Changer de langue :

20 décembre

présentation

La salle de cinéma : lieu de conférences et de débats scientifiques © musée du quai Branly, photo Nicolas Borel - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
La salle de cinéma : lieu de conférences et de débats scientifiques © musée du quai Branly, photo Nicolas Borel

L’étude du domaine ainsi défini exige bien évidemment une approche multidisciplinaire. Le département est ouvert à des projets de recherche relevant de nombreuses disciplines :

  • anthropologie ;
  • histoire ;
  • histoire de l’art ;
  • sociologie des institutions culturelles ou des procès d’institutionnalisation ;
  • linguistique - plus particulièrement ethnolinguistique ;
  • ethnomusicologie ; 
  • technologie culturelle ;
  • sciences de la cognition, etc.

S’agissant de projets collectifs, le département privilégiera ceux qui combineront de manière féconde des domaines de spécialisation différenciés. Par ailleurs, le département souhaite que les projets accueillis au musée associent étroitement, par des mesures de collaboration et d’échange de pratiques professionnelles, conservateurs et chercheurs-enseignants, deux corps de métier qui ont eu tendance à s’ignorer au lieu de profiter de leur évidente complémentarité.

Concrètement, la participation des conservateurs aux projets de recherche consisterait à y apporter leurs compétences spécifiques et à collaborer aux différentes productions, y compris celles destinées aux circuits de validation et de diffusion propres aux chercheurs stricto sensu.

La médiathèque : outil indispensable de la recherche © musée du quai Branly, photo Nicolas Borel - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
La médiathèque : outil indispensable de la recherche © musée du quai Branly, photo Nicolas Borel

De façon corollaire, les chercheurs/universitaires devront accepter de s’engager, dans la mesure de leurs moyens, dans les pratiques institutionnelles et intellectuelles propres aux conservateurs, notamment en participant aux tâches de diffusion du savoir vers le public non spécialisé, en assistant les conservateurs dans leurs travaux de renseignement d’objets, en se joignant à l’élaboration et à la mise à jour des programmes multimédias du musée, ainsi qu’à la constitution de bibliothèques virtuelles pour la médiathèque.

Enfin, le département accordera une attention particulière aux projets de recherche qui auront une dimension comparative incluant l’Europe, ou plus généralement le monde culturel occidental. Certes, la nature des collections gérées par le musée oriente la politique scientifique du département vers les arts et les techniques des sociétés de l’Afrique, de l’Océanie, des Amériques et de l’Asie. Mais l’Europe n’est pas exclue pour autant du champ d’étude. Au contraire, l’Europe doit nécessairement être présente – fut-ce de manière implicite – tant dans la muséographie que dans les programmes de recherche conduits au département, puisque la raison d’être du musée est d’apporter un regard analytique sur le rapport entre notre culture et les autres.

Pour mettre en œuvre sa politique scientifique, le département de la recherche et de l’enseignement a souhaité créer une structure de recherche permettant d’échapper à des situations institutionnelles dont l’inefficacité à long terme est prouvée. Plutôt qu’une équipe de chercheurs permanents, le département a choisi de mettre en place un système centré sur l’accueil, pour des périodes limitées, de projets individuels ou collectifs.