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26 juillet

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Sculpture Yup'ik

Masque dit "du poisson" début du XXe siècle Alaska, Etats-Unis Bois polychrome, plumes H. 48 cm Ancienne collection André Breton Musée du quai Branly Inv. 70.1999.1.2

Les Yupi'k de la région Yukon-Kuskokwim vivaient principalement de la pêche et de la chasse aux mammifères marins.
Les grands villages comportaient une ou plusieurs maisons communautaires dans lesquelles les hommes habitaient et travaillaient. C'est là qu'étaient sculptés les masques, souvent sous la directive d'un chaman, et que se déroulaient les fêtes et cérémonies propitiatoires auxquelles participait toute la communauté. Durant les festivités, des danseurs masqués répétaient des événements de la mythologie, jouaient des fables moralisatrices ou mimaient des événements cocasses.
Le masque du poisson appartient également au domaine du rituel. Ce masque possède un pendant au Museum of the American Indian avec lequel il forme une paire presque symétrique. Le visage humain n'est pas la représentation principale du masque : ce qui compte d'abord c'est le poisson donnant son nom au masque. Ce poisson, la tête en bas, laisse le demi-visage apparaître, probablement sa yua (âme).
L'âme des animaux a toujours, chez les Yup'ik, une physionomie humaine. C'était l'âme du poisson qui décidait de mettre ou non son corps à la disposition des hommes. Et son exemple serait suivi par nombre de poissons : la yua déterminait ainsi une période d'abondance ou provoquait une famine. La bouche grimaçante reflète l'ambivalence de la situation : l'animal se donne, mais il est en même temps anéanti par l'homme qui le mange. Cette bouche menaçante dénote la vigilance du poisson ; elle prévient l'homme que l'observance des tabous et des règles concernant la pêche doit être respectée, si tel n'était pas le cas, le monde animal ne lui pardonnerait pas. Cette sculpture forte, avec sa personnalité mi-animale, mi-humaine, rend compte de la dualité, au coeur des croyances yupi'k.