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20 septembre

Sculpture m'bété

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Sculpture m'bété

Statue reliquaire XIXe - début du XXe siècle Gabon ou République du Congo Bois, pigments, métal H. 72 cm Ancienne collection du Musée de la France d'Outre-mer Don du Pavillon de l'Afrique équatoriale française, Exposition Internationale de 1937 Musée du quai Branly Inv. 73.1963.0.67

Les Mbédé du bassin supérieur de l'Ogooué et de ses affluents ont élaboré des statues creusées employées comme reliquaires. Ces représentations contenaient les ossements des dirigeants décédés. Des enquêtes menées dans les années 1920-1930 chez les Mbédé du centre, font état d'un culte important des reliques, le ngoye, une association fermée de chefs de clan attribuant un pouvoir surnaturel à certains ossements de certains de leurs prédécesseurs défunts. Ces reliques étaient conservées à l'intérieur du torse creux de statues en bois.
Un exemplaire observé à cette époque a été appelé mitsitsi-na-ngoye.
Lorsqu'elles n'étaient pas utilisées, les statues de ce type étaient suspendues dans des abris spéciaux. Leur usage semblait être d'ordre initiatique. Lors d'une cérémonie, elles pouvaient être sorties et disposées devant les candidats au ngoye, afin de leur présenter les noms et l'histoire des reliques. Ces vestiges sacrés étaient le plus souvent constitués de fragments du crâne et d'os des doigts.Comparé à l'ensemble des statues-reliquaires mbédé publiées, le style de celle-ci diffère totalement des règles courantes. Vue de face, la disposition ondulée et rythmée des membres et du tronc contraste avec l'aspect donné habituellement à la silhouette humaine en forme de colonne. Cette caractéristique exceptionnelle résulte du choix du sculpteur de séparer les bras du torse.
Les jambes massives, arquées et arrondies, prolongent ce mouvement. La tête est également inhabituelle, mais dans une moindre mesure. La limite de la coiffure, tracée en forme de M, n'apparaît sur aucune autre œuvre réalisée par un sculpteur mbédé.