Changer de langue :

23 novembre

Un panthéon métis en Inde portugaise

Dès le début de la colonisation portugaise au XVIe siècle s’est développée dans cette « Rome de l’Orient » que fut Goa, une production d’images religieuses en ivoire, production que l’on pourrait qualifier de proto-industrie, tant elle fut importante. En effet, nous ne pouvons qu’être surpris par la profusion de ces représentations « indo-portugaises » que l’on trouve encore aujourd’hui dans les musées, chez les antiquaires ou dans les salles de vente, au Portugal bien sûr mais aussi en Europe et de l’autre côté de l’Atlantique, au Brésil ou au Mexique. Mais qu’entend-on par images indo-portugaises ? Bernardo Ferrão de Tavares e Távora, l’un des premiers à les avoir étudiées, nous en donne la définition suivante : « Il s'agit de sculptures faites en Asie par des artisans indigènes, initialement sous l'égide des missions portugaises, copiant des motifs occidentaux, s'en inspirant ou les recréant avec des variantes propres ». Cela aboutit à la création d’objets métis, objets qui nous racontent une histoire, celle de la rencontre de deux mondes – l’occidental et l’asiatique.

  • Bon Pasteur

  • Détail d’un piédestal de Bon Pasteur

  • Détail d’un Bon Pasteur

  • Bon Pasteur de dos

  • Détail d’un socle de Bon Pasteur

  • Bon Pasteur

    Bon Pasteur

  • Deux Bons Pasteurs

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Détail de la Vierge de l’Immaculée Conception

  • Vierge à l’enfant

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Sainte en prière

  • Vierge

  • Vierge à l’enfant

  • Jésus bénissant

  • Enfant Jésus « Salvator mundi »

  • Enfant Jésus au crâne

  • Enfant Jésus

  • Enfant Jésus dans son lit

  • Le christ en croix

  • Détail du Christ en croix

  • Détail du Christ de dos

  • Saint Sébastien

  • Détail de Saint Sébastien

  • Saint François d’Assise

  • Saint Antoine de Padoue

  • Deux saints pélerins

  • Petit couple


Vierge à l’enfant

Vierge à l’enfant

XVIIIe siècle, ivoire, H : 22 cm, L : 6 cm

La couleur et la dorure sont fréquemment utilisées et servaient à souligner les volumes et à exalter le matériau. Elles couvraient rarement toute la statuette ; la dorure était réservée à la chevelure et aux vêtements – bordures extérieures, revers –, et la couleur aux détails du visage.

Sur cet exemple, la bordure des vêtements est dorée et rehaussée de peinture noire, peinture qui fait ressortir aussi les détails des visages – les yeux, les sourcils et la bouche – et qui donne à l’ensemble une belle expressivité. La couleur permet également de souligner le raffinement du vêtement et des accessoires – par exemple la boucle qui ferme le manteau de la vierge sur le devant. La dorure qui court tout le long de la bordure du vêtement de la vierge accentue avec bonheur les effets de modelé et de volume du manteau.