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24 juillet

Sculpture taïno

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Sculpture taïno

Sculpture taïno Siège cérémoniel duho XIVe-XVe siècle Île d'Hispaniola (Haïti ou République dominicaine), Grandes Antilles Bois de gaïac H. 42 cm ; L. 78 cm Don de M. et Mme David-Weill, 1950 Musée du quai Branly Inv. 71.1950.77.1

Les Taïno furent les premiers Amérindiens que Christophe Colomb rencontra au cours de ses voyages, mais ils furent aussi les premiers à disparaître radicalement, vingt ans seulement après le "contact". Depuis environ le IXe siècle, ils peuplaient les Grandes Antilles.
Bien que son histoire nous soit inconnue, cet objet monoxyle finement poli et gravé, sculpté dans le tronc gigantesque d'un guayac, est un chef-d'œuvre de l'art taïno.
Il appartient à une catégorie d'objets un peu étranges, appelés duho en langue taïno.
Les conquérants espagnols en ont rapporté des descriptions, et le chroniqueur Pedro Martir de Angleria (XVIe siècle) est fort élogieux sur la maîtrise technique et l'inspiration des artistes qui les produisaient.
Les premiers Espagnols les ont pris pour de simples sièges cérémoniels dans la mesure où ils ont vu certains dignitaires s'asseoir dessus. Les duho, sièges bas à quatre pieds, étaient certes des insignes de pouvoir. Mais les duho anthropo-zoomorphes tels que celui-ci doivent être considérés comme des zemi . Ils étaient l'apanage des chamans taïno.
Ceux-ci utilisaient la cohoba, une poudre hallucinogène, qui, après un jeûne sévère, les plongeait dans un état second. La transe ainsi obtenue permettait au chaman de dialoguer avec les dieux.
Au moment de la Conquête, le duho est considéré comme la représentation du zemi Opiyelguoviran, qui symbolise la faculté de déplacement ; c'est un zemi sauvage qui ne supporte pas la captivité et aime errer en forêt. C'est en raison de ses capacités ambulatoires que le chaman s'assied parfois sur un duho au cours de ses transes ; ce dernier est censé le véhiculer dans son voyage extatique.