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30 octobre

Un panthéon métis en Inde portugaise

Dès le début de la colonisation portugaise au XVIe siècle s’est développée dans cette « Rome de l’Orient » que fut Goa, une production d’images religieuses en ivoire, production que l’on pourrait qualifier de proto-industrie, tant elle fut importante. En effet, nous ne pouvons qu’être surpris par la profusion de ces représentations « indo-portugaises » que l’on trouve encore aujourd’hui dans les musées, chez les antiquaires ou dans les salles de vente, au Portugal bien sûr mais aussi en Europe et de l’autre côté de l’Atlantique, au Brésil ou au Mexique. Mais qu’entend-on par images indo-portugaises ? Bernardo Ferrão de Tavares e Távora, l’un des premiers à les avoir étudiées, nous en donne la définition suivante : « Il s'agit de sculptures faites en Asie par des artisans indigènes, initialement sous l'égide des missions portugaises, copiant des motifs occidentaux, s'en inspirant ou les recréant avec des variantes propres ». Cela aboutit à la création d’objets métis, objets qui nous racontent une histoire, celle de la rencontre de deux mondes – l’occidental et l’asiatique.

  • Bon Pasteur

  • Détail d’un piédestal de Bon Pasteur

  • Détail d’un Bon Pasteur

  • Bon Pasteur de dos

  • Détail d’un socle de Bon Pasteur

  • Bon Pasteur

    Bon Pasteur

  • Deux Bons Pasteurs

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Détail de la Vierge de l’Immaculée Conception

  • Vierge à l’enfant

  • Vierge de l’Immaculée Conception

  • Sainte en prière

  • Vierge

  • Vierge à l’enfant

  • Jésus bénissant

  • Enfant Jésus « Salvator mundi »

  • Enfant Jésus au crâne

  • Enfant Jésus

  • Enfant Jésus dans son lit

  • Le christ en croix

  • Détail du Christ en croix

  • Détail du Christ de dos

  • Saint Sébastien

  • Détail de Saint Sébastien

  • Saint François d’Assise

  • Saint Antoine de Padoue

  • Deux saints pélerins

  • Petit couple


Détail de la Vierge de l’Immaculée Conception

Détail de la Vierge de l’Immaculée Conception

1re moitié du XVIIIe siècle, ivoire

En l'absence de dates précises pour ces œuvres, les datations se font souvent par comparaison stylistique. Les Vierges présumées les plus anciennes (fin XVIe - début XVIIe siècle) sont marquées par un grand hiératisme et un traitement sobre : faible saillie du vêtement, corps cylindriques. En règle générale, on ne peut que remarquer l’éloignement de ces sculptures d’avec leurs probables prototypes métropolitains. En effet, elles sont beaucoup plus rigides dans leurs formes et moins expressives dans leurs visages que les modèles contemporains de la Renaissance.

Ici la frontalité du corps est atténuée par l’ample mouvement du vêtement noué sur le devant. La finesse du décor qui court sur le manteau, le détail très précis des bijoux font de cette sculpture un bel exemple du raffinement de cet art goanais.

Sur cette Vierge, on retrouve deux caractéristiques typiques de la sculpture à Goa : la mante, portée par certaines Vierges, qui forme une grande boucle sur le devant et qui retombe en pointe sur les côtés, et le traitement de la chevelure en zigzag.