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Musée du Quai Branly, là où dialoguent les cultures

18 avril

Serviteur funéraire

Serviteur funéraire

Description

Bras croisés sur la poitrine. Inscriptions de hiéroglyphes sur la partie inférieure du corps.

Usage

Petites statuettes momiformes de frites, de bois ou de métal, que l'on plaçait dans les tombes. Elles étaient censées remplacer les défunts réquisitionnés pour certains travaux agricoles qui pourraient être exigés de lui outre-tombe. Au Moyen Empire, quand l'usage du shaouabti (oushebti) apparaît, chaque mort n'en possède qu'un dans sa tombe. Puis au Nouvel Empire, on empile dans des caisses des centaines de ces figurines que l'on ne considère plus comme des substituts de la personne, mais comme ses esclaves. Chaque Egyptien se procure, selon ses moyens, de telles statuettes. Les shaouabti de pierres, de bois finement façonnés et peints, parfois de bronze, souvent en faïence bleue (Nouvel Empire) ou verte (Basse Époque), serviront les rois et les gens aisés. Ceux de terre cuite grossière et peinturlurée, de glaise crue vaguement momiforme, seconderont dans la mort les paysans et le bas peuple.



« Statue votive. Peuple d'agriculteurs, les Egyptiens imaginaient l'au-delà comme une campagne verdoyant qu'un fleuve traversait où ils pourraient jouir des plaisirs de la vie pour l'éternité. Mais cet univers devait être entretenu par différents travaux. On eut l'idée alors de créer de petites statuettes, serviteurs magiques chargés d'accomplir ces tâches agricoles à la place du défunt.
Ces statuettes apparaissent au Moyen Empire (2040-1640). Il s'agit de statuettes grossièrement taillées dans le bois de l'arbre chaouab, peut-être le perséa, et d'où vient leur nom à cette époque de chaouabtis. Chaque défun n'a auprès de lui qu'un seul exemplaire inscrit d'une formule extraite du Livre des Morts lui intimant l'ordre d'accomplir ces travaux.
Au Nouvel Empire (1550-1070) ces statuettes se multiplient. Notamment dans les tombes royales où l'on dépose auprès du défunt un chaoubti par jour de l'année, soit 365. Vêtus du linceul des momies, ils sont groupés en équipes de dix ouvriers surveillés par un contremaître, le dizenier, vêtu du pagne des vivants. Ils tiennent dans leurs mains les instruments aratoires et portent dans le dos le sac à semences et le seau d'eau.
A Basse Epoque (1070-332) le chaouabti va devenir un ouchebti, un répondant, puis disparaîtra à l'époque ptolémaïque. Fabriqués surtout en terre émaillée bleue, blanche ou verte mais aussi en bois, pierre et même en bronze, ils témoignent des croyances religieuses et des rites funéraires. »
Cartel/Musée d'Archéologie Méditerranéenne, Marseille

Objet archéologique

Région
Afrique > Afrique septentrionale > Egypte
Matériaux et techniques
albâtre
Dimensions d'encombrement
(HxLxPxPoids)
15,5 x 6,9 x 4,5 cm, 511 g
Unité patrimoniale
Afrique du Nord et Proche-Orient
N°inventaire
71.1959.0.10.6 X

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