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30 septembre

Collection Æsthetica : anthropologie et esthétique

la collection Æsthetica

Partenariat éditorial et scientifique entre les éditions Rue d’Ulm (presses de l’École normale supérieure) et le Département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly sur une série consacrée à l’anthropologie du fait esthétique.

 

Contribuer à une réécriture de l’histoire et de l’anthropologie du fait esthétique, participer à la réflexion contemporaine sur les arts du passé et du présent, d’Occident et d’ailleurs : tels sont les deux objectifs de cette collection qui, inaugurée en 2003 sous la direction de Danièle Cohn, se développe aujourd’hui avec un partenariat entre les éditions de la rue d’Ulm et le musée du quai Branly. À la faveur de ce déploiement vers l’anthropologie, la direction devient triple, Danièle Cohn et Lucie Marignac (directrice des éditions Rue d'Ulm) sont rejointes par Carlo Severi et Anne-Christine Taylor (directrice du département de la recherche et de l'enseignement du musée). L’ouvrage de Carlo Severi, Le Principe de la chimère. Une anthropologie de la mémoire, est le premier proposé dans le cadre de cette collaboration.

 

La collection se propose de donner à (re)lire des écrits d’artistes, des textes relevant de la critique, de la philosophie, de l’histoire ou de l’anthropologie de l’art, oubliés ou jamais traduits, dont le rôle a été souvent déterminant. Elle publie également des essais originaux, interrogeant à la fois les traditions iconographiques occidentales et non occidentales, les théorisations qu’elles ont suscitées et les pratiques artistiques d’aujourd’hui. Visant à restituer à l’esthétique sa dimension originaire, la collection s’attache à présenter et à analyser la diversité des propositions théoriques sensibles qu’élaborent les arts plastiques, la musique, le théâtre ou l’action rituelle.

2008 - Sur l'ornement

Karl Philipp MORITZ Sur l'ornement

Préface, traduction et annotation de Clara PACQUET

Postface de Danièle COHN

 

L’ornement a souvent été trop rapidement considéré comme une manifestation périphérique et secondaire de la forme, dénuée d’indépendance. Pourtant, il permet d’interroger les œuvres d’art dans leur autonomie par rapport aux sujets de la représentation et dans leur développement historique. La conception de l’ornement traduit le regard qui a été porté sur les grotesques, sur le décor des objets utiles, et nourrit la réflexion plus générale sur le beau et la fonction de l’art. À ce titre, la question de l’ornement est essentielle pour l’anthropologie de l’art.

Ces Concepts préliminaires en vue d’une théorie des ornements restituent un épisode important de l’histoire des idées appliquées aux formes artistiques. Une préface de Clara Pacquet et une postface de Danièle Cohn, qui reviennent longuement sur le statut de l’ornement, permettent de situer le texte de Moritz dans l’histoire de l’esthétique allemande du XVIIIe siècle.

Ce texte est inédit en français.

 

L’auteur

Méconnu en France, Karl Philipp Moritz (1756-1793) est une figure centrale du classicisme allemand. Auteur prolifique, il fait partie de ce mouvement contemporain de Kant que l’on nomme la « Philosophie populaire » et participe ainsi au projet de la formation d’un peuple éclairé par l’établissement d’un « goût national ».

 

A paraître le 14 novembre 2008

Format : 19 x 20 – Nombre de pages : 132

Prix : 15 euros

ISBN : 978-2-7288-0411-5

ISSN : 1761-2160

Collection : « Æsthetica »

Coédition Éditions rue d’Ulm (presses de l’ENS) / musée du quai Branly

Diffusion - distribution : Les Belles Lettres

 

2007 - Le Principe de la chimère

Carlo SEVERI Le Principe de la chimère. Une anthropologie de la mémoire

Qu’elle s’appuie sur l’ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples « sans écriture » a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l’échec. Les « supports mnémoniques » dont parlent les historiens de l’écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits comme des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d’exprimer des concepts élémentaires.

Ce livre nous présente les résultats d’une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d’énonciation rituelle qu’ils impliquent, et démontre une tout autre hypothèse : il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s’inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d’imitatif dans ces « supports mnémoniques » dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d’une série d’opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s’ouvre grâce à l’étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l’histoire des arts autant que l’ensemble des sciences sociales – une anthropologie de la mémoire.

 

L’auteur

Anthropologue, Carlo Severi est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et directeur de recherche au CNRS. Membre du laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France depuis 1985, il est actuellement associé au Département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly. Il a notamment publié La memoria rituale (La Nuova Italia, 1993 ; trad. esp. Abya Yala Ediciones, 1996), Naven ou le donner à voir (avec M. Houseman, CNRS Éditions-Éditions de la MSH, 1994 ; éd. angl. Brill, 1998). En 2003, il a dirigé le numéro spécial de la revue L’Homme consacré à Image et anthropologie.

 

novembre 2007

Format : 19 x 20 – Prix : 34 €

Nombre de pages : 372

ISBN : 978-2-7288-0393-4 – ISSN 1761-2160

Diffusion - distribution : Les Belles Lettres