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30 juillet

Un panthéon métis en Inde portugaise

Dès le début de la colonisation portugaise au XVIe siècle s’est développée dans cette « Rome de l’Orient » que fut Goa, une production d’images religieuses en ivoire, production que l’on pourrait qualifier de proto-industrie, tant elle fut importante. En effet, nous ne pouvons qu’être surpris par la profusion de ces représentations « indo-portugaises » que l’on trouve encore aujourd’hui dans les musées, chez les antiquaires ou dans les salles de vente, au Portugal bien sûr mais aussi en Europe et de l’autre côté de l’Atlantique, au Brésil ou au Mexique. Mais qu’entend-on par images indo-portugaises ? Bernardo Ferrão de Tavares e Távora, l’un des premiers à les avoir étudiées, nous en donne la définition suivante : « Il s'agit de sculptures faites en Asie par des artisans indigènes, initialement sous l'égide des missions portugaises, copiant des motifs occidentaux, s'en inspirant ou les recréant avec des variantes propres ». Cela aboutit à la création d’objets métis, objets qui nous racontent une histoire, celle de la rencontre de deux mondes – l’occidental et l’asiatique.

  • Bon Pasteur

  • Détail d’un piédestal de Bon Pasteur

  • Détail d’un Bon Pasteur

  • Bon Pasteur de dos

  • Détail d’un socle de Bon Pasteur

  • Bon Pasteur

    Bon Pasteur

  • Deux Bons Pasteurs

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Détail de la Vierge de l’Immaculée Conception

  • Vierge à l’enfant

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Sainte en prière

  • Vierge

  • Vierge à l’enfant

  • Jésus bénissant

  • Enfant Jésus « Salvator mundi »

  • Enfant Jésus au crâne

  • Enfant Jésus

  • Enfant Jésus dans son lit

  • Le christ en croix

  • Détail du Christ en croix

  • Détail du Christ de dos

  • Saint Sébastien

  • Détail de Saint Sébastien

  • Saint François d’Assise

  • Saint Antoine de Padoue

  • Deux saints pélerins

  • Petit couple


Détail du Christ en croix

Détail du Christ en croix

XVIIIe siècle, ivoire, H : 24 cm, L : 23 cm

Nous sommes très peu renseignés sur les ateliers qui ont produit ces sculptures en ivoire. Les dernières études ont néanmoins mis en évidence l’existence de plusieurs régions de production – en Inde, à Ceylan, en Chine et au Japon. Mais les attributions à une région ou à une autre se basent sur des différences stylistiques qui sont loin d’être évidentes. Ainsi, ce très beau visage du christ agonisant pourrait provenir d’un atelier cinghalais. La barbe et les deux mèches de cheveux qui retombent sur l’épaule sont traitées avec un très grand raffinement, tout comme la bouche entrouverte, qui laisse entrevoir les dents. Les yeux clos bridés donnent à ce Christ un air tout à fait asiatique. Des traces de polychromie laissent supposer que les cheveux et la barbe devaient être peints.