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23 juillet

Le royaume du Danhomè

Cette présentation de douze œuvres choisies parmi la sélection d'œuvres du royaume de Danhomè (1625-1900) présentées sur le plateau des collections permanentes, permet d’apprécier la richesse et la diversité stylistique d’un art de cour africain. Les artistes retenus par les rois d’Abomey rejoignaient l’élite et se distinguaient par leur talent et un savoir-faire qui se transmettait de père en fils. Le plus souvent identifiés, individuels ou collectifs, ces artistes éclairent une période florissante de l’actuel Bénin.

  • Bochio mi-homme mi-poisson du roi Béhanzin

    Sossa Dede ou Famille Houeglo

  • Bochio mi-homme mi-lion du roi Glélé

    Likohin Kankanhau Sossa Dede

  • bracelets Ma-wu-alo

    Famille Hountondji

  • tunique de premier ministre

    Famille Gnimavo et famille Yémadjé

  • récade lion, emblème de Glèlè

    Famille Houndo (?)

  • trône du roi Ghézo nukpewuinkpot

    Anonyme

  • statuettes ibeji

    Atelier de Saki

  • siège royal

    Anonyme

  • couronne funéraire ade

    Anonyme

  • Marteau lonflin

    Ganku Houndo

  • portes de palais du roi Glèlè

    Famille Sossa Dede

  • Marteau de divination <i>lonflin</i>

    Famille Houndo


Marteau de divination <i>lonflin</i>

Famille Houndo

marteau de divination lonflin, style yoruba, XIXe siècle, ivoire, métal, kaolin, 71.1936.21.3, musée du quai Branly, don Bernard Maupoil

Le soin apporté au décor prouve l’appartenance de ce marteau au devin de renom Guédegbè. La science dont il avait la maîtrise, le Fa, est une géomancie que les Fon ont héritée des Yoruba. Ce lonflin en ivoire créé à Abomey par les Houndo est d’inspiration yoruba. L’ivoire était rare et mise à disposition par le roi. L’objet a été évidé, vraisemblablement pour l’alléger ; la présence d’un battant atteste qu’il pouvait jouer le rôle de clochette. « Fa est spécialisé dans la fonction d’information individuelle. En principe, il ne constitue à aucun titre une arme magique offensive mise à la disposition des devins ou de leurs clients, et ne fait ni bien ni mal. Il est impartial : il informe, et son rôle s’arrête là. (…) Les renseignements qu’il donne permettent à l’homme de se tenir sur ses gardes.» (B. Maupoil, 1943)