouage et les grands maîtres des régions suivantes : Nouvelle-Zélande, Samoa, Polynésie (Marquises, Tahiti, Hawaii), Bornéo, Indonésie, Philippines, Thaïlande.

(9) Yonyuk Watchiya "Sua", Cédric Arnold. Photographie originale, impression pigmentaire sur papier coton. Thaïlande, 2008-2011. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(9) Yonyuk Watchiya "Sua", Cédric Arnold. Photographie originale, impression pigmentaire sur papier coton. Thaïlande, 2008-2011.

Nouveaux territoires du monde

Marqueurs du dynamisme du tatouage contemporain, de nouvelles écoles ne cessent d’émerger. En Chine, mêlant images traditionnelles et actuelles, l’art du tatouage refait surface ; tandis que le tatouage latino et chicano puise son inspiration dans une iconographie populaire américano-mexicaine.

Nouveaux encrages

Clôturant l’exposition, huit photographies de tatouages représentatifs d’une nouvelle génération de tatoueurs font apparaître formes, compositions et traits inédits ; tandis que le film Mainstream Mode s’arrête sur les tendances actuelles.

Des œuvres inédites

En outre, 32 œuvres, spécifiquement produites pour l'exposition viennent ponctuer le parcours :

  • 13 tatouages, ou projets fantasmés, ont été produits par des maîtres de l’art – représentants du tatouage contemporain – sur des volumes de jambe, de buste ou de bras en silicone ;
  • Des toiles vierges ont été confiées à 19 tatoueurs du monde entier afin de réaliser des projets de tatouage. Dans l’application classique du bodysuit japonais –costume corporel de tatouages traditionnels pouvant aller jusqu’aux poignets et aux chevilles –, les tatoueurs ont réalisé ces projets sur toile, à l’encre, à l’acrylique, à l’aquarelle, à la mine de plomb ou au feutre, avec plus ou moins de réalisme.
(10) Tatouage, Chimé, silicone. France, 2013. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(10) Tatouage, Chimé, silicone. France, 2013.
(11) Tatouage, Filip Leu, silicone. Suisse, 2013. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(11) Tatouage, Filip Leu, silicone. Suisse, 2013.
(12) Projet de tatouage, Alex Binnie, peinture sur toile de lin. Royaume-uni, 2013. - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
(12) Projet de tatouage, Alex Binnie, peinture sur toile de lin. Royaume-uni, 2013.

Partenaires médias de l'exposition