

Ateliers Varan

Les Ateliers Varan sont nés aux débuts des années 1980, à partir d’une idée de Jean Rouch. A la demande des autorités de la toute jeune république du Mozambique en 1978, des cinéastes français sont sollicités pour venir rendre compte des nouvelles réalités du pays. Jean Rouch propose que ce travail soit l'œuvre des mozambicains eux-mêmes, à travers une initiation à la réalisation de films documentaires. La vocation de Varan est née : aménager, pour de jeunes cinéastes, la possibilité d'apprendre à écrire en images et en sons, en leur donnant l'opportunité de réaliser des films qui échappent aux modèles culturels standards.
Dans la lignée du cinéma direct de Jean Rouch, Richard Leacock, Pierre Perrault et Frederick Wiseman, le projet Varan participe aujourd'hui aux expériences qui, dans le monde, diversifient les formes d'expression et de communication par l'image.
Depuis 2007, les soirées de projection des Ateliers Varan au musée permettent au public de découvrir certains films réalisés dans le cadre d'ateliers à l’étranger (Vietnam, Afghanistan, Cambodge, Maroc, Egypte, Nouvelle-Calédonie…).
salle de cinéma
accès libre dans la limite des places disponibles
4 séances de projection entre novembre 2012 et mai 2013
- vendredi 9 novembre 2012, 18h30 : Guadeloupe
- vendredi 25 janvier 2013, 18h30 : Egypte
- vendredi 19 avril 2013, 18h30 : Philippines
- vendredi 24 mai 2013, 18h30 : Colombie
Atelier Varan Colombie


vendredi 24 mai 2013, 18h30
Un atelier de sept semaines s’est déroulé en Colombie en début d’année, treize ans après celui de Bogota qui avait eu un effet incontestable sur la reconnaissance du cinéma documentaire en Colombie. Il s’inscrivait dans le cadre du prestigieux Diplomado International de documental de la Universidad del Valle à Cali.
Dans l’écrin tropical du campus universitaire, douze réalisateurs et six monteurs des cinq nationalités andines (colombienne, équatorienne, vénézuélienne, bolivienne, péruvienne) ont abordé une thématique hautement emblématique à Cali : le corps transformé, mutilé, martyrisé, génétiquement modifié, mais aussi libéré. Trois d’entre eux seront projetés au musée du quai Branly.
En présence de Catalina Villar, membre VARAN et coordinatrice de l’atelier Colombie, et de Mónica María Mondragón,réalisatrice.
Les films sont présentés en version originale, sous-titrés en anglais.
Cirque ombilical de Eugenio Gómez
(2013, 27 mn)
Evelyn fait le pari de retourner au monde du cirque après la naissance de son fils. Mais son corps résiste. Entre couches et sueur, elle s’entraîne pour monter à nouveau à la corde, pour y suspendre son corps et ses rêves, comme un nouveau lien ombilical.
Nostalgie du futur de Mónica Mondragón
(2013, 24 mn)
La réalisatrice filme l’amour de ses parents au passé et au présent, sous le signe des “Boléros” qui exacerbent leur histoire amoureuse. Jusqu’au moment où la maladie vient en souligner le tragique...
Un Mec du Quartier de Carlos Rodríguez Aristizábal
(2013, 32 mn)
Sa famille, ses voisins et même son ancien entraîneur attendent que Jonathan “El Momo” Romero, un jeune colombien issu d’un quartier défavorisé, devienne le premier champion du monde de boxe originaire de Cali. Son père, qui a perdu ses trois autres fils dans la guerre des bandes du quartier, a tout misé sur lui.
Ateliers Varan Philippines



vendredi 19 avril 2013, 18h30
Cet Atelier de 2012 est le fruit d’un partenariat franco-allemand inédit qui a permis à onze projets de films de voir le jour, dont 3 sont présentés au musée du quai Branly.
Le cinéma philippin, après une période de déclin depuis l’âge d’or des années 80, est aujourd'hui en plein renouveau, ce dont témoigne la richesse de la production et les réalisateurs philippins présents ces dernières années dans les festivals internationaux. Pourtant la télévision philippine ne produit aujourd'hui pratiquement pas de documentaires de création, au sens où on l'entend en Europe. Ce projet propose donc d'accompagner cette forme de réalisation, et d'initier de jeunes réalisateurs philippins au documentaire de terrain.
Les projections sont suivies d’un débat avec Yves de Peretti, organisateur de l’atelier, et Adjani ARUMPAC, réalisatrice de War is a tender thing.
Les films sont présentés en version originale, sous-titrés en anglais.
Vers le ciel de Kiri DALENA
C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur de onze et huit ans, survivants d’un cyclone meurtrier à Iligan sur l’île de Mindanao en décembre 2011. Kiri filme avec une pudeur extrême leurs dessins et leurs jeux d’enfants où peu à peu surgissent par fragments des souvenirs du drame dont ils ont réchappé : comment ils ont survécu en s’agrippant à des troncs d’arbres qui dévalaient la rivière, les cadavres de bêtes et d’êtres humains qu’ils croisaient, leurs parents disparus…
Jazz in love de Baby Ruth VILLARAMA
“Jazz” est le nom d’un jeune gay philippin qui prend des cours d’allemand au Goethe-Institut de Manille, pour rejoindre en Allemagne l’homme dont il est tombé amoureux sur le net. Il retourne dans son village attendre la venue de son amoureux où celui-ci est accueilli comme un prince et où se révèlent toutes les ambiguïtés de la situation. Le film livre une note cruelle sur les rêves de nombreux jeunes philippins (hommes et femmes) qui cherchent le parfait amour avec des ressortissants d’un pays où ils espèrent trouver une illusoire prospérité.
War is a tender thing de Adjani ARUMPAC
Œuvre très personnelle où la réalisatrice, en partant de ses parents séparés, questionne sa double ascendance paternelle (musulmane) et maternelle (chrétienne) à travers la figure de ses deux grand-pères disparus, Macaurog et Modesto. Elle fait de cette quête le ressort d’une réflexion sur la situation socio-politique de l’île de Mindanao et du conflit sanglant qui y divise les communautés musulmanes et chrétiennes depuis des décennies.
Un projet soutenu par : l'Ambassade de France aux Philippines, le Goethe-Institut, l'Alliance Française de Manille, De La Salle College of Saint Benilde, University of the Philippines Film Institute, Film Development Council of the Philippines et Independent Film Cooperative.
Ateliers Varan Le Caire


Vendredi 25 janvier 2013 à 18h30
Suite de l’atelier Varan Le Caire de trois semaines en juin 2011, un nouvel atelier de 7 semaines a été créé entre mars et juin 2012, organisé à la SEMAT par Canal France International, ARTE France et l’Institut Français du Caire. Tous les partenaires étaient convaincus de la nécessité de poursuivre une action de formation qui accompagnerait l’Histoire du pays et permettrait aux stagiaires de 2011 de continuer leur recherche documentaire.
Ce nouvel atelier, plus long, intervient à un moment de tension de l’Histoire égyptienne : les premières élections présidentielles démocratiques du pays, les espoirs et désillusions d’un mouvement révolutionnaire éclaté, la montée fracassante des mouvements islamistes. Encore une fois les jeunes réalisateurs égyptiens, déjà participants du précédent atelier, questionnent la société égyptienne, mais aussi eux-mêmes.
Les projections sont présentées et suivies d’un débat animé par Christine Seghezzi, réalisatrice, avec le réalisateur de Mahragan Omar El Shamy, et les deux formateurs Varan, Jean-Noël Cristiani et David Gheron Tretiakoff.
Pour Nina, d’Osama Al Wardany
Malheureusement, il ne reste rien de Nina sauf des souvenirs. Bien qu'elle soit décrite par ses amis et sa famille comme quelqu'un de talentueux et adorable, certains pensent qu'elle est partie pour l'enfer. Le film tente de ramener Nina à la vie, montrant l'horrible visage d'une société hypocrite.
28/01/2011, de Mahmoud Farag
Les morts de ce jour de tuerie reviennent en rêve. La vie est belle au point de renouveler sa respiration avec les relents de gaz lacrymogènes et d'apercevoir la pureté du ciel de la capitale. Au point même de respirer un air un peu moins pollué à l'heure du couvre-feu. Ceci est une métaphore des mémoires qui ont été écrites entre le 25 janvier et le 11 février 2010, pour le futur, pour ne pas oublier.
Pendant la nuit, de Noha Al Madaawy
Tu es trop émotionnelle et si peu réaliste. – C’est vrai que je ne suis pas du genre réaliste.
Mahragan, d’Omar Al Shamy
Ce groupe de musique Chabbi révolutionne la musique égyptienne.
Ateliers Varan Guadeloupe




Vendredi 9 novembre 2012 à 18h30
Depuis plusieurs années, Sylvaine Dampierre des Ateliers Varan et Gilda Gonfier en Guadeloupe, portent le projet de développer une culture cinématographique caribéenne vivante, productive, pérenne en favorisant l’émergence d’une production régionale. Ce projet a reçu un soutien de poids, lors de la visite de Jean Rouch en Guadeloupe en novembre 2003, et en 2006 fut créée l'association VARAN CARAΪBE regroupant des membres de Varan et des acteurs culturels guadeloupéens.
Après un premier stage court en 2010 et un atelier de 4 semaines en 2011, l’atelier 2012 a pris pour thème : "Tourments d'amour", clin d'oeil en référence à une pâtisserie qu'on dit originaire des Saintes, ces films composent un portrait vivant de la Guadeloupe d’aujourd'hui.
Les projections seront suivies d’un débat avec Didier Pierre, réalisateur et Sylvaine Dampierre, coordinatrice de l’atelier Caraïbe.
Intrigues et passions à Cité Chanzy, un film d’Abel Bichara
Dans les faubourgs de Pointe-à-Pitre, les journées du mois d'août à la cité Chanzy sont rythmées par les jeux des enfants, les promenades sur les coursives et bien sûr... les incontournables télénovelas.
Manman Kréyol, un film de Didier Pierre
Mamie a eu sa 1ère fille à l’âge de 16 ans, elle a élevé ses 10 enfants seule, à la force du poignet, car ses mains ne sont « ni coupées, ni liées » et sans l’aide d’aucun de leurs pères. Aujourd’hui, elle a 27 petits-enfants ou 28, elle ne sait plus très bien.
M. et Mme Courant d’air, un film de Cédric Michaux
Rosette et Emile, un couple de retraité de 18 et 19 ans inversés nous font partager un fragment de leur vie à travers leur histoire, leurs activités et leur amour.
Mauvais genre, un film de Guy Gabon
Je m'appelle Guy. Ce prénom de genre opposé à mon sexe féminin m'a été donné par mon père. J'ai eu besoin de retourner dans mes souvenirs et de rencontrer des gens comme moi pour comprendre pourquoi ce prénom est un fardeau que je porte.
Danse Lanmou, un film de Gloriah Bonheur
Le zouk, une musique et une danse qui passionnent nombre d'antillais, fait maintenant partie intégrante de notre culture. Et en y regardant de plus près, la rencontre des partenaires sur la piste de danse peut devenir un prélude à l'amour. Peut-être aussi que les codes de notre zouk ne sont que le miroir de nos relations amoureuses.
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