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20 mai
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Bras croisés sur la poitrine. Inscriptions de hiéroglyphes sur la partie inférieure du corps.
Petites statuettes momiformes de frites, de bois ou de métal, que l'on plaçait dans les tombes. Elles étaient censées remplacer les défunts réquisitionnés pour certains travaux agricoles qui pourraient être exigés de lui outre-tombe. Au Moyen Empire, quand l'usage du shaouabti (oushebti) apparaît, chaque mort n'en possède qu'un dans sa tombe. Puis au Nouvel Empire, on empile dans des caisses des centaines de ces figurines que l'on ne considère plus comme des substituts de la personne, mais comme ses esclaves. Chaque Egyptien se procure, selon ses moyens, de telles statuettes. Les shaouabti de pierres, de bois finement façonnés et peints, parfois de bronze, souvent en faïence bleue (Nouvel Empire) ou verte (Basse Époque), serviront les rois et les gens aisés. Ceux de terre cuite grossière et peinturlurée, de glaise crue vaguement momiforme, seconderont dans la mort les paysans et le bas peuple.
Le masque cache autant qu’il révèle, « nie autant qu’il affirme » selon la formulation de Claude Lévi-Strauss...
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