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25 juillet

La Dame du Fleuve

Le musée du quai Branly a acquis en 2011 un crochet exceptionnel par sa taille mais aussi par son iconographie. Originaire probablement de la région ouest des Iatmul (groupe Nyaura) en Papouasie-Nouvelle-Guinée (vallée du Sepik), l’oeuvre montre une femme dans toute sa splendeur agressive.

Cette figure est d’autant plus déroutante que les sociétés de la vallée du Sepik sont dominées par les hommes. À eux reviennent l’action politique, les grands équilibres entre les groupes, la guerre et l’organisation d’importants rituels comme l’initiation. Les grandes maisons cérémonielles sont l’expression de cette puissance.

Cependant, les femmes occupent une place considérable. Elles ont en charge la production de nourriture. Elles éduquent les enfants. Leurs territoires sont les maisons familiales, les jardins. Elles sont également au coeur des récits mythologiques. Sur ce crochet, la figure féminine, en équilibre sur son socle, évoque un de ces personnages mythologiques.

Cette promenade à la carte, qui fait écho à l'installation inaugurale de l'Atelier Martine Aublet présentée au musée du quai Branly du 5 juin au 30 septembre 2012, est prétexte à l’évocation de la place des femmes dans la société du Moyen Sepik, leurs rapports au monde des hommes et à celui des Ancêtres.

  • Crochet (samban)

    Crochet (samban)

  • Jupe

    Jupe

  • Coiffe de mariée

    Coiffe de mariée

  • Crocodile

    Crocodile

  • Crochet à figure

    Crochet à figure

  • Filet de portage

    Filet de portage

  • Foyer

    Foyer

  • Jarre à sagou

    Jarre à sagou

  • Panier de pêche

    Panier de pêche

  • Nasse à poissons

    Nasse à poissons

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet


Jupe

Jupe

Jupe Papouasie-Nouvelle-Guinée, région du Moyen Sepik, village de Sotmeri Population Iatmul 20e siècle fibres végétales, teinture Mission Françoise Girard, 1954 71.1955.76.431 © musée du quai Branly

Si elles sont au centre des échanges et d’une grande partie de la production nourricière, les femmes, dans les sociétés du Sepik, possèdent peu de richesses. Deux objets marquent principalement leur position sociale : les jupes de fibres et les coiffes de coquillages. Les jupes, fabriquées par les femmes, sont teintes le plus souvent de rouge sur lequel viennent contraster des fibres blanches non teintées. Le bruissement et le mouvement de ces jupes peuvent être interprétés par les hommes comme autant de messages de séduction. Ils sont l’expression de la féminité.