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25 avril

l'étude des collections

 

L’étude matérielle des collections est nécessaire afin d’améliorer la connaissance des objets, d’assurer leur conservation et d’accompagner leur restauration. L’atelier de préservation est équipé de matériel d’observation qui permet d’apporter les premiers éléments aux conservateurs et aux restaurateurs sur les matériaux et la technologie des objets.

Les études physico-chimiques et les examens approfondis sont réalisés en relation avec des laboratoires spécialisés comme le Centre de Recherches et de Restauration des Musées de France (C2RMF) www.c2rmf.fr ou le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP) www.cicrp.fr

Les recherches menées sur les collections peuvent consister en  :

  • des études technologiques poussées qui permettent de mieux comprendre les processus de fabrication des objets
  • des examens préalables aux restaurations qui permettent d’orienter les choix de traitements
  • des analyses physico-chimiques visant à identifier les matériaux constitutifs d’un objet ou à déterminer sa datation
  • des études de conservation préventive : expertise biologique, étude de l’impact des facteurs de dégradation sur les collections…
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examen à la loupe binoculaire d'un masque yup'ik d 'Alaska acquis grâce au soutien de la société des Amis © musée du quai Branly, photo Stéphanie Elarbi

scanner x et imagerie 3D

étude et conservation des oeuvres via un examen non destructif et non invasif obtenu par dissection virtuelle

 

 

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rendu virtuel d'une sculpture rituelle Boli (Mali) par le logiciel Vizua © musée du quai Branly

 

 

Les progrès considérables de nos connaissances sur la structure de la matière sont liés au développement récent des technologies d'imagerie. Il est désormais possible de voir en transparence un objet constitué de matériaux organique ou inorganique grâce à l'utilisation de scanners à rayons X, d'IRM et d'échographes à ultrasons et de convertir les signaux (X, MR, US) en données numériques exploitables sur ordinateur.

Afin de mettre ces innovations technologiques au service de la connaissance et de la conservation des collections patrimoniales, le musée du quai Branly via la Direction du Patrimoine et des Collections vient de se doter d’un nouveau système d’acquisition et de traitement d’images numériques issues de scanner d’objets. Cette nouvelle acquisition s’est effectuée auprès de la société USEFUL PROGRESS, société française performante dans le développement de cette  nouvelle technologie.

Ce système apporte des perspectives d’étude de nos collections jusqu’alors insoupçonnées :

  • dans le domaine de la conservation : l’archivage numérique avec possible de visualisation et analyse des pièces à distance.
  • dans le domaine de la muséographie : la présentation des collections à l’aide de technologies d’imagerie 3D révolutionnaires.
  • dans le domaine de la restauration : la connaissance précise du volume (intérieur et extérieur) d’une pièce numérisée permettant de mieux appréhender et anticiper sa restauration.
  • le rapprochement des compétences : conservateurs, restaurateurs, anthropologues mais aussi radiologues, anatomiste et médecins légistes peuvent travailler avec un outil commun sans avoir recours à la pièce originale.
  • la mise à disposition d’objets sous une forme numérique : dans le cadre d’une exposition par exemple.

L'opération consiste à scanner un objet et à récupérer les données numériques issues de l’expérience pour les transférer sur un serveur localisé au musée du quai Branly. La visualisation en 3D des données est ensuite possible sur un simple ordinateur ou en réseau via un site internet.

Pour cela, nous recourrons à l’utilisation de scanners médicaux, dont l’accès nous est autorisé dans le cadre du marché passé avec la société USEFUL PROGRESS. Les doses de rayon X sont très faibles et le matériel parfaitement adapté pour la numérisation de volume.Le temps d’acquisition est de quelques secondes seulement et la résolution des données peut atteindre 100 µm.

 

 

figure vodou Bizango en cours de traitement à l'hôpital de Corbeil © musée du quai Branly, photo Christophe Moulherat

 

 

L’analyse 3D s’effectue par le biais d’un calculateur et d’un logiciel de la marque Vizua qui permettent :

  • l’analyse fine des densités.
  • l’association de ces mêmes densités à un dégradé de couleur et de transparence.
  • la gestion de l’éclairage qui donne un effet très réaliste aux objets
  • la possibilité de visualisation en terme de couleurs et de transparences pour faire apparaître différents organes (voies aériennes, os, tissus mous… )
  • la réalisation des photos, des vidéos, en 3D et en Relief.

Le musée du quai Branly est ainsi le premier établissement muséal au monde à se doter d’un tel dispositif lui permettant d’exploiter les images 3D de pièces de sa collection. Son premier objectif est d’ouvrir la connaissance de ces objets à un public scientifique mais également à un public plus large à travers l’utilisation d’écrans 3D et de séquences vidéo sur le plateau des collections.

 

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analyse d'une sculpture rituelle boli (Mali)© musée du qui Branly

Exemple de traitement d'un masque de deuilleur kanak de Nouvelle-Calédonie

Dans le cadre de la préparation de l'exposition consacrée à la Nouvelle-Calédonie qui sera présentée au musée du quai Branly en 2013, une importante campagne de restauration de douze masques de deuilleurs kanak a été lancée en 2011 grâce au mécénat de la Fondation BNP Paribas.

L’usage du nouveau logiciel a permis de restituer toutes les données liées à ces masques sur ordinateur pour les rendre accessibles et exploitables. Les restaurateurs ont pu ainsi observer et étudier les objets à restaurer en ciblant précisant la zone qui nécessitait une intervention, sans les toucher.

Ici, l'élimination virtuelle de la coiffe puis du bandeau tressé autour de la tête laisse apparaître la structure du masque en bois.

 

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scanner 3D d'un masque de deuilleur kanak, Nouvelle-Calédonie © musée du quai Branly
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