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30 octobre

le mariage du hibou : une légende esquimau

réalisé par Caroline Leaf, produit par Pierre Moretti

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© 1974 Office national du film du Canada. tous droits réservés.

Lumaaq : une légende esquimau

réalisé par Co Hoedeman, produit par Pierre Moretti

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© 1975 Office national du film du Canada. Tous droits réservés.

Ilôt/Ilset

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film d’animation canadien de Nicolas Brault, 2003

la marche de l’empereur

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film français de Luc jacquet, 2005.

tournage Rois de Thulé

photo du tournage Les derniers rois de Thulé

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documentaire français de Jean Malaurie, 1969.

Atanarjuat, l’homme rapide

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film canadien (inuit) de Zacharias Kunuk, 2001.

Autour du week-end Paul-Émile Victor

du 14 au 25 mars 2007

Pour prolonger le week-end consacré à Paul-Emile Victor, un cycle de cinéma propose fictions, documentaires, documents historiques et ethnographiques et films d’animation sur les pôles, en mettant l’accent sur le Grand Nord et ses habitants, les Inuit.

Une première séance destinée au jeune public présente ainsi des petits films canadiens pour une plongée en univers inuit. Les animaux seront ensuite à l’honneur avec une incursion en Antarctique chez les manchots empereurs (La marche de l’empereur), et en Arctique sur les traces de l’ours, du narval et du morse (La planète blanche). Film rare, La loi du Nord de Jacques Feyder met en scène Michèle Morgan dans un film dont Paul-Emile Victor a été le conseiller technique. Enfin, de nombreux documents sont consacrés aux Inuit : le premier grand film tourné en Arctique en 1922, le célèbre Nanouk l’esquimau de Robert Flaherty, les documents ethnographiques de Joëlle Robert-Lamblin, Bernard Saladin d’Anglure et Jean Malaurie, ou encore des moyens métrages de Zacharias Kunuk, réalisateur inuit, et son premier film de fiction Atanarjuat.

 

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programme détaillé

mercredi 14 mars

  • 14h30 : séance pour le jeune public (à partir de 6 ans)

Cette séance spécialement destinée aux enfants accompagnés de leurs parents propose une plongée en univers inuit à travers deux petits films d’une série canadienne intitulée Tuktu, qui évoque le mode de vie traditionnel des eskimos, suivis de films d’animation d’une très grande poésie, tirés de légendes inuit.

"Tuktu et le palais de glace", film canadien de Laurence Hyde, 1968, 14 min.
Après avoir gagné un nouveau terrain de chasse, la famille de Tuktu et des amis de celle-ci construisent des igloos, et, en particulier, un igloo géant où ont lieu festins, danses et jeux.

"Tuktu et les chiens esquimaux", film canadien de Laurence Hyde, 1969, 14 min. 
Ce film nous montre comment les Inuit se servent de leurs chiens, en hiver et en été : jeunes chiens et chiens de traîneau sont indispensables au transport et aident à la chasse. Ils découvrent notamment, grâce à leur flair, les trous par lesquels le phoque vient respirer quand la surface gelée de la mer est recouverte d'une épaisse couche de neige.

"Le mariage du hibou : une légende esquimau", film d’animation canadien de Caroline Leaf, 1974, 7 min.
C'est l'histoire d’un pauvre hibou qui épouse une oie. Des petits naissent, mais lorsque vient le temps pour les oies d’écouter la nature qui les appelle à la migration, papa hibou n’arrive plus à suivre sa petite famille. Magnifique animation en noir et blanc, le film est accompagné par une bande son réalisé par des Inuit qui ont prêté leurs voix aux dialogues et assuré les chants.

"Lumaaq : une légende esquimau", film d’animation canadien de Co Hoedeman, 1975, 8 min.
Lumaaq est une légende très populaire chez les Inuit. Elle raconte la vengeance d’un garçon aveugle abandonné par sa mère après avoir tué un ours. Sauvé par des oiseaux marins appelés huards, il retrouve la vue et se venge de sa mère. Tiré de dessins inuit originaux en noir et blanc, ce récit en inuktitut marie simplicité et poésie.

"Ilôt / Islet", film d’animation canadien de Nicolas Brault, 2003, 7 min.
C’est au cours d’une mission au cœur de l’Arctique que Nicolas Brault a conçu cette ode au Grand Nord et à ses habitants. Ilot dépeint un monde où les baleines tombent du ciel et où les poissons se transforment en ballons, univers monochrome égayé par la fantaisie du conteur. Ce petit conte esquisse un appel à la vigilance, pour mieux évoquer cet Arctique qui se fragmente et se livre à l’océan un peu plus chaque année.

 

  • 16h30 : public familial

"La marche de l’empereur", film français de Luc Jacquet, 2005, coul., 1h25.
Un monde étrange habillé de blanc et de bleu, immaculé et glacé, royaume de glace. Au cœur de ce milieu hostile, en Antarctique, le manchot empereur est le héros d’une épopée extraordinaire où il devra surmonter froid, solitude, isolement et immensité pour donner la vie. Sa longue marche l’entraîne en un lieu protégé où il s’accouple et assure la survie de son espèce. Oscar du meilleur film étranger 2006.

samedi 17 mars

  • 14h30

"La loi du Nord", film français de Jacques Feyder, 1939, NB, 1h35, avec Michèle Morgan, Pierre Richard-Willm et Charles Vanel.
Robert Shaw, industriel new-yorkais, est interné à l’asile psychiatrique après avoir assassiné l’amant de sa femme. Sa secrétaire, Jacqueline Bert, organise leur évasion dans le Grand Nord canadien.
Après ses premiers séjours au Groenland, entre 1934-1936, Paul-Emile Victor, de retour en France, fait connaître ses expéditions ethnographiques. Sollicité par le cinéma, il devient conseiller technique du film La loi du Nord, pour les scènes dans lesquelles figurent des chiens.
Mélodrame qui célèbre la beauté de Michèle Morgan, ce film est une rareté : sélectionné pour la première édition du festival de Cannes en 1939, la projection est annulée pour cause de Seconde Guerre mondiale et le film connaîtra brièvement le succès sous l’Occupation.

dimanche 18 mars

  • 14h30 : public familial

"Nanouk l’esquimau", documentaire américain de Robert Flaherty, 1922, NB, 55 min, version sonorisée.
Chef d’œuvre absolu, Nanouk l’Esquimau est la première « fiction du réel » et le premier grand film tourné en Arctique. L’explorateur Robert Flaherty nous fait partager la rude vie du chasseur Nanouk et de sa famille dans le Grand Nord canadien des années 1920 : scènes de chasse et de pêche, humour et tendresse des rapports entre parents et enfants, poésie et beauté des images en noir et blanc de grands déserts glacés, un témoignage vivant et émouvant d’une vie révolue.

 

  • 16h30

"Nunaqpa (Marcher dans les terres)", film canadien (inuit) de Zacharias Kunuk, 1991, coul., 58 min.
Deux familles partent à la chasse au caribou, dans les terres, comme en 1940. Le réalisateur inuit Zacharias Kunuk nous montre la vie telle qu’elle était avant la sédentarisation : préparation pour la longue marche, attelage des chiens, démontage des tentes, puis retour des chasseurs après une chasse réussie.

"Réunion de famille", film canadien (inuit) de Zacharias Kunuk, 2004, coul., 48 min.
En juin 2003, deux ans après que son premier long-métrage ait remporté la Caméra d’or à Cannes, Zacharias Kunuk et les siens se retrouvent pour une fête de famille à Siuraajuk : ils y célèbrent l’histoire de leur famille, à travers des soirées de contes, un mariage, et la visite de la hutte de terre qui a abrité la famille il y a soixante ans.

mercredi 21 mars

  • 14h30 : public familial

"La Planète blanche", film français de Thierry Piantadina et Thierry Ragobert, 2006, coul., 1h30.
L’univers de l’Arctique nous est montré à travers la vie des animaux qui le peuplent : ours blancs, bœufs musqués, caribous, morses, baleines boréales et narvals. Cet océan gelé cerné de terres arides et aujourd’hui menacé est sujet à de profonds changements qui affectent également les espèces animales. Thierry Piantadina et Thierry Ragobert ont réalisé de nombreux documentaires sur les pôles, dont toutes les expéditions de Jean-Louis Etienne qui assure ici le commentaire de leur premier film de cinéma. De splendides images d’animaux dans un monde de glace, de banquise et de toundra.

samedi 24 mars

  • 14h30

"Banquise d’été", documentaire de Joëlle Robert-Lamblin, 1968, coul., 19 min.
Description de la vie quotidienne des familles de chasseurs esquimaux vivant en été en 1968 à Kap Hope au Groenland oriental : les hommes chassent le phoque en kayak, pèchent le saumon, pratiquent le traîneau et capturent un jeune bœuf musqué qui sera emmené dans un parc zoologique danois ; les femmes dépècent les phoques et tannent les peaux. Ensemble, hommes et femmes confectionnent les kayaks.

"Igloolik, notre terre", documentaire de Michel Treguer et Bernard Saladin d’Anglure, 1977, coul., 52 min.
Le mode de vie des Inuit du Nord du Canada, entre tradition et modernité : la survivance de la tradition, avec des scènes de dépeçage de morse et de caribou, des techniques de construction, mais également la rencontre entre les Inuit et le gouvernement fédéral Canadien pour la création de leur propre état, le Nunavut.

 

  • 16h30

"Les derniers rois de Thulé", documentaire français de Jean Malaurie, 1969, reformaté en 2000, coul., 60 min.
Premier film de Jean Malaurie, célèbre ethnologue spécialiste du Grand Nord et des Inuit, réalisé 14 ans après le livre du même nom, succès de la collection Terre Humaine, Les derniers rois de Thulé nous montre le mode de vie et l’organisation d’une communauté à travers la chasse : pêche aux trous de glace, chasse au morse, aux oiseaux.

"Upernavik, le Groenland entre tradition et modernité", documentaire de Nicolas Dubreuil, 1998, coul., 26 min.
Derrière l’image d’Epinal du chasseur en peau de phoque et des somptueux paysages de l’Arctique, ce film s’attache à montrer que le chasseur Groenlandais contemporain se retrouve face à un problème complexe : trouver sa place entre modernité et traditions dans un univers en perpétuel mouvement et soumis à de réels bouleversements climatiques. Le réalisateur Nicolas Dubreuil est guide d’expéditions polaires et propose ses commentaires en direct pendant la projection.

dimanche 25 mars

  • 14h30

"Atanarjuat, l’homme rapide", film canadien (inuit) de Zacharias Kunuk, 2001, coul., 2h52.
Atanarjuat transpose à l’écran un récit inuit transmis oralement depuis des milliers d’années. Une communauté est divisée quand un shaman malveillant y sème la désunion et déclenche un conflit entre deux familles. Atanarjuat obtient la main de la belle Atuat au détriment du vaniteux Oki, fils du chef, qui jure de se venger. Il surprend Atanarjuat et son frère dans leur sommeil et tue ce dernier. Atanarjuat toutefois échappe miraculeusement à son assaillant en s’enfuyant nu sur la banquise. Premier long métrage canadien réalisé entièrement en inuktituk, et premier film canadien à obtenir la Caméra d’Or à Cannes, Atanarjuat a été écrit, dirigé et interprété par des Inuit.

en savoir plus

découvrez le programme détaillé du week-end portes ouvertes autour de Paul Emile Victor

 

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découvrez l'igloo à travers le programme interactif "habitats nomades"

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