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23 novembre

masques

Le masque cache autant qu’il révèle, « nie autant qu’il affirme » selon la formulation de Claude Lévi-Strauss. Bien souvent détenteur d’un secret, il tait, en effet, ce que seuls les initiés doivent savoir.

Son pouvoir relève aussi de sa capacité à incarner un esprit, lien entre l’homme et les ancêtres, le monde visible et celui de l’invisible. Il est inséparable d’un contexte mythique qui structure le mode d’existence et de pensée de la plupart des sociétés traditionnelles.

Au cœur de la vie d’un groupe ou d’une communauté, le masque, intercesseur indispensable, est toujours actif.

  • Masque de façade

  • Masque de deuil

  • Masque vungvung

  • Masque d’esprit hudoq

    Masque d’esprit hudoq

  • Masque chubwan

  • Masque-coiffe Netames

  • Masque anthropomorphe

  • Masque d'exorcisme, loup

  • Masque représentant Bhairava

  • Masque anthropomorphe

  • Masque anthropomorphe

  • Cimier

  • Masque

  • Masque anthropomorphe

  • Masque Congo

  • Masque juju

  • Grand masque Wauja

  • Masque cérémoniel kegginaquq

  • Masque anthropomorphe à transformation

  • Masque anthropomorphe

  • Masque funéraire


Masque d'exorcisme, loup

Masque d'exorcisme, loup

Sri Lanka, 19e siècle, bois sculpté et peint, 12 x 18,5 x 16 cm, 389 g, 71.1937.39.1

Ce masque, ancien figurant une tête de loup, la gueule ouverte, est utilisé pour guérir les gens qui ont peur des animaux de la jungle. Il s'agit d'un masque de danse "Kattadi", appelé par les Anglais "devil-dancer" (danseur du diable ou du démon). Ces danseurs forment une vieille institution au Sri Lanka, appelée "kattadirale", et qui a pour but de guérir les malades. Moyennant une récompense en nature ou en espèces, les danseurs viennent danser devant le malade en invoquant le démon de la maladie et, pour cela, ils revêtent un costume comprenant deux jupes, des bracelets portés aux bras et aux chevilles, et un masque. Le masque est choisi suivant la maladie à guérir, plusieurs masques sont ainsi parfois portés au cours d'une même cérémonie. Lorsque la cérémonie est importante, on se concilie le génie du lieu (marais, jungle, etc.) en lui présentant des offrandes (huile de coco, graines, fleurs, sang de poulet, monnaies, parfums), et en dansant en son honneur. La danse est toujours accompagnée de musique jouée avec des tambours et sonnailles de bracelets. Autrefois, ces cérémonies étaient courantes et se pratiquaient avec plus de faste. Aujourd’hui elles ne se pratiquent plus que dans les petits villages et en secret.