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17 septembre

Affiche de Stormy Weather © Action Gitanes

Le siècle du jazz

cycle de cinéma

The Cool World, de Shirley Clarke © 1964, Zipporah Films
Big Ben, de Johan van der Keuken © Medici Arts international
La femme aux chimères, de Michael Curtiz © Action Gitanes
Stormy Weather, d'Andrew L. Stone © Action Gitanes

Musique populaire et savante, le jazz a naturellement grandi avec le cinéma. Et, dès le milieu des années 40, le jazz est même devenu un carburant indispensable au cinéma, avant d’accélérer, à la fin des années 50, sa conquête de liberté et de modernité.

Sans avoir la prétention de faire le tour de la question, cette programmation, qui accompagne l’exposition Le Siècle du jazz, cherche à explorer les nombreuses facettes de cette relation passionnée et complexe, entre deux formes d’art qui incarnent définitivement le XXème siècle.

Documentaires, fictions, courts, longs-métrages, couleur, noir et blanc, jazz dansant, style jungle, be-bop, free jazz, Charlie Parker, Chet Baker, John Cassavetes, Clint Eastwood, Cecil Taylor, Martin Scorsese, voici toute la gamme des styles, des formes, des personnalités, des approches qui s’entrecroisent dans ce parcours aux entrées multiples et qui font voisiner aisément classiques et films rares. Autant d’incitations à se laisser entraîner par les rythmes, les accents, les sons pour mieux plonger dans la jungle touffue des jazz au cinéma.
Thierry Jousse

15 séances, 23 films
salle de cinéma
accès libre dans la limite des places disponibles

jeudi 14 mai

18h30

  • Ascenseur pour l'échafaud, de Louis Malle, France, 1957, 1h30, NB, VF

avec Jeanne Moreau, Maurice Ronet Georges Poujoly et Lino Ventura

séance présentée par Thierry Jousse

Mythique, Ascenseur pour l’échafaud, le premier long-métrage à part entière de Louis Malle, l’est à plusieurs titres. D’abord, par son renouvellement des codes du film noir qui annonce la révolution de la Nouvelle Vague, ensuite, par son casting qui réunit Jeanne Moreau, Maurice Ronet et Lino Ventura à leurs débuts, mais, surtout, par sa bande originale enregistrée en une nuit par un Miles Davis de passage à Paris et en état de grâce, accompagné par quelques sidemen français pour la plupart. Ici, c’est la musique qui donne le ton et qui accentue le climat nocturne et angoissé de ce film devenu définitivement un classique.

vendredi 15 mai

18h30

  • Quatre jours à Ocoee, documentaire de Pascale Ferran, France, 2000, 1h55, coul., VF

en présence de Pascale Ferran (sous réserve)

Quatre Jours à Ocoee est un des rares documentaires sur le jazz et, même sur la musique en général, qui filme en direct le processus de création à l’œuvre pendant l’enregistrement d’un disque. Excursion très réussie hors de la fiction pour la cinéaste Pascale Ferran (réalisatrice entre autres de Lady Chatterley), ce film subtil est centré sur la relation ambivalente entre deux musiciens, l’un Anglais, blanc et pianiste, Tony Hymas, l’autre Américain, noir et saxophoniste, Sam Rivers, le tout sous la houlette du producteur français Jean Rochard.

L’ensemble ne cache rien des négociations, accords et désaccords qui mènent au jaillissement d’une musique naturellement improvisée et claire comme le jour.

samedi 16 mai

14h

  • Big Ben (Ben Webster en Europe), documentaire de Johan van der Keuken, Pays-Bas,1967, 31 mn, NB, VOSTF

En 1967, le grand documentariste Johan van der Keuken filme quelques instantanés de la vie quotidienne du saxophoniste noir Ben Webster, une des grandes figures du jazz classique à l’égal d’un Lester Young ou d’un Coleman Hawkins, provisoirement installé à Amsterdam. Conçu comme une série d’esquisses plus que comme un portrait achevé, Big Ben met en scène, avec un imparable sens du présent, le musicien dans la nudité de son existence et dans sa relation intime à l’exil. Déplacé dans une ville étrangère, le corps de Ben Webster s’expose à nous avec une grande tendresse comme si sa musique découlait naturellement de sa présence unique.

  • The Cool World, de Shirley Clarke, USA, 1964, 1h45, NB, VOSTF

avec Hampton Clanton, Yolanda Rodríguez, Bostic Felton, Gary Bolling, Carl Lee

Dans un style proche du John Cassavetes période Shadows, la cinéaste Shirley Clarke réussit avec The Cool World à inventer une fiction située à Harlem, le quartier noir de New York. En réalité, fiction et documentaire conjuguent ici leurs forces pour capturer les gestes, les attitudes, les trajets de quelques personnages qui tentent de survivre et d’aimer en plein cœur de Harlem. Les rues, les immeubles, les façades ont aussi une présence incroyable qui, quarante cinq ans plus tard, n’a rien perdu de son actualité. Au total, The Cool World est peut-être avant tout le portrait instantané d’un quartier où les hommes et les femmes vivent et meurent sous les yeux d’une caméra mouvante et inspirée.

16h30

  • Shadows, de John Cassavetes, USA, 1961, 1h27, NB, VOSTF, projeté en version DVD

avec Ben Carruthers, Hugh Hurd, Lelia Goldoni, Anthony Ray, Rupert Crosse

Œuvre fondatrice du nouveau cinéma américain, Shadows, premier long-métrage de l’acteur John Cassavetes tourné dans les rues de New York, s’appuie sur l’improvisation comme méthode et comme principe fondateur. Pas étonnant que cette bouleversante ballade qui met en scène trois frères et sœurs en quête de leur identité raciale s’ancre dans le jazz, à la fois comme milieu et surtout comme carburant. Il faut dire que la musique, entièrement improvisée sur les images au beau noir et blanc granuleux, est signée Charles Mingus, largement relayé par le saxophoniste au son félin, Shafi Hadi. Ici, le jazz devient peu à peu un personnage à part entière, au diapason d’un film incroyablement jaillissant et moderne, plus de cinquante ans après son tournage.

  • Meurtre en do majeur, épisode de la série Johnny Staccato, USA, 1959, 30 mn, NB, VOSTF (attention, la projection de ce film initialement prévue à 16h30 est annulée)

19h

  • Don Cherry, documentaire de Jean-Noël Delamarre, Natalie Perrey, Philippe Gras, Horace Dimayot, France, 1967, 16 mn, NB

en présence du réalisateur Jean-Noël Delamarre

Peu montré, ce film déambulatoire met en scène le trompettiste Don Cherry, compagnon d’Ornette Coleman et précurseur de la world-music, récitant un de ses poèmes et jouant dans différents sites parisiens comme Notre-Dame ou le Louvre. Entre documentaire et affabulation, Don Cherry n’est pas exactement un portrait du musicien mais plutôt une mise en évidence limpide et ludique des pouvoirs du jazz quand il est le gage d’une totale liberté.

  • Le départ, de Jerzy Skolimowski, Belgique, 1967, 1h30, NB, VF

avec Jean-Pierre Léaud, Catherine Duport, Jacqueline Bir, Paul Roland

Jamais autant que dans Le Départ, premier film réalisé par le cinéaste polonais Jerzy Skolimowski hors de son pays natal (en l’occurrence en Belgique), sous le signe fulgurant de la jeunesse et de la vitesse avec la complicité inouïe de Jean-Pierre Léaud, le cinéma n’aura été aussi proche du free-jazz, sous l’influence de Krzystof Komeda, grand jazzman européen devant l’éternel et compositeur des premiers films de Polanski et Skolimowski. Free cinéma donc, où l’improvisation n’est pas littérale mais se résout en un art de la navigation à vue, de la composition instantanée dont Le Départ et son septette faramineux (Gato Barbieri, Don Cherry, René Urtreger, Jacques Thollot, Jean-François Jenny-Clark, Jacques Pelzer, Philippe Catherine) qui rythme les images syncopées du cinéaste, est sans doute l’exemple le plus inouï.

dimanche 17 mai

15h

  • Bird, de Clint Eastwood, USA, 1988, 2h45, coul., VOSTF, projeté en version DVD

avec Forest Whitaker, Diane Venora, Michael Zelniker, Samuel E. Wright

Biographie inspirée de l’immense saxophoniste alto, Charlie Parker, oiseau lunaire accessoirement inventeur du be-bop magistralement incarné par Forest Whitaker, Bird est d’abord et avant tout le cri d’amour d’un grand amateur de jazz, Clint Eastwood, pour une figure majeure de la musique afro-américaine.

Sophistiqué, ambitieux, poétique, le film d’Eastwood ne se contente pas de mettre en scène de manière minutieuse la vie de Charlie Parker, il parvient à saisir l’esprit d’une musique et d’une existence faite de ruptures et d’inventions, mélange de liberté musicale et d’aliénation à la drogue, jusque dans ses replis les plus intimes et les plus légendaires.

mardi 19 mai

17h

  • Jammin' the Blues, court-métrage de Gjon Mili, USA, 1944, 11 mn, NB

Proche des recherches futuristes et constructivistes, mais également photographe pour le magazine Life dès 1939, le photographe Gjon Mili réalise en 1944 le court-métrage Jammin’ the Blues sur proposition du grand producteur de jazz Norman Granz. Il s’agit essentiellement d’une jam-session qui réunit notamment Lester Young, Barney Kessel, Harry Sweets Edison ou Illinois Jacquet, filmée par Gjon Mili davantage comme un moment de fiction que comme une tranche documentaire prise sur le vif. La construction du cadre et la recherche d’une lumière irréelle donnent un écrin magique à cet instant musical immortalisé pour l’éternité.

  • Stormy Weather, de Andrew L. Stone, USA, 1943, 1h16, NB, VOSTF

avec Lena Horne, Bill Robinson, Cab Calloway, Katherine Dunham, Fats Waller, les Nicholas Brothers

Mystérieusement sous-estimé, en dépit de son importance historique, Stormy Weather, première comédie musicale entièrement interprétée par des artistes noirs, vaut beaucoup par ses merveilleux numéros. Des chansons interprétées par Lena Horne ou par le bondissant Cab Calloway aux fabuleux numéros de tap-dance exécutées à la perfection par les meilleurs comme les Nicholas Brothers ou Bill Robinson, sans oublier les ballets de Katherine Dunham, Stormy Weather est un véritable feu d’artifice de swing, d’élégance et de rythme.

mercredi 20 mai

17h

  • La femme aux chimères, de Michael Curtiz, USA, 1950, 1h52, NB, VOSTF

avec Kirk Douglas, Doris Day, Lauren Bacall

Adapté en 1950 du roman éponyme de Dorothy Baker par le cinéaste Michaël Curtiz, La Femme aux chimères met en scène un trompettiste blanc, incarné par Kirk Douglas et doublé par Harry James, qui tire ses secrets d’un musicien noir.

Inspiré par la vie de Bix Beiderbecke, le film de Curtiz, également interprété par l’actrice et chanteuse Doris Day, est à la fois un indiscutable mélodrame hollywoodien sur fond de rédemption et une réflexion sur les mélanges ethniques entre noirs et blancs qui ont donné naissance au jazz. Ce qui peut nous paraître aujourd’hui tout à fait naturel était à l’époque assez audacieux, compte tenu de l’énorme sous-estimation de l’impact de la culture noire et fait la valeur de ce beau film lyrique.

jeudi 21 mai

14h

  • Les assassins d'eau douce, document de Jean Painlevé, France, 1947, 25 mn, NB, VF

Avec cet étonnant document qui met en scène insectes et larves s’entretuant dans des mares, Jean Painlevé, grand documentariste, rompt avec les usages en vigueur dans le film scientifique, c’est-à-dire qu’à la musique classique traditionnellement utilisée dans ce contexte, il substitue des morceaux de jazz comme White Heat et Stompy Jones de Duke Ellington ainsi que des musiques de Louis Armstrong et Jimmy Lunceford. Cette rupture avec les usages provoquera parfois des malentendus, voire des rejets violents mais cette présence inattendue du jazz contribue largement à l’étrange beauté de ces Assassins d’eau douce.

  • The Last of the Blue Devils, documentaire de Bruce Ricker, USA, 1980, 1h31, coul., VOSTF

C’est en effectuant des recherches pour Bird que Clint Eastwood découvrit l’existence de The Last of Blue Devils, film-document qui dépeint les milieux musicaux de Kansas City pendant les années trente. En 1974 et 1975, Bruce Ricker a filmé des musiciens de jazz des années trente venus rejouer dans le local de leur ancien syndicat. A ces prises de vue exceptionnelles, réunissant notamment Count Basie, Big Joe Turner, Jay Mc Shann et autres survivants de la période, il a ajouté des archives très rares sur Charlie Parker, Lester Young ou Dizzy Gillespie. L’ensemble constitue un précieux documentaire sur un moment fondamental de l’histoire du jazz.

16h30

  • Kansas city, de Robert Altman, USA, 1996, 1h50, coul., VOSTF

avec Jennifer Jason Leigh, Miranda Richardson, Harry Belafonte, Steve Buscemi

Véritable contre-champ fictionnel au film-document The Last of Blue Devils, le film de Robert Altman met en scène à Kansas City, en 1934, un groupe de musiciens de jazz pris dans une toile d’araignée fictionnelle assez complexe. Utilisant les principes du film-choral, dont il fut le maître incontesté, Altman fait interpréter les musiciens mythiques auxquels il se réfère par les ténors de la nouvelle génération comme James Carter ou Joshua Redman. Ce mélange d’époques et cette transmission d’une génération à une autre donne à ce Kansas City un parfum très particulier et une incontestable dimension musicale, ce qui n’empêche pas le film d’être également le portrait d’une ville qui a tellement compté dans l’histoire du jazz.

18h30

  • Autour de minuit, de Bertrand Tavernier, France, 1986, 2h11, coul., VF

avec Dexter Gordon, François Cluzet, Gabrielle Haker, Herbie Hancock

La passion pour le jazz qui anime depuis longtemps Bertrand Tavernier l’a conduit à réaliser une sorte de rêve avec cet Autour de minuit, évocation déguisée, décalée, des années parisiennes du pianiste Bud Powell réincarné ici par le saxophoniste Dale Turner, génialement interprété par le grand Dexter Gordon. Au-delà de l’anecdote qui met en scène la relation entre un jeune photographe français (François Cluzet) et un vieux musicien américain, c’est évidemment le jeu étonnant de l’acteur d’occasion Dexter Gordon qui, de sa voix de gorge et de sa démarche chaloupée, illumine littéralement le film. Les comparses musicaux qui lui donnent la réplique ont pour nom Wayne Shorter, Freddie Hubbard, Tony Williams ou John Mc Laughlin, et ne sont pas pour rien dans la qualité musicale d’un film qui évoque le Paris de la fin des années cinquante entièrement saisi par la passion du jazz.

vendredi 22 mai

18h30

  • Le vampire, document de Jean Painlevé, France, 1945, 9 mn, NB, VF

Construit sur un principe équivalent aux Assassins d’eau douce, et réalisé juste avant, Le Vampire suit à la trace une chauve-souris d’Amérique du Sud. Ici c’est la Black and Tan Fantasy de Duke Ellington qui imprègne le film de Jean Painlevé de son atmosphère jungle et lui donne sa dimension sauvage, tribale, jusqu’à en faire une sorte de danse de mort. Le morceau d’Ellington n’est donc pas simplement ici un accompagnement musical mais devient peu à peu un véritable acteur de ce ballet insolite et cruel.

  • Série noire, d'Alain Corneau, France, 1979, 1h50, coul., VF

avec Patrick Dewaere, Myriam Boyer, Bernard Blier, Marie Trintignant

Série Noire n’est pas à proprement parler un film sur le jazz mais l’usage qu’Alain Corneau, grand amateur de cette musique et lui même batteur dans sa jeunesse, fait du Moonlight Fiesta, thème initialement composé par le tromboniste Juan Tizol pour l’orchestre de Duke Elllington, le rattache directement au cinéma-jazz, ne serait-ce que par l’intermédiaire du film noir. Le sentiment d’étrangeté de ce film, porté par le génie imprévisible et syncopé de Patrick Dewaere ici à son sommet, tient évidemment à la mise en scène de Corneau mais aussi à l’usage parfaitement décalé du morceau ellingtonien qui donne au film son souffle de liberté, comme une transcendance poétique surgie au milieu d’un univers parfaitement glauque.

samedi 23 mai

14h30

  • Ambitus (Cecil Taylor à Paris), documentaire de Luc Ferrari et Gérard Patris, France, 1968, 45 mn, NB, VF attention, la projection de ce film initialement prévue à 14h30 est annulée)
  • Thelonious Monk, Straight no chaser, documentaire de Charlotte Zwerin, USA, 1990, 1h30, NB, VOSTF

Fascinant portrait aux allures fragmentaires d’un personnage fantasque et génial, Thelonious Monk, l’homme qui révolutionna, à lui tout seul ou presque, le jazz moderne ascendant piano. Straight no Chaser est un documentaire à base d’archives, tournées pour la plupart dans les années 60, ce qui permet de voir Monk en pleine action musicale mais aussi dans des situations plus quotidiennes ou plus saugrenues. On n’oubliera pas, par exemple, ces séquences d’aéroport où l’on voit le pianiste tourner sur lui-même comme un enfant qui joue à s’étourdir et à dérouter les adultes. Grâce à ce film, on comprend que la musique de Monk est partout, même quand il ne joue pas car il n’y a plus ici de frontière entre la vie et le travail.

17h

  • Chet's Romance, court-métrage de Bertrand Fèvre, 1986, 10 mn, NB

Ce court-métrage, qui obtint un César en 1989, aurait pu être un clip. Mais comme il s’agit de Chet Baker, qui chante ici de sa voix d’ange mélancolique, et qu’il est question d’une scénographie évoquant le cinéma, on conclura qu’il s’agit simplement d’un instant de grâce en noir et blanc. Voir Chet Baker sous l’œil d’une caméra glissante et suave chanter comme pour la dernière fois est un plaisir dont il ne faut pas se priver et dont Chet’s Romance nous gratifie avec élégance.

  • Let’s get lost, documentaire de Bruce Weber, USA, 1989, 2h, NB, VOSTF

Documentaire controversé, Let’s Get Lost permet de suivre à la trace les dernières années, voire les derniers mois de la vie de Chet Baker, passé de l’état d’icône à celui de fantôme mais demeurant, dans tous les cas, un objet de fascination absolu. Le photographe de mode Bruce Weber, devenu ici réalisateur de documentaire, est attiré magnétiquement par le trompettiste et chanteur, et il mélange souvent vie privée, vie publique, travail, musique, drogue, amour, légende et réalité, ce qui, dans le cas de Chet Baker n’est pas vraiment étonnant. Il en ressort un film qui flirte avec les limites du malaise mais qui, en même temps, propose une vision unique d’un des personnages les plus attachants de l’histoire du jazz.

dimanche 24 mai

15h

  • New York New York, de Martin Scorsese, USA, 1977, 2h50, coul., VOSTF

avec Liza Minnelli, Robert De Niro, Lionel Stander, Barry Primus, Mary Kay Place

Grand amateur de toutes les musiques, Scorsese, en pleine ascension post-Taxi Driver, décide de rendre hommage au jazz des années 40 et au monde de la comédie musicale, avec ce New York New York qui réunit Robert De Niro et Liza Minnelli. L’un est saxophoniste, l’autre est chanteuse et le film de Scorsese est fait de leur chassé-croisé amoureux et musical, rythmé par une mise en scène fiévreuse et loin de tout effet rétro. Les séquences musicales sont particulièrement réussies mais c’est le film dans son ensemble qui est conduit par la musique, le rythme, et qui retrouve, avec une certaine grâce, l’esprit lyrique de la grande épopée hollywoodienne.

 

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