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24 novembre

Condevaux Aurélie (2012-2013)

Identité

Nom : Condevaux   
Prénom : Aurélie
Statut : Postdoctorante du labex CAP (Création, Arts et Patrimoines) affiliée au Musée du Quai Branly.
Chercheuse associée à l’Équipe Interdisciplinaire de Recherches sur le Tourisme (EIREST, EA Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Domaine de recherche

Anthropologie du tourisme, dynamiques identitaires, danse, patrimoine, genre.
Aire de spécialisation : Océanie (Nouvelle-Zélande, Tonga)

Formation

2011       Doctorat en anthropologie sociale et culturelle (allocation ministérielle), Université
de Provence Aix-Marseille 1/C.R.E.D.O (U.M.R. 7308): Performances polynésiennes : adaptations locales d'une “formule culturelle-touristique” globale en Nouvelle-Zélande et à Tonga (mention Très Honorable, félicitations).
2007       Master d'anthropologie. Université de Provence Aix-Marseille 1 (Mention très bien).
2005       Licence d’anthropologie. Université de Provence Aix-Marseille 1 (Mention bien).

Expériences d’enseignement

2011 à 2012 Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche (demi poste, 96h T.D.), Université de Poitiers.
Travaux dirigés : Approches comparées en sciences sociales (anthropologie de l'éducation), Anthropologie : fondements, Anthropologie : histoire des idées, Anthropologie de l'espace.

2007 à 2010   Monitrice-allocataire au département d'anthropologie de l'Université de Provence (Aix-Marseille 1).
Volume horaire (par an) : 64 heures T.D.
Intervention dans des cours magistraux : Anthropologie des jeux et des sports, anthropologie de l'art et de l'esthétique, anthropologie de l'Océanie.
Travaux dirigés: Histoire et Théorie 2, Anthropologie et travail universitaire, Problématiques et méthodes de l'anthropologie.
Encadrement de stages et d'enquêtes de terrain : Enquête de terrain, Stage en entreprise.

Projet(s) de recherche

Le lakalaka tongien : des processus créatifs à la patrimonialisation.

Le lakalaka tongien, forme de discours poétique chanté et dansé, a été déclaré « Chef d'Œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité » en 2003 puis classé sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco en 2008. Cette pratique, qui peut rassembler plusieurs centaines de danseur(se)s et chanteur(se)s de tous âges et de toutes les catégories sociales, intervient généralement lors des grandes fêtes (kātoanga) qui marquent les événements de la monarchie tongienne, du type couronnements ou anniversaires et mariages princiers ou royaux. Les lakalaka ont également trouvé leur place dans certaines grandes fêtes religieuses, catholiques ou protestantes. Aujourd'hui, ils sont aussi pratiqués dans de nouveaux contextes, comme ceux des compétitions ou des scènes touristiques. Ces derniers nécessitent des adaptations formelles de la pratique – que ce soit par la composition de poèmes adaptés à la situation, la diminution du nombre de danseurs ou du temps de performance – mais aussi des changements dans les relations sociales mises en œuvre pour préparer et exécuter le lakalaka.
 L'un des risques pointés du doigt par les anthropologues qui ont travaillé sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est de voir les éléments classés sur la liste représentative « gelés» dans une forme muséale, en dépit d’une politique qui prône la perpétuation de pratiques sans cesse « recréées » par les « communautés ». Loin de pouvoir mettre en application une perspective « évolutive » de la culture dans les politiques patrimoniales, la Convention ne ferait que reproduire les « lieux communs de la raison patrimoniale » selon l’expression de J.-L. Tornatore, c’est-à-dire l’impératif de transmettre et préserver dans une forme relativement stable. Ce projet propose d'examiner ce que le cas du lakalaka – particulièrement éclairant au vu des dynamiques inhérentes à cette pratique – nous apprend sur la mise en application de cette politique patrimoniale. Comment les tensions, palpables dans la Convention, entre le désir de transmettre une pratique et celui de maintenir son caractère « dynamique » se traduisent-elles dans la réalité ? De quelle manière les dynamiques contemporaines observées dans la création des lakalaka – elles-mêmes étroitement liées aux transformations de la société tongienne, en particulier à ses structures hiérarchiques – sont-elles prises en compte dans le processus de patrimonialisation ?

Publications

Articles dans des revues à comité de lecture
Condevaux, Aurélie, 2011, « Contextualisation of Dances in Tourism : a Tongan Case study », The Journal of the Polynesian Society, 120 (3) : 269-291.
____2010, « Touristes, autochtones et fakapale à Tonga : les difficultés d’une rencontre “authentique” » Teoros, 29 (1) : 81-89.
____2009, « Maaori Culture on Stage: Authenticity and Identity in Tourist Interactions », Anthropological Forum, 19 : 143-161.

Actes de colloque
Condevaux, Aurélie, (à paraître), « Les enjeux des revendications foncières autochtones : le cas du tourisme à Rotorua (Nouvelle-Zélande) », dans Maïa Ponsonnet et Céline Travési (éds.), Les conceptions de la propriété foncière à l’épreuve des revendications autochtones, Marseille : Pacific-Credo Publications.
_____2011, « L'anthropologie face au tourisme : des méthodes à (re)penser? », dans Cousin, Saskia, Maria Gravari-Barbas et Sébastien Jacquot (dir.), Tourisme. Concepts et méthodes à la croisée des disciplines, Actes des premières doctoriales de la Chaire « Culture, Tourisme, Développement », [en ligne], URL: http://www.univ-paris1.fr/colloques/doctoriales/louvrage-des-doctoriales/.
_____(en cours d’évaluation), « Expérimenter par le corps, partager par les mots : rencontres touristiques polynésiennes », actes du colloque Les rendez-vous sur le tourisme, Champlain, Bruxelles, 21 au 23 mai 2012.

Autres publications
Condevaux, Aurélie, 2012, « Performances polynésiennes : adaptations locales d'une "formule culturelle-touristique" globale en Nouvelle-Zélande et à Tonga », Vi@, Positions de thèse, mis en ligne le 16 mars 2012. URL: http://www.viatourismreview.net/Position1.php (également disponible en anglais et espagnol http://www.viatourismreview.net/Position1_EN.php, http://www.viatourismreview.net/Position1_ES.php).
____, « Compte-rendu de thèse. Performances polynésiennes : adaptations locales d'une “formule culturelle-touristique” globale en Nouvelle-Zélande et à Tonga», Mondes du Tourisme, n°4 : pp.99-103.
____, (à paraître) : Vingt-huit notices et articles sur les principaux dieux et notions de la mythologie maaori, dans le Dictionnaire Universel des Dieux, Déesses et Démons, éditions du Seuil.