Le musée du quai Branly propose chaque trimestre une soirée de projection des Ateliers Varan, centre de formation à la réalisation documentaire. Dans la lignée du cinéma direct de Rouch, Leacock, Perrault et Wiseman, les Ateliers Varan forment de jeunes cinéastes de terrain : ils leur apprennent à filmer les réalités quotidiennes et à exprimer en images ce qui fait une identité culturelle.
salle de cinéma
accès libre dans la limite des places disponibles




vendredi 14 octobre 2011 à 18h30
Cet atelier Cambodge a été mis en place fin 1994, dans un pays encore marqué par des années de guerre et d’oppression. A l’initiative du cinéaste cambodgien Rithy Panh, il a regroupé des stagiaires venant d'horizons différents comme le théâtre et le cinéma.
Ce qui a été particulièrement émouvant c'est la confrontation des réalisateurs avec leurs propres rushes, comme si le fait de se retrouver face aux paroles de leurs personnages leur faisait prendre conscience de l'importance de témoigner. Par ailleurs, les tournages ont posés différentes questions éthiques aux réalisateurs : devaient-ils intervenir eux-mêmes dans la vie de ceux qu'ils avaient choisis de filmer ? Rithy Panh et Léonardo di Costanzo ont cherché avant tout à les aider à garder la bonne distance avec leurs sujets et leurs personnages, malgré l’envie des réalisateurs de crier les traumatismes et les blessures du pays.
Après l'atelier, Rithy Panh a continué à s'occuper des stagiaires : certains ont pu filmer pour des ONG, d'autres ont participé aux différents tournages du réalisateur.
Une femme, rentrée d’un camp de réfugiés en Thaïlande, vit avec ses quatre enfants sous un arbre au milieu de Phnom Penh.
Un portrait tendre et une violente dénonciation des conditions réservées à beaucoup de réfugiés de retour dans leur pays.
Ary habitait la campagne. Quelques jours avant son mariage avec un policier, elle le quitte pour Phnom Penh. Là, elle sort avec des étrangers et gagne bien sa vie. Elle devient Taxi Girl.
Une veuve de guerre vit avec ses trois enfants dans une cabane, dans la banlieue de Phnom Penh. Elle subsiste en revendant au marché des légumes qu’elle achète à ses voisins. Pendant le tournage elle tombe malade. Elle n’a pas d’argent pour se soigner.
Un ex-soldat de l'armée cambodgienne a déserté en 1991. Il vit avec sa femme et ses enfants dans un village aux environs de Phnom Penh. Il déclare : « chez nous, c'est simple : les fils de pauvres partent à la guerre, les fils de riches vont à la ville pour les fils de riches vont à la ville pour y faire des études".
musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
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