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31 octobre

Yaranegh, d'Amine Ait Ouaret © Ateliers Varan (Algérie)
Là où le soleil se couche tôt © Ateliers Varan (Venezuela)
Triste année, de Magdaleno Nina © Ateliers Varan (Bolivie)

les Ateliers Varan : les séances de la saison 2009-2010

films de l'atelier Vietnam

depuis 2004, des ateliers se déroulent à Hanoï et à Hô Chi Minh Ville. Une vingtaine de jeunes réalisateurs ont fait leurs premières armes, caméra à la main et nous font découvrir, à travers leur approche cinématographique nouvelle et personnelle, les réalités du pays. Il en ressort des films affranchis des carcans idéologiques et formels, où s’exprime le regard de la jeune génération sur une société vietnamienne en totale rupture avec le passé.

les projections seront présentées et suivies d’un débat animé par Christine Seghezzi, réalisatrice, en présence des réalisatrices Tham Nguyen Thi et Doan Thi Hông Lê, ainsi que de Sylvie Gadmer et Aurélie Ricard, coordinatrices de l’atelier.

vendredi 19 juin 2009 à 18h30

  • grand-père et petit-fils (hai ong chau) de Tham Nguyen Thi (29’ - 2006)

pendant la période de la moisson, Tham retourne dans le village dont sont originaires ses parents pour réaliser un film sur le statut et le rôle du fils aîné dans la famille traditionnelle vietnamienne. Elle y retrouve un cousin à qui le grand père tente d'expliquer l'histoire familiale, les traditions, les privilèges et les devoirs du fils aîné. Le petit-fils, contrairement à ceux de sa génération partis en ville, a accepté son destin de rester à la campagne. Mais pourtant, certaines traditions lui semblent maintenant appartenir à une époque définitivement révolue.

  • la ruelle (con hem) de Nguyen Viêt Anh Thu (26’ - 2005)

Nous sommes des étudiants venus de loin pour faire des études en ville. Nous vivons ensemble dans un appartement. Nos débuts difficiles nous ont amenés à vivre isolés des voisins, jusqu'au jour où je me suis décidée à sortir. Tout près de chez nous, dans la même ruelle, existent aussi des difficultés que nous ignorons.

Etoiles & toiles d'Asie, Lyon, 2006

  • la ruelle (con hem) de Nguyen Viet Anh Thu  (env 50’- 2009) - sous réserve 

trois ans après, la réalisatrice est retournée dans la ruelle du quartier populaire de Ho Chi Minh Ville, Saïgon, où elle a réalisé son premier film. Dans la ruelle, les habitants vivent en marge du développement économique de la mégapole du Sud. Pour ceux qui vivent là, le souci quotidien c’est l’argent. Ils subsistent grâce à l’économie parallèle : commerces de rue, petits trafics, usure, emprunts auprès des banquiers des pauvres… Une autre face de la société vietnamienne.

samedi 20 juin 2009 à 18h30

  • papa est rentré (Cha da vê) de Doàn Gia Mân (41’ - 2004 )

le travail à la campagne ne suffisant plus, beaucoup de paysans se rendent à Hanoi pour vendre leur force  de travail. Journaliers, ils attendent dans les rues de la ville qu’on leur propose une tâche. Après des travaux particulièrement pénibles, certains décident de rentrer à la campagne retrouver femme et enfants. Le personnage principal, entouré de voisins, nous livre les difficultés et les différences de condition de vie entre la ville et la campagne.

Festival du court-Métrage de Clermont-Ferrand, 2005

Festival de Namur, Belgique, 2005

  • à qui appartient la terre ? de Doan Thi Hông Lê (titre provisoire - env 50’- 2009)

le film se passe dans la région agricole de Quang Nam, à quelques kilomètres de la ville de Da Nang, base portuaire américaine pendant la guerre du Vietnam, où se sont déroulés des combats parmi les plus sanglants. Aujourd’hui, l’Etat a décidé la modernisation de toute la zone côtière et l’implantation de vastes complexes touristiques, obligeant les paysans à quitter leurs terres. Dans le village de Dien Ngoc, les paysans ont dû céder leurs rizières et des investisseurs américains y ont construit un terrain de golf.
Le film relate les réactions des habitants, dont la plupart ont participé à la lutte de libération.

2 séances de projection en accès libre, dans la limite des places disponibles
salle de cinéma du musée

image extraite du film C'est à Constantine, de Bahia Bencheikh El-Fegoun © Ateliers Varan (Algérie)
C'est à Constantine, de Bahia Bencheikh El-Fegoun © Ateliers Varan (Algérie)
image extraite du film Dona Helena, de Cesar Alarcon © Ateliers Varan (Bolivie)
Dona Helena, de Cesar Alarcon © Ateliers Varan (Bolivie)
image extraite du film Notre Simon Bolivar © Ateliers Varan (Venezuela)
Notre Simon Bolivar © Ateliers Varan (Venezuela)

films de l'atelier Algérie

vendredi 3 avril 2009, à 18h30

En 2007-2008, à l'initiative de deux anciens stagiaires des Ateliers Varan et en partenariat avec les associations Kaïna cinéma, Etouchane et Cinéma et Mémoire, un atelier à destination de jeunes réalisateurs algériens s’est tenu à Bejaia sur une période d’un an.

La projection sera présentée et suivie d’un débat animé par Christine Seghezzi, réalisatrice, en présence des réalisateurs Amine Ait Ouaret (sous réserve), Abdennour Ziani, Meriem Bouakaz et Bahia Bencheikh El-Fegoun.

  • Yaranegh (entre nous), d’Amine Ait Ouaret (19 mn)

Lors de la commémoration des événements du 20 Avril 2001 en Kabylie (appelé « Printemps Noir »), le réalisateur revient dans son village d’origine. A travers ce film, il rend hommage aux jeunes villageois qui ont compris qu'eux seuls peuvent décider du devenir de leur communauté, pour s’offrir une bouffée d’air dans un monde étouffé par les traditions et la hiérarchie des aînés.

 

  • Fatah, d’Abdennour Ziani (13 mn)

Fatah, poète de notre temps.

 

  • Harguine Harguine, de Meriem Bouakaz (24 mn)

Pourquoi veulent-ils tous partir coûte que coûte, acceptant tous les risques ? Qu’est ce qui les pousse à fuir leur pays ? Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à choisir cette voie ? Que cherchent-ils ? Quel est donc ce rêve pour lequel ils sont prêts à mourir ?

 

  • C’est à Constantine, de Bahia Bencheikh El-Fegoun (30 mn)

Bahia Bencheikh El-Fegoun est Constantinoise et vis à Alger depuis 7 ans. A 30 ans, elle retourne dans sa ville natale et s’aperçoit qu’elle ne connaît pas sa propre ville, Constantine… A travers l’histoire de sa famille, le film pose le questionnement de toute une génération par rapport à ses racines et dresse un état des lieux identitaire de l'Algérie.

films de l’atelier Venezuela

vendredi 16 janvier 2009 à 18h30

En 2002 a eu lieu un Atelier Varan au Venezuela. Trois des films réalisés ont été sélectionnés dans de nombreux festivals de cinéma documentaire en Amérique du Sud, mais aussi en Europe :

  • Notre Simon Bolivar, de Reinaldo Belandria (2002, 30 mn, vostf)

La politique nationale jugée par les habitants d’un quartier populaire de Mérida, au Venezuela

  • Là où le soleil se couche tôt, de Camilo Pineda (2002, 30 mn, vostf, 1er prix du Festival La nature dans tous ses arts en 2004)

Dans l’exubérance des paysages vénézuéliens, le quotidien de trois vieux paysans, ponctué par la présence d’une de leurs nièces.

  • Les noces de Blanco, de Patricia Ortega (2002, 31 mn, vostf, Meilleur court-métrage documentaire à la CNAC, Centre National de Cinéma Indépendant, de Caracas en 2004)

Adela a 80 ans et Blanco 92. Ils construisent leur couple et préparent leur mariage... à la maison de retraite.

films de l'atelier Bolivie

vendredi 10 octobre 2008, à 18h30

Le premier Atelier Varan Bolivie a eu lieu en 1983, au lendemain des premières élections démocratiques après des années de dictature militaire.

A cette époque, les réseaux de communication de la Bolivie étaient extrêmement sommaires (peu de routes et de lignes de chemin de fer ; une télévision publique au service de la propagande militaire). Pour informer les campements des mines de la situation du pays, leur syndicat avait créé la légendaire « Radio des mineurs ». Il souhaitait désormais qu’un réseau de cinéma et d’audiovisuel soit mis en place parallèlement à cette radio.

Vingt jeunes mineurs et fils de mineurs venus de tout l’Altiplano ont ainsi réalisé des films sur leurs réalités, qu’ils diffusaient lors de projections itinérantes dans les différents campements du pays.

Ces petits films réalisés autrefois sont aujourd’hui la mémoire de cette période révolue. Aujourd’hui la plupart des mines ont fermé et l’Atelier s’est installé à La Paz pour élargir ses activités aux secteurs urbains et paysans.

  • Dona Helena, de Cesar Alarcon (1983, 20 minutes, vostf)

Les Palliris sont les glaneuses qui récupèrent, à la sortie des galeries, quelques éclats de minerai. Pauvre parmi les pauvres, Dona Helena travaille et vit dans la plus haute mine de Bolivie à près de six mille mètres d’altitude.

  • Triste année, de Magdaleno Nina (1983, 20 minutes, vostf)

Deux jours à observer Don Valentin, pasteur quechua de lamas et brebis des hauts plateaux.

  • Carreras, film collectif (1983, 10 minutes, vostf)

La compétition annuelle entre les campements miniers, ou comment passer le plus rapidement possible de 4 000 à 2 000 mètres sur quatre roues et sans moteur.