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31 juillet

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Sculpture fang

Figure de gardien de reliquaire eyima byeri XIXe siècle Gabon Bois, huile de palme H. 39 cm Ancienne collection Paul Guillaume Musée du quai Branly Inv. 73.1965.9.1

Chez les Fang, les figures de reliquaire étaient des têtes, des personnages complets, voire des bustes. Elles étaient disposées sur un récipient cylindrique en écorce contenant les crânes des ancêtres des lignages ou des familles étendues sur lesquels elles veillaient. Placée à l'avant du réceptacle, comme assise sur le rebord, ou à l'arrière, les jambes reposant sur le couvercle, la sculpture était fixée grâce à une tige située, pour les personnages complets, à la verticale de leur colonne vertébrale.
Pour les Fang, les personnages gardant les reliques sont considérés comme étant à la fois des enfants et des hommes âgés.
Nombre de sculptures ont ainsi des traits infantiles identifiés en tant que tels. Bien sensible ici, ce phénomène s'exprime par le ventre ballonné, la hernie ombilicale, par des yeux stylisés, souvent ronds évoquant le regard grand ouvert d'un tout petit enfant, par les proportions des statues dont la "grandeur du torse, la grosseur de la tête, la petitesse disproportionnée des jambes fléchies [...] sont précisément de caractère infantile" (J. W. Fernandez).
Dans la pensée fang, les nouveau-nés sont en outre particulièrement proches des ancêtres, l'enfant se séparant progressivement du monde des aïeux en devenant, par le rituel (notamment initiatique) et par le temps, adulte.Beaucoup d'œuvres fang ont une patine sombre dont suinte parfois encore de l'huile de palme destinée à protéger le bois, l'isolant d'éventuelles agressions d'insectes et le durcissant afin qu'il résiste mieux au climat sylvestre équatorial. Comme les yeux ronds et brillants en laiton de certaines figures, l'huile rendait les personnages luisants et donc visibles dans la pénombre, témoignant ainsi de leur rôle de gardien afin de signaler la présence des reliques et de les protéger.Profondément sacrées, les reliques étaient en effet sorties de leur boîte uniquement lors de rituels et ne pouvaient être vues que des seuls initiés. L'huile déposée sur les figures était également censée la nettoyer, la purifier afin d'entretenir son pouvoir d'intercession auprès des crânes et, par extension, auprès des ancêtres.