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14 juillet

Gille Baptiste (2013-2014)

Identité

Nom : Gille
Prénom : Baptiste
Chercheur Post-doctorant, Département de la recherche et de l’enseignement
Musée du quai Branly (2013-2014)

baptiste.gille(at)quaibranly.fr

Domaine de recherche

Art de la côte nord-ouest du Canada, Anthropologie cognitive, Rituels, Anthropologie et philosophie

Formation

2011-2013 Chercheur Post-doctorant à l’Université d’Oxford
2011 Thèse de doctorat « Le Chant des Pleurs : ontologie, mythologie, pratiques thérapeutiques chez les Salish côtiers », sous la direction de Carlo Severi, E.H.E.S.S/L.A.S
2006-2007 Master d’Anthropologie Sociale – E.H.E.S.S/L.A.S
2000-2006 Etudes de Philosophie – Classes Préparatoires Lycée Fénelon (75006)

Expériences d’enseignement

2013 Teaching Assistant Sciences Po Paris – « Anthropology of health and environment »
2010-2013 Chargé de cours à la Pitié-Salpêtrière - « Philosophie de l’action, éthique » 
2010-2011 Chargé de Cours Sciences Po Paris, Campus Le Havre
2011 Professeur de Philosophie au Lycée Blaise Cendrars, Sevran

Projet(s) de recherche

Mon travail actuel porte sur l’étude des modes de figuration des entités surnaturelles dans le Grand nord américain. Mon objectif est de mettre en lumière les différentes formes de figuration dans l’art chamanique, notamment à partir de la comparaison des procédés stylistiques Yup’ik et Tlingit. Ces deux traditions, paradigmatiques sur la côte nord-ouest, possèdent de nombreux points communs : elles ont notamment stabilisé leurs procédés techniques et figuratifs, de manière à ce qu’il soit assez facile de reconnaître la provenance d’un masque particulier dans cette région. Elles ont aussi pour point commun important d’utiliser originairement les masques dans des rituels chamaniques – notamment propitiatoires ou de guérison – afin de « présentifier », c’est-à-dire de rendre actuelles, les entités surnaturelles invoquées dans les rituels.

Je cherche donc à spécifier la nature des modes de figuration des entités surnaturelles, notamment à partir de l’hypothèse qu’elles se présentent comme des chimères visuelles. Dans la continuité des travaux de Carlo Severi, les chimères visuelles peuvent être appréhendées comme des agrégats morphologiques constitués de propriétés ontologiques éparses, voire antinomiques. Cette modalité de figuration des entités surnaturelles est présente dans un grand nombre de cultures. Spécifier les propriétés de cet agencement figuratif peut ainsi permettre à terme de pouvoir organiser des typologies et taxinomies des types de figuration des entités surnaturelles.

Ce projet, reposant sur une analyse stylistique détaillée des masques Yup’ik et Tlingit, entend donc à terme apporter des données précises pour nourrir le débat contemporain sur les formes de figuration et la manière dont elles mobilisent un certain nombre d’opérations cognitives spécifiques. Si des réseaux emboités de propriétés mentales (agency) sont projetés sur les objets, comment s’organisent ces réseaux à partir des seules saillances visuelles? Est-ce que les chimères renvoient à des agencements figuratifs nécessitant des opérations mentales analogiques, ou d’autres types d’opérations?

Publications

A paraître 

« Une femme, un serpent, un visage, deux têtes : cognition, contre-intuition et représentations chimériques », L’Homme, 209, accepté pour publication.

Trois entrées dans le Dictionnaire des Dieux, et entités surnaturelles (Sasquatch, Sisiutl, Shagodyowehgowah), Editions du Seuil, Paris, entrées acceptées, en attente de publication.

2012

 « De l’écologie symbolique à l’écologie politique », Revue Tracés, Ecole Normale Supérieure Editions, Volume n°22, « Ecologiques », pp. 85-103.

« Le Visage des Bébés des Eaux et des Gens du Ciel: Nouvelles perspectives sur le masque swaihwé », Gradhiva, Quai Branly Editions, Volume n°16, « Chine, L’Etat au musée », pp. 216-239.