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21 août

féminité, fertilité

Dans les cultures non occidentales, les effigies féminines incarnent souvent des ancêtres.

En relation avec le monde des esprits, d’un au-delà dont elles sont les figures tutélaires, elles représentent aussi des déesses-mères ou des divinités farouches, protectrices, porteuses de sagesse, nobles ou hiératiques, gracieuses ou sensuelles, le plus souvent symboles de fertilité.
Quant à l’image de la maternité, récurrente dans l’art africain essentiellement, elle renvoie à l’idée de perpétuation du lignage ou du clan, et de transmission du savoir.

  • Crochet de maison des hommes

  • Marionnette

  • Effigie commémorative d'ancêtre

  • Coiffe cérémonielle

  • Esprit maam attaquant une femme enceinte

  • Statuette figurant une mère allaitant son enfant

  • Statuette figurant la déesse Kankalinmata

  • Manasa déesse aux serpents

  • Masque anthropomorphe satimbe

  • Masque anthropo-zoomorphe

  • Maternité

  • Maternité

  • Masque heaume

  • Statuette féminine

  • Porteuse de coupe

  • Canne de fécondité

    Canne de fécondité

  • Poupée

    Poupée

  • Chalchiuhtlicue

  • Statuette anthropomorphe : maternité

  • Figurine féminine bossue

  • Figurine féminine


Crochet de maison des hommes

Crochet de maison des hommes

Papouasie-Nouvelle-Guinée, Moyen Sepik, début du 20e siècle, bois, pigments, fibres végétales, 118 x 64,5 cm, don Robert Chauvelot, 71.1914.1.7

Ce crochet, impressionnant par sa taille, était installé dans les maisons cérémonielles des hommes. Il figure une femme, ancêtre primordiale d'un clan. Les motifs peints sur ses épaules et son ventre reproduisent les scarifications réservées aux ancêtres et à certaines femmes de très haut rang. Son sexe ainsi que le crochet sont cachés sous une jupe de femme en fibres. La présence d'une figure féminine dans un lieu exclusivement réservé aux hommes initiés, marque le rôle complémentaire des deux sexes dans les sociétés de Nouvelle-Guinée. On pendait à ces crochets des sacs de fibres qui pouvaient contenir des galettes de sagou (fécule extraite du tronc d'un palmier) que les femmes mariées apportaient aux hommes réunis dans la maison cérémonielle. Des petits sacs étaient aussi suspendus dans lesquels étaient déposés des offrandes à l'ancêtre représenté. Lors des initiations des jeunes garçons, ces-derniers passaient sous les jambes écartées de cet ancêtre féminin, rejouant en quelque sorte leur naissance. Ce corps féminin ne se réduit pas à un seul niveau de lecture. La position des bras et des jambes repliées évoque le monde animal. Cette multiplicité de lecture des formes est caractéristique de l'art du Sépik.