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18 mai
accueil > collections > explorer les collections > Amériques > Argentine > Pendentif à breloques
Le pendentif se compose de deux parties bien distinctes :
a) Le pendentif proprement dit, de forme ovale, avec représentation centrale anthropomorphe en relief (tête, ventre) ou plate (bras, poitrine), délimitée partiellement par des ouvertures : 2 verticales en forme de croissants soulignant le buste, 2 horizontales de même forme, mais plus petites, au-dessus des épaules. Un trou central rond marque sans doute le nombril. Au sommet de l'ovale, 3 pédoncules percés d'un trou chacune, pour accrocher le pendentif. La partie inférieure de l'ovale se prolonge par une bande avec 5 pédoncules très courts percés d'un trou.
b) Par l'intermédiaire de 5 anneaux allongés et soudés, sont suspendues des figurations stylisées (oiseau, quadrupède ?), sorte d'étoile à 6 branches, dont 5 relativement groupées, la sixième plus allongée est percée d'un trou par lequel passe l'anneau de suspension.
Hauteur totale : 11 cm. Largeur : 6 cm. Hauteur pendentif : 6 cm. Hauteur pennes : 4,2 cm.
Le travail de l'or, de l'argent et même du cuivre est attesté chez les Araucans précolombiens, à des fins utilitaires, ornementales et religieuses, mais n'a pris de véritable extension qu'à partir du XIXème siècle, au détriment des ornements en pierre polie et perforée ("Llancas" en malachite et azurite) ou en coquillages, ces derniers moins estimés. Les orfèvres araucans d'Argentine utilisaient encore dans la première moitié du XIXème siècle des pierres pointues en guise de marteau. Le travail et la décoration laissent supposer une origine araucane, en effet, plutôt que tehuelche, sans que l'on puisse préciser sa provenance, encore que les Tehuelche, au cours du XIXème siècle, soient devenus de bons orfèvres. L'orfèvrerie indigène est actuellement en pleine décadence ; les indiens achètent leurs bijoux à des colporteurs, souvent des "guaqueros". Le traitement du ventre, en relief, et des seins placés sur le côté, donne à penser qu'il s'agit d'une idole féminine, sans doute de la fécondité.
Dans toutes les cultures, l’homme a pratiqué l’art de la parure, alliant ainsi l’apparence et le cérémoniel...
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