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Musée du Quai Branly, là où dialoguent les cultures

18 avril

Tampon de tatouage

Tampon de tatouage

Description

Seule une face du tampon est gravé. Le thème représenté est celui de la Résurrection. La partie centrale représente le Christ s'élevant du tombeau. Sa jambe droite est croisée derrière sa jambe gauche et son bras droit élevé ; dans sa main gauche il tient un étendard constitué d'une croix à laquelle sont attachés deux flammes ; son visage est barbu et auréolé par hachures. A sa gauche et dessous, une tombe consistant en quatre colonnes supportant un linteau surmonté d'une tour avec dôme pointu et une croix ; elle repose sur une base plate à la droite de laquelle sont alignés trois candélabres et un ange ailé, jambes croisées et portant une auréole, qui montre du doigt, à la fois le Christ et la tombe. Une frise de volutes et de feuilles rejoint au sommet deux branches à 4 lobes formant arche et supportant un dôme pointu ; dessous, une colombe dans un demi-cercle hachuré et un étoile. Dans la partie haute du dessin, deux anges ailés aux jambes croisées supportant une couronne à 5 pointes ; dans la partie basse, deux anges ailés aux jambes croisés tiennent une sorte de fer de lance orné de volutes et surmonté d'un soleil.

Hauteur : 10,5 cm ; largeur : 4,8 cm ; épaisseur : 1,2 cm

Usage

Ce tampon, qui date du 17ème ou du 18ème siècle, a appartenu pendant plusieurs générations à une famille de Jérusalem, celle des Razzouk. Préalablement encré, le tampon est appuyé sur la peau. Le dessin obtenu est suivi et tatoué sur la peau au moyen d'une aiguille, aujourd'hui électrique. Ces tatouages sont pratiqués sur des pélerins, coptes, syriens, arméniens, abyssins, etc. comme une marque concrète de leur séjour à Jérusalem qui leur vaudra considération à leur retour et parfois, par souci prophylactique.
Les trois religions monothéistes ont unanimement prohibés la pratique du tatouage considérée comme offensante. Ce qui est issu de Dieu ne peut être souillé. Cette prescription rejoint celle du Lévitique : " Vous ne ferez pas d'incision dans le corps pour un mort et vous ne ferez pas de tatouages " . Au VIIIème siècle, l'Eglise condamne tout tatouage considéré comme un relent des pratiques superstitieuses du paganisme. L'Islam s'inscrira dans cette continuité. Malgré ces interdits, le tatouage a survécu dans le monde arabe. Les populations bédouines et nomades se font tatouer sur les différentes parties de leur corps. Les chrétiens orthodoxes, les Arméniens et les Coptes d'Egypte ont volontiers une petite croix tatouée au poignet, témoin discret de leur religion.

Culture
Communauté chrétienne
Région
Asie > Jérusalem
Dates
17e – 18e siècle
Matériaux et techniques
bois d'olivier
Dimensions d'encombrement
(HxLxPxPoids)
10,5 X 4,8 cm
Unité patrimoniale
Afrique du Nord et Proche-Orient
N°inventaire
71.1970.23.3
Donateurs
Don Baronne Alix de Rothschild

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