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1 novembre

féminité, fertilité

Dans les cultures non occidentales, les effigies féminines incarnent souvent des ancêtres.

En relation avec le monde des esprits, d’un au-delà dont elles sont les figures tutélaires, elles représentent aussi des déesses-mères ou des divinités farouches, protectrices, porteuses de sagesse, nobles ou hiératiques, gracieuses ou sensuelles, le plus souvent symboles de fertilité.
Quant à l’image de la maternité, récurrente dans l’art africain essentiellement, elle renvoie à l’idée de perpétuation du lignage ou du clan, et de transmission du savoir.

  • Crochet de maison des hommes

  • Marionnette

  • Effigie commémorative d'ancêtre

  • Coiffe cérémonielle

  • Esprit maam attaquant une femme enceinte

  • Statuette figurant une mère allaitant son enfant

  • Statuette figurant la déesse Kankalinmata

  • Manasa déesse aux serpents

  • Masque anthropomorphe satimbe

  • Masque anthropo-zoomorphe

  • Maternité

  • Maternité

  • Masque heaume

  • Statuette féminine

  • Porteuse de coupe

  • Canne de fécondité

    Canne de fécondité

  • Poupée

    Poupée

  • Chalchiuhtlicue

  • Statuette anthropomorphe : maternité

  • Figurine féminine bossue

  • Figurine féminine


ffigie commémorative d'ancêtre

Effigie commémorative d'ancêtre

Effigie d'ancêtre, Indonésie, Sumatra, région de Barus, population Toba Batak, XIXe siècle, pierre, 112 x 76 x 47 cm, ancienne collection musée Barbier-Mueller, Genève, 70.2001.27.585

Les Toba vivent au sud, sud-est et sud-ouest du lac éponyme dans la province de Sumatera Utara (Sumatra Nord). La culture batak serait originaire de l'île de Samosir et plus particulièrement de la "montagne du centre du monde", le mont Pusuk Buhit situé sur sa rive ouest. Les Toba ont accordé une attention particulière à la statuaire lithique comme en témoigne l'effigie de Ronggur ni Ari "coup de tonnerre de jour" fille du clan Barutu. La statue fut réalisée du vivant de celle-ci par un artiste dont on ne connaît pas le nom. Son époux, le chef et magicien Ompu Raja Ranjo Simanjutak, commandita cette sculpture pour honorer son épouse et signifier son prestige. Ses richesses sont symbolisées par le siège, orné de feuilles et d'un entrelacement élégant de lignes, sur lequel est assise boru Barutu. Elle arbore à son bras gauche un large bracelet spiralé et à sa main droite deux bagues, l'une à son pouce et l'une autre à son index. Ses oreilles foliacées sont ornées de boucles travaillées en ovale ouvert, sans doute une variante des duri duri fabriqués chez les toba. Elle tient dans ses mains une boîte rectangulaire qui contenait les feuilles de bétel et une boîte ronde qui recueillait la chaux. Boru Barutu porte un chignon sculpté d'ornement de feuilles et le trou qui le surplombe devait servir à y planter des plantes sacrées. Si les traits de cette femme ne sont pas clairement individualisés, la chique, qui arrondit légèrement sa joue, exprime un souci de réalisme. On ignore le symbolisme qui se rattache à l'alternance de bandes rouges et noires que l'on devine et qui initialement devaient recouvrir une partie de son corps.