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18 décembre

Grand collier - Ceinture cérémonielle

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Grand collier - Ceinture cérémonielle

Sculpture taïno Collier ou ceinture XIIIe - XVe siècle Porto Rico, Grandes Antilles Pierre volcanique L. 45 cm ; l. 38 cm Ancienne collection du musée d'Ethnographie du Trocadéro, Don M. Rupalley, 1927 Musée du quai Branly Inv. 71.1927.4.1

On ignore tout de l'histoire et de la destination de ces énigmatiques objets archéologiques. On les nomme "ceintures" ou "colliers", mais l'on perçoit bien que ces anneaux de pierre dure n'ont jamais été portés autour du cou. Issus de fouilles clandestines, ces objets sans mémoire ont été interprétés, par défaut, à l'aide d'une comparaison avec des "jougs" de la culture de l'Etat de Veracruz au Mexique. Dans cette région, il pourrait s'agir de représentations "votives" d'un accessoire en bois ou en cuir porté par les joueurs autour de la taille lors des parties de jeu de balle.
Il existait aussi dans les Grandes Antilles précolombiennes un jeu de balle - le batey -, où les "ceintures" pouvaient apparaître comme une variante, annulaire et fermée, des pierres en fer à cheval du Mexique ancien. L'association des "ceintures" avec le batey n'est pas impossible, mais il n'existe à ce jour aucune évidence ni archéologique ni ethnographique d'une telle relation.
Aujourd'hui, les "jougs" tendent à être considérés comme des objets ayant leur signification intrinsèque, sorte de glyphe en trois dimensions associé à la caverne et à l'intérieur de la terre. La tendance serait de les rattacher à une célébration territoriale (conquête de ville, réelle ou mythique). Il paraît judicieux de penser que ces "ceintures", élaborées entre le XIIIe et le XVe siècle, ont eu un rapport avec la terre : manifestement destinées à être enterrés, elles participaient à la "cosmisation" du territoire.
On peut les considérer comme des zemi, sortes d'idoles concentrant des forces naturelles et surnaturelles habitant la face cachée du monde.