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30 juillet

Sculpture toba-batak

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Sculpture toba-batak

Sculpture toba-batak milieu du XVe siècle Nord de Sumatra, Indonésie occidentale Bois, patine de suie H. 128 cm Musée du quai Branly Inv. 70.1998.9.1

Les Batak occupent une grande partie de la province montagneuse du nord de Sumatra.
Leurs livres de magie contenaient des recettes dont la plus puissante, le pupuk, consistait à recueillir les viscères d'un enfant tué rituellement et que l'on conservait dans un pot de céramique.
Parmi les sculptures batak, on trouve une catégorie de figures magiques ayant une fonction défensive ou offensive. Des trous carrés sont pratiqués dans le flanc, la poitrine ou le ventre et obturés après l'insertion de la "médecine".
Il arrive que les statues investies d'une fonction magique ne présentent aucun trou. Dans ce cas, la "médecine" est placée près de la sculpture ou enfouie dans le sol. La statue présentée ici, à fonction probablement offensive, était à l'extérieur puis, à la suite des attaques d'une abeille xylophage, fut placée à l'intérieur d'une maison.La position des mains jointes et tendues se nomme manomba huasi ("demander, supplier avec humilité"). Il n'y a aucun moyen de savoir si ce personnage représente un esprit ou la victime sacrifiée pour que ses organes permettent de préparer du pupuk. L'absence d'un orifice permettant d'introduire une charge magique et le fait de l'avoir transportée dans une demeure semblent montrer que la substance était plutôt du pupuk, si redoutable qu'on le laissait dans son récipient à côté de la statue à laquelle il conférait sa puissance.