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22 octobre

masques

Le masque cache autant qu’il révèle, « nie autant qu’il affirme » selon la formulation de Claude Lévi-Strauss. Bien souvent détenteur d’un secret, il tait, en effet, ce que seuls les initiés doivent savoir.

Son pouvoir relève aussi de sa capacité à incarner un esprit, lien entre l’homme et les ancêtres, le monde visible et celui de l’invisible. Il est inséparable d’un contexte mythique qui structure le mode d’existence et de pensée de la plupart des sociétés traditionnelles.

Au cœur de la vie d’un groupe ou d’une communauté, le masque, intercesseur indispensable, est toujours actif.

  • Masque de façade

  • Masque de deuil

  • Masque vungvung

  • Masque d’esprit hudoq

    Masque d’esprit hudoq

  • Masque chubwan

  • Masque-coiffe Netames

  • Masque anthropomorphe

  • Masque d'exorcisme, loup

  • Masque représentant Bhairava

  • Masque anthropomorphe

  • Masque anthropomorphe

  • Cimier

  • Masque

  • Masque anthropomorphe

  • Masque Congo

  • Masque juju

  • Grand masque Wauja

  • Masque cérémoniel kegginaquq

  • Masque anthropomorphe à transformation

  • Masque anthropomorphe

  • Masque funéraire


Masque de deuil

Masque de deuil

Australie, îles du détroit de Torrès, 19e siècle, écaille de tortue, bois, fibres végétales, plumes de casoar, 57 x 25 x 32 cm, 70.2004.1.3

Ce masque en écaille de tortue marine est monté par assemblage. Le nez fin et long est fixé au visage à l'aide d'un lien végétal tressé. La bouche à l'intérieur de laquelle sont scultpées des dents pointues est ourlée - comme les yeux - d'une couche de résine. Le front, le menton et le tour des yeux sont ornés de pointillées réguliers formant des motifs de cercles et de bandes qui animent la surface. Le contour du visage est ceint d'une colerette découpée en ajours. Ce masque est probablement fragmentaire. On connaît d'autres exemples présentant sous le visage une tête animale (crocodile par exemple) se projetant vers l'avant. Ces masques d'écaille mêlent ainsi figures humaines et zoomorphes, images d'êtres mythiques ou surnaturels, ils sont utilisés durant des cérémonies funéraires ou d'initiation, ou encore à l'occasion des rites de fertilité. Ces masques d'écaille ont été signalés dès 1606 par l'explorateur espagnol Diego de Prado. Leur fabrication aurait en revanche cessée au 19e siècle, peu avant l'expédition scientifique de Haddon (1898), qui constitua la première étude sur la région du détroit de Torrès. Aujourd'hui, ce type de masque est à nouveau fabriqué mais en usant de transformations intéressantes. L'écaille de tortue est remplacée par du métal, dont les propriétés brillantes rappellent pour les gens, l'écaille. La brillance est souvent associée en Océanie, à la présence des ancêtres. Des masques composites, d'une grande inventivité, sont réalisés et portés par des artistes contemporains.