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24 novembre

mois du film documentaire

Films primés au festival international Jean Rouch 2010 - 29e Bilan du Film Ethnographique.

Organisé en collaboration avec le comité du Film Ethnographique

salle de cinéma

  • le 6 et 7 novembre
  • entrée libre dans la limite des places disponibles

A l’occasion de cette nouvelle édition du Mois du film documentaire, la médiathèque du musée du quai Branly propose en collaboration avec le Comité du Film Ethnographique une rétrospective exceptionnelle des grands films documentaires qui ont marqué le Festival International Jean Rouch 2010 – 29e Bilan du film ethnographique.

Tous les films projetés seront également consultables dans les salles de lecture de la médiathèque : salle d’étude et de recherche – salon de lecture Jacques Kerchache.

ouvrir et télécharger le programme du mois du film documentaire (format pdf, 290 ko, nouvelle fenêtre)

Shooting with mursi

© Ben Young

Samedi 6 novembre à 14h

Salle de cinéma

projection du film Shooting with Mursi (Ethiopie)
Ben Young et Olisarali Olibui (Royaume-Uni, Ethiopie)
54 min, 2010, vidéo, couleur. Version originale anglaise.

Mention spéciale pour l’auteur et cameraman Olisarali Olibui

Faisant face au double défi des guerres tribales contre leurs voisins et du plan gouvernemental pour créer une réserve de chasse, les Mursi luttent pour se protéger eux-mêmes ainsi que leur mode de vie. Un membre de la tribu, kalachnikov dans une main, caméra dans l’autre, montrent la vie de sa communauté, leur différence et comment ils font face aux pressions du monde extérieur.

 

Bilal

© Sourav Sarangi

Samedi 6 novembre à 14h

Salle de cinéma

projection du film Bilal (Inde)
Sourav Sarangi (Inde)
88 min, 2008, vidéo, couleur. Version originale sous-titres anglais.

Mention spéciale du Jury

Bilal peut voir mais pas ses parents. Il a juste trois ans et comprend à peine ce qu’est d’être aveugle. Il a aussi un petit frère Hamza. Dans la pénombre d’une petite chambre, il joue au jeu curieux du voir et du non voir. Voisins et parents sont autour. Le film suit pendant un an le quotidien d’amour partagé, de jeux, de cruauté et d’espoir.

 

Pour le meilleur et pour l'oignon

© Adalios

Samedi 6 novembre à 17h

Salle de cinéma

projection du film Pour le meilleur et pour l'oignon (Niger)
Sani Elhadj Magori (Niger)
2008, 52 mn, vidéo, couleur. Version originale sous-titres français.

Prix FATOUMBI, décerné à un premier film d’anthropologie – Société Française d’Anthropologie Visuelle

Le violet de Galmi, l’oignon nigérien, irrigue les marchés ouest-africain avec ses 400.000 tonnes produites par an. A Galmi même, Salamantou attend son mariage depuis deux ans. Pressé par la belle-famille et les commérages du village, son père Yaro se décide : « le mariage aura lieu à la récolte ! » Yaro sait que pour honorer cet engagement, il doit cette fois-ci produire plus, et vendre plus cher.

Shaman tour

© Laetitia Merli

Samedi 6 novembre à 17h

Salle de cinéma

projection du film Shaman tour (Mongolie)
SLaetitia Merli (France)
2009, 63 mn, vidéo, couleur. Version originale sous-titres français

Prix MARIO RUSPOLI - Service du livre et de la lecture, Direction générale des média et des industries culturelles, Ministère de la Culture et de la Communication En présence de la réalisatrice

La Mongolie, qui est restée longtemps fermée aux voyageurs, s'ouvre aujourd'hui au marché libéral et est visitée par des touristes du monde entier. Quelles sont les interactions entre les touristes et les éleveurs nomades, les uns rêvant d'un monde "authentique" peuplé de rennes et de chamanes, les autres s'ouvrant au capitalisme et rêvant de la société de consommation ? Le film présente le point de vue d'une famille d'éleveurs de rennes dont la mère est une chamane réputée et qui aujourd'hui vit essentiellement des retombées du tourisme. Amie de la famille depuis de nombreuses années, la réalisatrice se fait la confidente de la chamane qui lui expose ses réflexions, stratégies de survie et plans d'avenir.

Flacky et camarades

© Aaron Sievers

Dimanche 7 novembre à 13h

Salle de cinéma

projection du film Flacky et camarades (France)
Aaron Sievers (Allemagne)
2008, 103 min, vidéo, couleur. Version originale française.

Prix du PATRIMOINE IMMATERIEL – Mission à l’ethnologie, Ministère de la Culture et de la Communication

Film collectif sous la direction de Pierre Gurgand, Marie-Jo Aiassa, Gilles Brunet. Entre 1976 et 1983, sont organisés des stages de formations et de réalisation de cinéma direct dans le nord de la France. Essais pour préserver le souvenir des images des houillères et de deux qui ont travaillé, souffert et vécu. En 2003, on remet en état ces images fragiles afin de les maintenir dans l’originalité de leur entreprise.

A por por funeral for ashirifie

© Steven Feld

Dimanche 7 novembre à 15h

Salle de cinéma

projection du film A por por funeral for ashirifie (Ghana)
Steven Feld (USA)
2009, 58 min, vidéo, couleur. Version originale sous-titres anglais.

Prix BARTOK – Société française d’ethnomusicologie

Por por est une musique de klaxons spécifique au syndicat des chauffeurs de bus et de taxis dans les faubourgs de la ville d’Accra au Ghana. Cette musique est uniquement jouée lors des funérailles des chauffeurs du syndicat semblable à celle des funérailles jazzy des musiciens de la nouvelle Orléans.

La danse des wodaabe

© Sandrine Loncke

Dimanche 7 novembre à 15h

Salle de cinéma

projection du film La danse des Wodaabe (Niger)
Réalisation, son et montage : Sandrine Loncke (France) Chef opérateur : Charlotte Krebs. Seconde caméra : Thomas Delgado Avec le soutien du Centre de Recherche en Ethnomusicologie (LESC, CNRS), du Ministère de la Culture, de la Société Française
90 min, 2009, vidéo, couleur. Version originale sous-titres français.

Prix NANOOK – JEAN ROUCH – CNRS Images Second Prix du Festival du Film de chercheur En présence de la réalisatrice

Au cœur du Sahel nigérien, loin de tout “goudron”, des milliers de Peuls nomades wodaabe se réunissent chaque année pour un vaste rassemblement cérémoniel : la geerewol. Sept jours et sept nuits durant, suivant le cycle du soleil, deux lignages adverses vont se livrer une véritable guerre rituelle, avec pour seules armes le chant et la danse. L’enjeu de cette guerre, son but avoué : le vol des femmes. Son ultime finalité : se séparer dans la paix. Pour les Wodaabe, l’abandon de ces cérémonies, seul lieu de rassemblement où se tisse le lien communautaire qui relie les nomades, signerait leur dissolution en tant qu’entité culturelle originale. Fruit de nombreuses années de recherche, le film se met à l’écoute des acteurs du rituel pour tenter d’en décrypter la signification profonde, à une heure où la crise écologique qui touche de plein fouet le Sahel rend l’organisation de tels rassemblements de plus en plus problématique.