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20 décembre

Amériques

La collection américaine constitue le fonds le plus important en nombre du musée du quai Branly : riche de 100 000 objets, elle est présentée au travers d’une sélection de près de 900 pièces, suivant un parcours organisé en deux parties, l’Amérique récente et actuelle répondant à l’Amérique précolombienne.

Au sortir de la section consacrée aux collections africaines, les Amériques noires sont présentées par des objets provenant des Marrons de Guyane, des productions candomblé du Brésil et un ensemble de pièces rituelles vodou d’Haïti

Du détroit de Béring à la Terre de Feu

La muséographie des Amériques privilégie ensuite une présentation des collections amérindiennes par grandes aires culturelles. Plusieurs séquences rythment ce parcours, du nord au sud, du détroit de Béring à la Terre de Feu. L’Arctique et la Côte Nord-Ouest sont principalement illustrés par des masques de l’Alaska, des masques et des figurines du Groenland, et des productions inuit en ivoire. Au pied du mât de l’Ours, masques et récipients dela Colombie britannique voisinent avec vanneries, ceintures et coiffes des Indiens de Californie. Hérités des collections des Rois de France, des peaux peintes, des wampums, des calumets, des armes, des productions en perles provenant de la région des Grands Lacs et de la Vallée du Mississipi sont les témoins des contacts entre Amérindiens et Français aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Parallèlement, une sélection de costumes et de masques festifs de Bolivie illustre le syncrétisme religieux dans le monde andin. En vis-à-vis, les objets mexicains évoquent la place de l’homme dans l’univers, et les chatoyantes parures de l’Amazonie sont l’illustration d’un art de la plume fascinant associé aux peintures corporelles. Quelques armes et massues, à l’image du casse-tête tupinamba ramené en France au milieu du XVIe siècle, révèlent l’ancienneté des collections guyanaises et brésiliennes. Le sud de l’Amérique méridionale est évoqué par des pièces d’argenterie hispano-créoles et indigènes, par ses textiles et la peinture sur cuir associés à d’imposantes sculptures rituelles des Mapuche du Chili.

L’Amérique avant l’arrivée des Européens

La seconde séquence américaine fait remonter le temps au visiteur et présente les populations amérindiennes avant l’arrivée des Européens. La richesse des collections archéologiques dont le musée dispose permet de donner une vue d’ensemble des nombreuses cultures qui se sont succédées, pendant plusieurs millénaires, à l’intérieur des grandes aires culturelles : la Caraïbe, l’Amérique centrale, la Mésoamérique et les Andes. La présentation de cette séquence est chronologique et culturelle, allant – dans le sens de la visite – des cultures les plus récentes aux plus anciennes. Les premières sont représentées par les Tainos des Grandes Antilles, les Aztèques du Mexique et les Incas du Pérou, celles qui subirent de plein fouet la confrontation avec les colons européens. Dans deux parcours parallèles, le visiteur découvre la profondeur historique et la richesse des civilisations précolombiennes de la Mésoamérique et des Andes : des Olmèques aux Mayas en passant par Teotihuacan d’un côté ; de Paracas, Mochica et Nazca aux cultures inca et muisca de l’autre. Pour illustrer ces temps précolombiens, un vaste choix d’objets archéologiques a été effectué : statues, céramiques, œuvres en pierre représentant généralement des divinités, ainsi que des objets en bois, en métal, en orfèvrerie, en textiles et en plumes.

 

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© musée du quai Branly, photo Nicolas Borel
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© musée du quai Branly, photo Jacques Rostang