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23 octobre

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Regards comparés : identités françaises et immigrations

du 17 au 22 octobre 2006

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Le Comité du Film Ethnographique lance une nouvelle édition des Regards Comparés intitulée cette année « Identités françaises et immigrations ». Organisée en collaboration avec le musée de l’Homme, le musée du quai Branly et le CNRS, cette manifestation souhaite mettre en relation différentes représentations de l'émigration, de ses composantes et de ses circonstances. Confronter les visions réciproques des « immigrés » et des « nationaux » à partir des premières images filmées de ces phénomènes jusqu'aux rencontres contemporaines au cours desquelles les regards se croisent et s'interrogent.

Les thématiques du programme

"Après la Première Guerre mondiale, crises politiques et crises économiques"

- Images d'archives rapportant les premiers regards « français » sur les réalités « étrangères », migrations économiques européennes (Polonais, Belges et Italiens), exotiques (notamment pour les expositions coloniales), présence des troupes coloniales en France, premières implantations de travailleurs venus d'Asie et migrations politiques : Russes blancs, Arméniens, Juifs d'Europe centrale, Républicains espagnols...

"Les séquelles de la Seconde Guerre mondiale"

- Raisons d'un départ : crises politiques, économiques, décolonisation et guerres d'Indépendance, émigrations portugaises, maghrébines, "indochinoises"...
- Conditions de voyage et arrivée en France : frontières, passeurs, clandestinité ; les différences culturelles ; la loi et ses détours
- Défaillances de la mémoire

"Du bidonville au quartier"

- Modalités d'accueil, d'insertion, de vie : du bidonville à la périphérie ; répression, ségrégation, assimilation ; l'école, la formation, la seconde génération et la politique
- Films du point de vue migrant
- Films de réflexion sur l'émigration
- Films de fiction (extraits) permettant un certain parcours à travers différentes mises en scène possibles de l'extranéité

Les projections, alternativement au musée de l’Homme et au musée du quai Branly, seront accompagnées de discussions auxquelles les spectateurs sont largement conviés à participer. Des spécialistes de ces questions de migration seront présents pour partager leur expérience. Les débats sont destinés à participer à la réflexion générale sur les modalités constitutives de notre culture, de notre société. Ils sont également indispensables pour une reconsidération du langage de l'image comme construction et déconstruction de la réalité : relativité des perspectives et des regards seront ici à l'épreuve.

contact : comité du film ethnographique
01 47 04 38 20
cfe(at)mnhn.fr
www.comite-film-ethno.net

programme détaillé

mardi 17 octobre, 18h30 - musée de l'Homme

ouverture

Afrique sur Seine
la vie de Sénégalais, Africains (artistes, étudiants), à Paris : nostalgie, rencontres et échanges.
Paulin Soumanou Vieyra, Jacques Mélo Kane, Mamadou Sarr et Robert Caristan – 1955 - 21’ – vidéo, couleurs, vo, distribution : Jeanick Le Naour, Culture France

Paris c’est joli
C’est l’anecdote d’un jeune clandestin africain qui tire le diable par la queue, tout en rassurant sa famille par une carte postale qui dit : Paris c’est joli.
Inoussa Ousseini – 1974 - 18’

princes noirs de Saint-Germain-des-Prés
une écriture rapide pour cette courte satire d’une jeunesse africaine débarquée sans ressources sur le pavé parisien.
Ben Diogaye Beye – 1975 - 14’

une femme pour Souleymane
Souleymane, un jeune Sénégalais arrivé à Paris depuis trois ans, tente de surmonter sa solitude. Alors, il s’invente une autre vie, une vie ordinaire…
Dyana Gaye – 2000 - 25’

mercredi 18 octobre, 10h à 13h - musée du quai Branly

images d’archives

un siècle d’immigration en France
Ils arrivent de toute l’Europe en France par vagues dès 1870. Ils sont employés aux travaux les plus durs et n’ont qu’un seul objectif : s’intégrer.
Medhi Lallaoui – 1997 - 56’

Paris couleurs, un siècle d’immigration en images
Une compilation d’archives filmiques montre comment les migrants ont été vus par les actualités cinématographiques puis télévisées tout au long du siècle. Le film retrace une histoire des représentations, des clichés et des stéréotypes.
Éric Deroo et Pascal Blanchard – 2002 - 52’

nouvelle patrie
Devant le manque de main-d’œuvre, par suite du départ des prisonniers allemands, arrivent des immigrés dans les exploitations agricoles françaises.
Armand Chartier – 1949 - 25’

mercredi 18 octobre, 14h à 18h - musée du quai Branly

après la Première Guerre Mondiale : crises politiques et crises économiques

traces d’un Paris yiddish
Dans le Marais, à Belleville et autour de la Bastille, lieux traditionnels d’implantation de la communauté ashkénaze, les enfants des émigrants juifs d’Europe centrale arrivés à Paris avant-guerre se souviennent.
Hervé Liotard-Vogt – 1985 - 52’

immigration polonaise dans le nord Pas de Calais
Joseph Tournel, vieux militant syndicaliste, part à la recherche des traces laissées par l’immigration polonaise des années 20. Retour sur le cheminement de ces hommes et de ces femmes, leurs luttes, leur intégration et la préservation de leur identité.
Jean-Michel Barjol – 1987 - 52’

Stolat
Des étudiants cinéastes de Papouasie-Nouvelle-Guinée choisissent de faire un film sur le troisième âge en France. Leur quête les conduira à un fringant jeune homme de quatre-vingts ans d’origine polonaise. Sans la plus petite bribe de langue commune, ils vont communiquer et même bien s’entendre.
Byke Johnstone, Martin Maden et Pengau Nengo - 1985 - 20'

mémoire arménienne (troisième partie)
témoignages d’émigrés arméniens sur leurs années en France et leurs nouvelles conditions d’existence.
Jacques Kebadian – 1991 - 53'

mercredi 18 octobre, 20h - musée de l’Homme

après la Première Guerre Mondiale : crises politiques et crises économiques

un siècle d’intégration – je viens d’Italie
Fils ou petit-fils d’immigré en compagnie du parent venu s’installer en France, ils nous font découvrir leur histoire et les raisons de leur départ.
Véronique Mériadec – 2004 - 26’

Gabrielle, Sylvain, Amédée et autres maçons migrants de la Creuse
Au XIXe siècle, les maçons des chantiers de Paris venaient de la Creuse, après 1945, ils céderont leur place aux Italiens et aux Portugais.
Catherine Varoqui – extrait - 1990

come prima
Ils ont quitté l’Italie pour la Lorraine, les années ont passé et les hauts-fourneaux n’existent plus que dans leurs mémoires et sur quelques photos.
Frédérique Cantu – 1994 - 24’

l’héritière (en quête d’Italie)
Sophie est italienne de la troisième génération. A 25 ans elle veut en finir avec les fantasmes et se réapproprier enfin son histoire.
Pierre-Yves Moulin - 2005 - 52’

jeudi 19 octobre, 10h à 13h - musée du quai Branly

après la Première Guerre Mondiale : crises politiques et crises économiques

no pasaran, album souvenir
Le réalisateur raconte l’histoire des réfugiés de la guerre d’Espagne et revient dans un registre qui est le sien : la reconstitution d’un passé, d’un parcours, à partir de bribes de souvenirs.
Henri-François Imbert – 2003 - 70’

celui qui chante, son mal enchante
« Mon père, républicain espagnol et ébéniste, chantait en travaillant. Ces chansons tristes ou gaies, mais toujours chantées en espagnol, me disaient que chez moi nous n’étions pas tout à fait français », Linda Ferrer-Roca.
Linda Ferrer-Roca – 2005 - 49’

jeudi 19 octobre, 14h à 18h - musée du quai Branly

après la Première Guerre Mondiale : crises politiques et crises économiques

le dernier carré de l’empire
La vie quotidienne des exilés russes arrivés à Paris après la Révolution d’Octobre. Interviewés et filmés dans leur vie quotidienne, ils évoquent leur voyage, leur reconversion professionnelle et la survivance de leurs traditions.
Alain Tanner – 1996 - 23’

Dia Dia Pavlik - mon oncle de Russie
À Nice, pendant les Pâques russes, le fils d’un contre-amiral de la flotte impériale raconte, à sa nièce, son histoire traversée par la révolution de 1917.
Elizabeth Kapnist – 1982 - 58’ – vidéo, vo française

Olga préfère François, histoires russes en France
rencontres entre Russes de France issus de différentes vagues  d’immigration. Ils témoignent dans leurs échanges d’un même attachement à leur pays d’origine, et parfois de ses excès.
Alexis Kavyrchine – 72’ – 2002

jeudi 19 octobre 20h - musée de l’Homme

les séquelles de la Seconde Guerre Mondiale

O Salto
Antonio rêve de faire le saut, de quitter le Portugal pour échapper à la guerre colonialiste et trouver du travail en France.
Christian de Chalonge – 1980 - 85’

la photo déchirée
Au début des années 60, des milliers de Portugais débarquent clandestinement en France. Ils fuient la misère et la répression. Trente ans après, le réalisateur part à la recherche des histoires de son enfance et enquête pour comprendre ce qui a provoqué cette émigration sans précédent.
José Vieira - 2001 - 53'

vendredi 20 octobre 10h à 13h - musée du quai Branly

les séquelles de la Seconde Guerre Mondiale

un siècle d’intégration – je viens du Portugal
Fils ou petit-fils d’immigré en compagnie du parent venu s’installer en France, ils nous font découvrir leur histoire et les raisons de leur départ.
Véronique Mériadec – 2004 - 26’

le pays où l’on ne revient jamais
partir, devenir, revenir – voilà le rêve de tout immigrant. Mais avec le temps, ce rêve se dilue dans l’immigration. Et lorsque le jour du retour arrive, s’il arrive un jour, il s’agit d’une seconde rupture, une réadaptation au pays d’origine qui n’est plus tout à fait le même que celui que l’on a quitté.
José Vieira – 2005 - 52’

explication des salamandres
Pour mettre au jour les mobiles de l’exil de sa famille en France, Maria Pinto est amenée à retourner au Portugal et à questionner l’origine du roman familial.
Maria Pinto – 2006 - 52’

vendredi 20 octobre 14h à 18h - musée du quai Branly

les séquelles de la Seconde Guerre mondiale

un ticket de métro pour la Chine
À travers les témoignages d’Asiatiques de diverses nationalités, d’historiens et d’habitants du XIIIe arrondissement, le film traite de la façon dont ces immigrants se sont organisés pour recréer dans ce quartier les conditions de vie qui leur sont familières, reproduisant ses règles, ses valeurs, ses traditions.
Michaëla Watteaux – 1986 - 51’

ma vie est mon vidéo-clip préféré
Ren Liping est née à Zhejiang en Chine. Elle arrive en France à l’âge de 17 ans. Comme beaucoup de Chinois, elle pense que la vie y sera meilleure.
Show-Chun Lee – 2004 - 48’

des kurdes et des chinois à Paris
À Paris, les vagues d’immigrations les plus récentes, autrement dit turque, chinoise et kurde bouleversent quotidiennement les pratiques de solidarité communautaire et le milieu du travail clandestin, plus particulièrement dans les domaines de la confection et de la restauration rapide.
Emmanuel Laborie – 2000 - 26’

Mékong sur Seine
Ils arrivent du Cambodge, du Vietnam ou du Laos. Ils ont quitté les camps de réfugiés de Thaïlande pour débarquer à Paris. Une nouvelle vie commence, ponctuée par les gongs des Pagodes et encadrée par les réseaux de solidarité très actifs, mais impuissants à guérir la maladie de la nostalgie.
Tanete Pong Masak, Heriyanti Darsono, Knud Fischer Moller – 1998 - 21’

Du Cambodge à Annonay, trente ans de vie d’une communauté réfugiée
Entre 1976 et 1984, plusieurs dizaines de familles cambodgiennes se sont réfugiées à Annonay. Autour de témoignages et d’anecdotes, le film raconte leur départ, leur arrivée et leur accueil ainsi que leur intégration par le travail.
réalisation collective Atelier – 2003 - 43'

vendredi 20 octobre 20h - musée de l’Homme

les défaillances de la mémoire

Mechti, le dernier combat
Portrait d’un vieil homme résolu à lutter jusqu’au bout pour faire valoir ses droits à sa pension d’ancien combattant uniquement dans le but de permettre à sa famille de vivre mieux au Maroc. Pour cela, il est obligé de vivre neuf mois en France, seul, dans un foyer Sonacotra.
Jean-Claude Cheyssial – 2005 - 51’

17 octobre 1961, une journée portée disparue
Le film lève le voile sur les événements du 17 octobre 1961 longtemps passés sous silence par les autorités françaises. Deux cents Algériens ont été tués (noyés, torturés) cette nuit-là et les jours suivants par les forces de police.
Phillip Brooks et Alan Hayling – 1992 - 52'

samedi 21 octobre 10h à 13h - musée de l’Homme

les séquelles de la Seconde Guerre mondiale

mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin : père, mère, enfants (deux premiers épisodes)
« Ce film est le récit de mon voyage au cœur de l’immigration maghrébine, en France. L’histoire des pères, des mères, des enfants, l’histoire de mon père, de ma mère, mon histoire. Le cinéma m’a prêté une identité, celle de réalisatrice, pour reconstruire celle que je négligeais, fille d’immigrés », Yamina Benguigui.
Yamina Benguigui – 1997 - 110’

samedi 21 octobre 14h30 à 18h30 - musée de l’Homme

du bidonville au quartier

étranges étrangers
En 1970, un collectif de journalistes et de cinéastes découvre et filme les conditions de vie, parfois épouvantables, des travailleurs immigrés au sein du département de la Seine-Saint-Denis.
Marcel Trillat et Frédéric Variot – 1970

chambre 24
Saint-Denis, un foyer africain. Ils sont 17 Sénégalais, du même village, à avoir laissé femmes et enfants au pays. Ils partagent tous la chambre 24.
Yacine N’Sidibe Ztage – 1990 - 18’

le foyer de monsieur Belmana
… Ou comment les mots d’un père nous racontent l’histoire d’une vie passée loin des siens.
Murielle Schulze – 2003 - 17’

hommes au foyer
Entre le périphérique et le cimetière des Batignolles à Paris, le foyer des Épinettes accueille depuis 20 ans des travailleurs originaires du Mali et du Sénégal.
Emmanuelle Destremau et Clémentine Deroudille – 2004 - 52’

samedi 21 octobre 20h30 - musée de l’Homme

du bidonville au quartier

les gens des baraques
En 1970, plus de cent bidonvilles encerclaient encore Paris. À Saint-Denis, Robert Bozzi tourne un documentaire sur ces taudis pour le PCF. Obsédé par les images qu’il a tournées, il décide vingt-cinq ans après de retrouver ces gens des baraques et de savoir ce qu’ils sont devenus.
Robert Bozzi – 1995 - 88’

ici y a pas la guerre
Le quartier Barbès a mauvaise réputation. Pourtant ici, foi d’habitants, « on se sent comme au pays », qu’il s’agisse du « pays » des Antilles, de l’Italie, de l’ex-Yougoslavie, du Maghreb ou de l’Afrique noire.
Jean Arlaud – 1998 - 88’

dimanche 22 octobre 10h à 13h - musée de l’Homme

du bidonville au quartier

la mémoire dure
Ils viennent du Mali, d’Algérie, de Guinée, du Liberia, de Chine, ils ont entre six et onze ans. Arrivés en France à la faveur du regroupement familial ils ne parlent pas français. Pendant neuf mois, la réalisatrice suit leur initiation linguistique dans une école primaire de Paris.
Rossella Ragazzi (Italie) – 2000 -  80’

le bateau monde
Les élèves de la « classe d’accueil » du collège Pierre-Sémard de Bobigny viennent du monde entier et ne parlent pas français. Embarqués depuis peu dans l’univers de l’école, leurs jeunes professeurs construisent au jour le jour leur pédagogie.
Elisabeth Grelier – 2003 - 26’

samedi 21 octobre 14h30 à 18h30 - musée de l’Homme

politiques…

tolérance Intolérance
Mathilde, militante d’extrême droite, dans le cadre d’une émission télévisée, doit passer quatre jours dans une famille française d’origine algérienne. Est-ce que le thé à la menthe fera partie un jour des traditions culinaires françaises de Mathilde ?
Lorène Debaisieux – 2001 - 26’

rêves de France à Marseille
campagne des élections municipales à Marseille : combien d’enfants issus de l’immigration récente, celle qui gêne, figureront en position éligible sur les différentes listes et seront parmi les cent-un conseillers municipaux ?
Jean-Louis Comolli et Michel Samson – 2002 - 105’

Kofi, un africain en France
portrait de Kofi Yamgnane, maire du village breton de Saint-Coulitz, à travers ses rapports avec ses administrés. Elu avec 54% des voix, Yamgnane, d’origine togolaise, est le premier maire français noir. Nommé secrétaire d’Etat à l’intégration pendant le tournage du film, il tente de concilier ses deux fonctions.
Carlyn Saltman et Beth Epstein – 1993 - 58’

programme établi sous toute réserve.