Sculpture vili
À la fin du XIXe siècle, de remarquables figures du Kongo chargées de dénouer les problèmes sont entrées dans les collections européennes. Parsemées de lames, de houes miniatures et de clous, elles peuvent avoir la forme de prêtres debout, le corps hérissé des signes des conflits résolus, d'autres affectent l'allure d'un chien.
Le chien est important en tant que médium spirituel. Le prêtre responsable de ce chien-médium a orienté les clous de façon à ce qu'ils imitent les piquants d'un porc-épic. Il a ainsi créé une beauté terrifiante, harmonieuse et active. On croit que, s'il se manifeste, les clous vont fuser comme des balles ou des piquants et tuer.
Les clous commémorent le règlement de querelles et de conflits. Dans certains cas, la foi dans le chien-médium rétablit la santé de patients souffrant de troubles psychosomatiques. Ceux-ci paient alors le prêtre et, pour célébrer la guérison, on y plante une lame.
Grâce au bruit qu'émet la cloche de l'animal, le prêtre saura exactement où est le chien-médium lorsqu'il lutte dans l'obscurité.

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