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20 août

les usages – vestimentaires et autres

Après l’exploration des différents facteurs qui interviennent dans l’élaboration décorative, quelques exemples permettent d’évoquer le rôle et la place que prennent les tissus dans la vie sociale, comme marqueurs identitaires, comme éléments de rituels profanes ou religieux ou comme vecteurs d’expression artistique.

La plupart des tissus décorés entrent dans des rituels sociaux ou ont une fonction symbolique par leurs motifs ou leurs couleurs. Ce sont principalement des vêtements, mais ils peuvent avoir d’autres usages, profanes ou cérémoniels.

  • voile

    voile

  • turban

    turban

  • turban

    turban

  • corsage

    corsage

  • tunique

    tunique

  • jupe

    jupe

  • ceinture

    ceinture

  • nappe

    nappe

  • couvre-cage à perdrix

    couvre-cage à perdrix

  • rite funéraire

    rite funéraire

  • rite funéraire

    rite funéraire

  • rite de mariage

    rite de mariage

  • rite de mariage

    rite de mariage

  • marque de pouvoir

    marque de pouvoir


jupe

jupe

Jupe de femme Mexique, Etat de Queretaro, Vizarron de Montes, milieu du 20e siècle Otomi, Métis-Otomi Laine (forte torsion Z), coton Don Guy Stresser-Péan 71.1955.84.552

Au Mexique, dans les Etats de Hidalgo et Queretaro, les femmes Otomi ont réalisé des réserves par couture et par ligature pour le décor de vêtements en toile de laine jusqu’au milieu du 20e siècle. Elles utilisaient à cet effet du fil d’agave (ixtle). La forme, le décor et les couleurs suggèrent qu’il s’agit d’une version populaire de la jupe de la China poblana des 18e et 19e siècles. Cette expression date du 19e siècle et se réfère à la légende d’une esclave du 17e siècle qui aurait été vendue à un marchand de Puebla. Dans son sens actuel, elle désigne ce qui est considéré comme le vêtement traditionnel porté, notamment lors des fêtes patriotiques, par les femmes, bien que son usage ait toujours limité aux villes du centre et du sud-est du pays, et qu’il ait disparu. La jupe de la China poblana portait un décor géométrique et floral. La forte torsion de la laine produit une toile crêpe ; le décor est ensuite réservé par ligature (atado), par couture (cosido) et par cache. La teinture se fait dans deux bains successifs de colorants naturels : la cochenille pour le rouge, puis l’indigo pour le bleu. Notons que des termes espagnols ont remplacé les mots autochtones pour désigner les procédés (voir V. Davis dans le catalogue). 106x93 cm