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18 septembre

rites funéraires

Les rites funéraires jouent un rôle privilégié, voire primordial dans la relation de l’homme au sacré.

Ils soulignent, à travers leur riche cérémonial, à quel point la mort est présente et acceptée dans les sociétés non occidentales où les défunts, ancêtres en puissance, font partie intégrante de la vie.

Cette relation étroite entre les vivants et les morts passe bien souvent par un vaste système d’échange à la fois symbolique, spirituelle et physique qui se matérialise par des offrandes et s’incarne dans la sculpture pétrie dans la matière, signe de pérennité et objet de mémoire.

  • Planche malu

    Planche malu

  • Crâne d'ancêtre

  • Masque de danse funéraire

    Masque de danse funéraire

  • Reliquaire zoomorphe (poisson), crâne

    Reliquaire zoomorphe (poisson), crâne

  • Effigie funéraire

  • Mannequin funéraire

  • Masque de deuilleur

  • Cérémonie funéraire

  • Tambour de bronze funéraire

  • Statue funéraire

  • Statue anthropomorphe

  • Masque anthropomorphe

  • Statuette de gardien de reliquaire

  • Figuration de crâne

  • Poteau funéraire anthropomorphe

  • Figure féminine

  • Urne funéraire d’enfant

    Urne funéraire d’enfant

  • Coupe à piédestal à décor zoomorphe

  • Gantelet à décor zoomorphe

    Gantelet à décor zoomorphe

  • Masque funéraire

  • Urne funéraire


Masque de deuilleur

Masque de deuilleur

Masque, Nouvelle-Calédonie, fin du 19e siècle, bois, pigments, écorce de liane, étui foliaire de cocotier, 95 cm, 72.1962.2.1

Le masque est en Nouvelle-Calédonie le symbole de l'allégeance du chef aux anciens du pays, maître des terres. Il le reçoit en même temps que d'autres emblèmes politiques comme le faîtage de case ou la hache ostensoir. Au Nord, il est étroitement associé au deuil des chefs et apparaît lors des cérémonies mortuaires. Il est substitut du chef défunt. Le masque est associé à des génies locaux et des symboles animaux ou végétaux dont il porte le nom., Il porte le nom local de Wimawi, et provient de la région de Koumac. Ici, les matériaux utilisés auraient une relation symbolique avec l'eau. Le masque taillé dans un bois mou et facilement putrescible diffère du bois dur utilisé pour de nombreux autres masques. Le vêtement est consitué de lianes dont les racines ont particularité de rechercher l'eau. Associées aux pratiques magiques, ces lianes, une fois séchées, étaient brûlées pour chasser le tonnerre. Lors des rituels liés aux chefs defunt, la coiffe qui surmonte le masque pouvait être noircie.