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21 avril

Pour que les chefs-d’oeuvre du monde entier naissent libres et égaux...

Premier accès à ce droit fondamental exigé par Jacques Kerchache dans un manifeste de 1990 : le pavillon des Sessions...

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© musée du quai Branly

sculpture de Chupicuaro
Mexique VII-IIe siècle avant J. C.
terre cuite
ancienne collection Guy Joussemet

le pavillon des Sessions

Inauguré en avril 2000, le pavillon des Sessions se situe au sud du palais du Louvre, entre l’aile de Flore et l’aile Denon, et expose 108 chefs-d’oeuvre sculpturaux du monde entier au coeur de l’un des plus grands musées des beaux-arts classiques au monde. Du jour au lendemain, la Victoire de Samothrace et la Vénus de Milo ont cohabité avec un maître de la maternité rouge dogon avec un serpent à plumes Quetzalcoatl : l’ouverture du pavillon des Sessions marque un tournant important dans l’histoire du regard que l’Occident porte sur les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, soit les trois quarts de l’humanité et six mille ans d’histoire du monde...

une étape importante dans l’histoire du regard

Après plusieurs siècles d’attente, ces chefs-d’œuvre font leur entrée au musée du Louvre avec splendeur et solennité : traités et exposés avec le même respect et le même regard que les oeuvres des autres salles du musée. L’architecture intérieure de ce lieu de 1 200 mètres carrés, conçue par Jean-Michel Wilmotte,permet aux visiteurs de pénétrer dans cet espace sans ressentir, de prime abord, sa spécificité : épuré, aux volumes simplifiés, aux cloisonnements limités,baigné d’une lumière tamisée par des écrans en mailles de bronze argenté, il est à la fois moderne et fidèle aux principes originels de l’architecture du Louvre de présentation des oeuvres dans leur pleine dimension.

une ambassade du musée du quai Branly au coeur du Louvre

Si l’architecture du lieu s’intègre parfaitement dans le Louvre, elle n’en préfigure pas moins les grands principes qui ont présidé à la conception du musée du quai Branly. Ainsi, les quatre grandes aires géographiques sont présentes et, déjà, elles communiquent entre elles : le visiteur peut passer librement de l’une à l’autre... Par ailleurs, si la valeur esthétique des oeuvres est d’abord mise en avant – dans l’esprit du musée du Louvre, hôte du pavillon des Sessions –, le visiteur peut aussi étendre son niveau de lecture et de compréhension des objets. A l’entrée de chaque salle, de grandes cartes géographiques renseignent immédiatement sur l’origine et la situation des oeuvres, et des fiches signalétiques illustrées complètent l’information première donnée par les cartels. En outre, un dispositif multimédia pourvu d’une douzaine d’écrans interactifs permet d’accéder à des informations complémentaires sur l’histoire, le contexte, l’usage et la société d’origine des objets présentés. Aujourd’hui, alors que le musée du quai Branly ouvre enfin ses portes, le pavillon des Sessions reste ouvert et poursuit son rôle d’ambassade du nouveau musée.

 

 

© musée du quai Branly, photo Arnaud Baumann